vendredi 13 janvier 2017

Guérir le mal par le mal

Assez sujette aux lumbagos, je sais ce qu'il faut faire, éviter de faire. Quand je dis "je sais", ça ne veut pas dire "je fais". Non, en fait j'ai plutôt tendance à faire tout le contraire.
Alors l'année dernière, quand la douleur s'est pointée, j'ai tenté la technique du si-je-n'y-pense-pas-ça-n'existe-pas. C'est à dire que j'ai continué à vivre normalement, à porter mon bébé alors âgé d'à peine 1 an, continué à me mettre assise par terre..
Mais au bout de 10 jours, quand la douleur s'est vraiment intensifiée au point de me bloquer la jambe, je suis allée consulter.
Ma technique avait marché ceci dit : je n'avais pas de lumbago.
J'avais une hernie.

Bref, des médicaments et des séances de kiné plus tard, tout est rentré dans l'ordre.

Je reste cependant vigilante parce que j'ai régulièrement des petites piqures de rappel.


Quand au début du mois de décembre, j'ai reconnu celui que je nomme "mon point" (pas le G, le point de douleur au niveau de la hernie), j'ai commencé à être vigilante à mes mouvements et puis j'ai de nouveau appliqué ma super technique du si-je-n'y-pense-pas-ça-n'existe-pas. Après tout, elle avait marché pour le lumbago. (Vous noterez comme j'apprends de mes expériences...)

Mais ça a commencé à me faire un peu plus mal quand même. Prévoyante comme je le suis, je n'étais pas retournée voir le médecin et n'avais donc rien comme médicament pour me soulager.
Me restait la solution d'appliquer du chaud sur mon dos, histoire de soulager un peu. J'ai beaucoup (trop ?) de choses plus ou moins utiles dans ma maison, mais je n'ai pas de bouillotte. Qu'à cela ne tienne, l'Amoureux ayant été Mc Gyver dans une autre vie, il m'a confectionné une bouillotte avec une bouteille de Coca, remplie d'eau bouillante, le tout enroulé dans une serviette.


Me voilà donc au lit, avec ma bouteille enroulée dans la serviette de bain. J'ai mal. Très mal. Trop mal, et j'ai pas l'impression de sentir suffisamment la chaleur. Alors je sors la bouteille de la serviette de bain et la cale contre mon dos, avec mon pyjama pour protéger ma peau.
Je sens bien que ça chauffe un peu fort, mais vraiment je souffre et j'ai l'impression que plus c'est chaud, mieux ça me soulagera. Alors je laisse comme ça et finis par m'endormir.
Au milieu de la nuit, je me réveille. La bouteille est tiède, j'ai encore mal. Mais en plus, j'ai une drôle de sensation, assez désagréable pour ne pas dire douloureuse.

Pas évident de me contorsionner pour regarder dans le miroir, mais ce que je distingue ne laisse pas de doute : le bas du dos est rouge vif, avec des cloques par endroit. Je me suis brulée.

J'avais même partagé ça avec vous sur ma page Facebook et sur mon compte Instagram afin d'avoir un peu de compassion (ce que vous m'avez donné... en plus de certains conseils).

Et là, ce n'était pas le premier jour...


L'histoire aurait pu s'arrêter là : j'ai tenté de soigner le mal par le mal  comme le dit l'adage ( ce qui est une belle connerie parce que j'avais doublement mal), mais en appliquant des pansements, tout rentrerait dans l'ordre.
Ça aurait pu.

Mais il y a eu pire.

Après plusieurs jours, les phlyctènes se sont percées, puis les plaies ont progressivement cicatrisé et au bout de plus de 15 jours, ne coulaient presque plus.
Mais étant donné l'emplacement (juste au niveau de la ceinture), je protégeais avec un pansement que je gardais plusieurs jours.

Et ça m'arrangeais de ne plus me faire les soins tous les jours parce que me contorsionner à chaque fois, c'était pas le plus simple.

Un soir, en revenant d'un déplacement, j'enlève mes chaussures et rejoins ma petite famille à table. Je suis incommodée par une sale odeur. Je ne vis qu'avec des mecs, et il arrive que leurs pieds... comment dire... sentent un peu. Alors je pars à la recherche du propriétaire des pieds-qui-puent, mais rien.
Le repas se passe et par relents d'odeur, je sens ponctuellement les pieds.

Et puis le soir, alors qu'on se trouve dans la sale de bain, l'Amoureux me fait délicatement remarquer que l'odeur, elle me suit. Je sens mes pieds, rien. J'enlève mon collant et là, je comprends.

L'odeur, elle est bien sur le collant. Mais au niveau du dos. Au niveau de mes cicatrices... Cicatrices qui se sont donc infectées d'avoir macéré je ne sais combien de jour dans un pansement que je n'ai pas renouvelé.

(Quand on sait que je bosse dans les plaies...)


Bref, depuis mon dos va mieux, et j'ai investi dans une bouillotte....







4 commentaires:

  1. Décidément tu les a accumulés.... Ma pauvre... Bon tant mieux si ca va mieux c'est le principal ��

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  2. C'est ce qui s'appelle accumuler la malchance!

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  3. wahou, tu as eu une salle période, bonne fin de rétablissement..

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  4. Oh ma pauvre !! Ce n'est même plus ne plus avoir de chance là :( Ce que je constate c'est que comme beaucoup de femme/maman/épouse tu t'oublies !!!! Il y a un moment, où il faut surtout savoir se plaindre et se bichonner. <3

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