lundi 14 décembre 2015

Ôde à mon facteur

Faire mes achats sur internet est devenu assez fréquent dans mon quotidien.
Je crois que ça a surtout commencé lorsque j'étais enceinte de mon Lutin. A la fin de grossesse, un peu encombrée dans mes déplacements mais avec une folle envie de shopper (envie qui ne m'a pas quittée d'ailleurs...).

Alors je remplissais des paniers, vidais, sélectionnais, validais et demandais la livraison à mon domicile.
A l'époque, j'habitais encore en région parisienne. Une adresse simple à trouver, sans digicode, juste une sonnette (qui fonctionnait), le nom sur la boite aux lettres... Bref, tout bien comme il faut.

Pourtant, je ne compte pas le nombre de fois où je retrouvais un avis de passage, informant que, puisque j'étais absente, je pouvais retirer le lendemain mon colis à la poste.
Absente. Alors que limite je n'avais pas osé me laver (ho ça va hein... J'ai dit "limite") pour être sûre de ne pas manquer le facteur !

Autant te dire que payer un peu plus cher la livraison en colissimo pour finalement devoir traverser toute la ville pour récupérer mon colis alors que le gars ne s'était même pas donné la peine de sonner, ça me mettait un peu les nerfs.


Bref, depuis, nous sommes revenus en province (pas pour les soucis de poste)(enfin pas que quoi).

Et est revenue la phase grossesse, avec déplacements limités, frénésie d'achat... Et commandes avec livraisons en colissimo (entre autre).

Et là, je vais te dire. Si y'a bien UN truc qui supplante largement Paris (mais y'en a pas qu'un je trouve), c'est mon facteur de colis !!!

Déjà, le grand changement, c'est qu'il est SOURIANT ! Oui.
Ensuite, il fait son métier : c'est à dire livrer les colis. Simple me diras-tu ? Ben pas tant que ça apparemment quand on voit le nombre de personne se plaindre.

Donc il le fait BIEN, son métier.

Par exemple, lorsque j'étais enceinte, il sonnait au portillon et lorsque j'ouvrais ma porte d'entrer, il me montait les cartons (oui, j'ai juste une petite dizaine de marches mais il les enjambait).

Il m'est arrivée une fois de l'entendre sonner alors que je sortais de la douche. L'envie de recevoir et déballer le colis (mon coussin d'allaitement)(enceinte, le coussin d'allaitement est juste le salut de ton bassin) était trèèèès forte. Mais la bienséance (et la pudeur) m'ont empêchée de me précipiter lui ouvrir (à poil).
Tant pis, j'irai le lendemain avec l'avis de passage récupérer le colis.
En fin de matinée, ça sonne.
Je te le donne dans le mille Emile, c'est la fin de sa tournée, et plutôt que de rejoindre ses pénates, mon facteur repasse par chez moi parce que "ça ne ma fait pas un grand détour et j'imagine qu'enceinte, ça ne vous arrange pas forcément de venir au bureau".

Oui, il m'a dit ça texto.

Alors tu penses bien que je l'aime d'amour ce facteur.

Puis quand Grabouille est né, il s'est permis de monter directement à la porte d'entrée (vitrée la porte)(ça aura son importance plus tard) et de frapper légèrement parce que (je le recite) : "je ne veux pas prendre le risque de réveiller votre bébé".
Il l'a fait à plusieurs reprise et j'avoue qu'à chaque fois, j'ai trouvé ça vraiment adorable.

Puis est arrivé un matin. La fois de trop sans doute. La nuit un peu courte, un Grabouille un peu ronchon et barbouillé, bref, un peu de régurgitation sur mon pantalon d'intérieur (comprendre : mon pyjama/jogging moche et informe) que j'ai ôté, me retrouvant juste vêtue de mon haut d'allaitement couvrant à peine mes fesses (mais j'avais une culotte quand même, faut pas déconner).
Me voilà donc sortant de la salle de bain, sans pantalon, avec un Grabouille tout juste suspendu à mon sein exposé à l'air (rapport au tee-shirt d'allaitement pas bien remis en place).

Et là, au détour du couloir, je lève les yeux. Je te laisse deviner qui je vois, derrière ma porte d'entrer (vitrée, je te rappelle), les bras chargés, s'apprêtant à frapper, comme à son habitude.

Parfois, je me demande lequel des deux a été le plus gêné. Parce que je lui ai quand même ouvert, j'étais plus à ça près.

Toujours est il que depuis, il n'est plus jamais monté frapper. Il sonne un tout petit coup.




9 commentaires:

  1. ahahah pardon j'ai ri !!
    J'ai de la chance mon facteur est une femme et je lui ai TRES souvent ouvert la porte en pyjama aussi. Les colis sont des fois livrés par des "coursiers", tout aussi charmant et attentionné que le tien.

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    1. Ha non mais en pyjama, tu penses bien que ça ne m'aurais pas géné ;-)

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  2. ah ah ici il vient à 7h15 car il sait je pars bosser !

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  3. pardon j'ai ris, j'adore, tu crois qu'il est traumatisé ???

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    1. Je sais pas (il en sans doute vu d'autre)(enfin j'espère !) Mais lien de cause à effet où pas, je me fais moins livrer par colissimo maintenant !

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  4. Ahhhh le problème du facteur... ! Y en a 2 qui font ma tournée : un qui n'essaye jamais, et l'autre qui se frappe les 4 étages... Devine lequel je préfère ? ;-))))

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    1. J'hésite...
      Ici il y en a même 3:
      - une pour le courrier : qui accepte même de te prendre ton courrier à poster si tu l'as affranchi.
      - 2 qui livrent les colis.

      Et tous sont vraiment sympas.

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  5. Ahahah tu me fileras ton adresse que jemmenage dans ton quartier !

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    1. Je guette dès qu'il y a une maison à vendre, je te dis ;-)

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