vendredi 16 octobre 2015

Les bons moments fleurissent dans les couches à changer

Dans la vie de jeunes parents, il y a la version idyllique (l'enfant parfait, serein, qui ne pleure pas, qui dort la nuit...) et puis il y a l'envers du décor : les pleurs inconsolables, les nuits bien trop entrecoupées et les couches !

Les couches qui dégagent des odeurs avec un niveau de puanteur dont tu n'imaginais même pas la force (et si tu trouves que les couches de ton bébé allaité puent, attends la diversification, tu risques de bien te marrer. Surtout avec le poisson.)

Il n'y avait guère que ma Belle-Mère pour prétendre que ça n'avait pas d'odeur (je la soupçonne d'avoir un nez défectueux. Ou un odorat sélectif).

 Bref, avec l'Amoureux on comptait presque les points pour savoir à qui incombait la lourde tache du changement de couche. A base de "Non mais toi la dernière fois t'as eu que du pipi, ça ne compte pas", en passant par "La dernière fois ça avait débordé j'ai dû entièrement le changer", et l'argument qui marquait le plus de point "Je l'ai fait 2 fois cette nuits, c'est ton tour" (rapport au manque de sommeil, à la difficulté de changer un bébé sans trop le réveiller pour parvenir à le rendormir (rapidement) après).

Et puis la dextérité du geste s'améliorant, le bébé devenant plus calme, ce moment tant redouté est progressivement devenu un moment plaisir.

Allongé sur son matelas, habillé seulement d'un body, les cuisses à portée de massage, les petits pieds potelés à portée de bisous, j'ai réalisé qu'on était plutôt bien.

La table à langée est dans notre salle de bain, un peu reculée, un peu isolée du bruit qu'il peut y avoir dans notre salon.
C'est un peu comme se retrouver dans une bulle.
J'aime prendre le temps de le masser, de l'observer se détendre. J'aime lui parler tout bas, lui raconter des secrets, et avoir son regard plonger dans le mien, ses petits sourcils froncés, comme s'il se concentrait sur mes mots.
J'aime le faire exploser de rire en lui croquant les pieds (qui ne sentent pas encore trop fort). J'aime le voir se contorsionner pour tenter d'échapper aux guilis que je lui glisse dans le cou ou sous les bras.

Je n'aime toujours pas l'odeur qui se dégage parfois de ses couches, mais quand je le prends contre moi, je sais qu'on s'offre la possibilité d'un joli moment ensemble.


 Cet été, la table à langer a été délocalisée... Et c'était plutôt chouette !

Et vous le change ? ça se passe comment ?


4 commentaires:

  1. Oh c'est joli ça d'envisager le moment du change sous cet angle agréable :) Tu me donnes de l'espoir parce que ce sera bientôt mon quotidien !

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    1. Félicitation alors pour l'arrivée prochaine de ton bébé !
      Je trouve que c'est l'idéal : tu es debout, à la bonne hauteur, tu peux jouer avec ton bébé, lui faire des guilis, rigoler à lui faire des grimaces, le masser... bref, je te souhaite plein de jolis moments !

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  2. Quelle vue !!
    Chez nous en ce moment c'est l'enfer !!! MiniMoa ne veut plus être allongée pour le change ... tu imagines bien toute la difficulté de changer une couche pleine assise (vu qu'elle ne tient pas debout) !! Profites !

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    1. C'était la vue pendant les vacances ;-)
      Je sens qu'on se rapproche dangereusement de cette phase où il ne voudra plus être couché, donc oui, je savoure !
      Bon courage à toi !

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