lundi 27 juillet 2015

Celle qui ne voulait pas s'endormir

Trois ans que nous n'étions pas partis en vacances.
Alors ces 2 semaines, elles étaient attendues.
Pour une fois, je les avais un peu anticipées. Habituellement, on part au camping, en tente, en nous y prenant à la dernière minute de façon à nous assurer les faveurs de la météo.

Cette fois-ci, on avait un peu anticipé, pour être certains de partir.

Durant ces deux semaines, on a vécu ensemble dans la proximité qu'offre un bungalow.
Durant ces deux semaines, on a profité du soleil, de sa chaleur, de ses caresses sur la peau, de ses clins d'œils entre les branches.
Durant ces deux semaines, il y a eu les toboggans de la piscine, il y a eu les eaux peu profondes du lac, il y a eu les vagues de l'océan.
Durant ces deux semaines, il y a eu les éclats de rires, le partage avec des nouveaux copains, il y a eu de la tristesse aussi lorsqu'ils sont partis.
Durant ces deux semaines, il y a eu des glaces, des frites et des sandwichs plus que de raison. Il y a eu un peu de fruits, aussi.

Il y a eu les 258 marches du phare du Cap Ferret, les 25 arrêts en montant la dune du Pilat et les 3 chutes en la descendant.
Il y a eu une baleine orange, un dos un peu trop rouge, et parfois un peu de jaune dans le verre à l'apéro.
Il y a eu une jolie future maman et sa famille le temps d'une journée.

Et puis il y a eu les 758 km du retour, les 6 lessives et les 1000 grains de sables retrouvés dans les poches.

L'Amoureux reprenait le chemin du travail ce matin.

Alors hier soir, je n'avais pas très envie de m'endormir. Comme si rester éveillée ne ferait pas venir le lendemain, comme si en rester éveillée, les vacances ne prendraient jamais fin.








vendredi 3 juillet 2015

Un jour normal

Au dessus de ma tête, le ciel est immensément bleu. Je distingue à peine les oiseaux qui ne forment que des petits points noirs.
Je suis sur la terrasse pour profiter encore un peu de la fraîcheur que m'offre l'ombre de la maison.
Ton frère s'est assoupi dans sa poussette. Je vois son petit torse se soulever au rythme de sa respiration. Il fait déjà 28°C mais il a enfoui son visage dans son doudou.

Vous êtes bien différents tous les deux et pourtant il me fait tellement penser à toi.
Où peut-être me fait il penser à cette période où le bébé, c'était toi.

Bientôt 6 ans. Déjà.

Depuis que ton frère est né, Papa t'accompagne les matins à l'école.
Mais ce matin a un goût spécial. Enfin pour moi.
Pour toi, j'ai l'impression que c'est un matin comme les autres. Peut être un peu plus excitant que les autres puisque tu vas fêter en avance ton anniversaire avec tes copains de classe.
C'est donc tous les quatre, en famille, qu'on est parti à l'école. Tu portais les cadeaux pour ta maitresse et ton ATSEM, je portais les boissons et les bonbons et papa tentait de ne pas faire tomber le gâteau, posé en équilibre instable sur la poussette.

En arrivant à l'école, tu as été impatient d'offrir les cadeaux. Heureux de voir qu'ils plaisaient, tu es vite parti rejoindre tes copains. Comme un jour normal.

Tu sais pourtant que c'est ton dernier jour d'école avant les grandes vacances.
Tu sais pourtant que tu n'iras plus dans cette court de récréation l'année prochaine.
Tu sais pourtant que tu rentres en CP l'année prochaine.

Mais tu sais surtout qu'aujourd'hui se savoure maintenant.
Que l'année prochaine tu retrouveras tous tes copains.
Que l'année prochaine n'est pas une étape, mais la continuité.

Tu ne t'encombres pas de la nostalgie, tu ne te retournes pas sur le passé et ne regardes pas trop loin dans le futur.
Tu profites de l'instant, du jour, et c'est très bien ainsi.

Je vais tenter d'en faire autant, mais laisse moi le temps de sentir cette petite larme au coin des yeux, de sentir mon coeur se serrer un peu en repensant à ces 6 ans passés qui font de toi le grand garçon que tu deviens.