mercredi 28 janvier 2015

Aurais-je pu être Alexandra ?

La famille dont je suis issue représente un repère, une attache que je sais solide et sur laquelle je peux compter. Que ce soit mes parents ou ma sœur. J'ai été élevée dans l'amour, le respect.
Je n'ai pas souvenir d'avoir entendu mes parents monter le ton l'un envers l'autre. Tout au plus je sais qu'ils ont été en désaccord sur certains sujets, mais pour autant, il n'y a jamais eu de cri, de geste violent.

La famille que j'ai fondé avec mon Cher et Tendre (et que nous agrandissons incessamment sous peu...) me fait penser à un cocon, une bulle dans laquelle je me sens bien et protégée. Une bulle dans laquelle je sens l'amour, le bonheur, le soutien et le respect que nous avons l'un pour l'autre.
Nous nous estimons mutuellement, et, bien que certains trouvent celà surprenant, nous n'avons jamais eu l'un envers l'autre un mot plus haut que l'autre et encore moins de gestes violents (une fois il m'a donné un coup de poing dans le nez. En dormant...)(Une fois je lui ai raccroché au nez). Bien sûr nous ne sommes pas toujours d'accord, bien sûr il nous arrive d'être agacés par les agissements de l'autre, mais pour autant ces petits conflits du quotidien se règlent dans l'échange, la discussion.

Autant dire que la violence conjugale, je ne connais pas. Enfin, je connais , mais de loin : de l'amie d'une amie, des campagnes de pub vues à la télé. C'est tout. Je ne pense pas me cacher la tête dans le sable car en toute franchise, je ne vois pas ni ne pense côtoyer des personnes subissant de tels agissements.

Je ne me suis jamais trop penchée sur la condition des femmes battues (ou des hommes battus) : je les plains, ça doit être dur... Mais bon, visiblement beaucoup continuent de vivre avec leur bourreau, alors ont elles vraiment envie d'être aidées, de s'en sortir...

Voilà ma réflexion. Pas très approfondie. Même pas du tout approfondie.
Ce n'est pas méprisant ou irrespectueux (en tout cas pas dans ma tête), juste que n'y étant pas confrontée, je n'ai jamais ressenti le besoin de comprendre, d'avoir une réflexion à ce sujet. Je savais juste que moi, jamais, je ne serai une femme battue. Jamais je ne me laisserai faire...


Alors je ne sais pas pourquoi, ce lundi soir, comme 8.5 millions de personnes, j'ai voulu regarder ce téléfilm : L'emprise.
L'histoire vraie d'une femme battue, qui, sous une énième avalanche de coups, portera un coup de couteau fatal à son bourreau de mari.

Peut être est-ce de savoir qu'il s'agisse d'une histoire vraie, mais ce film, au delà de m'avoir bouleversée, m'a amené à réfléchir à tout ça, à vraiment tenter de comprendre comment on peut en arriver là.

Y a t'il une énorme succession d'évènements qui amènent à subir l'ignominie ? Ou au contraire, il suffit de pas grand chose pour tomber ?
Y a t'il un profil type de la femme battue ? Ou toutes autant que nous sommes pouvons tomber dans cet enfer ?


"Nan, mais toi, jamais tu n'accepterais ça..."

C'est ce que m'a dit mon Cher et Tendre, le lendemain, alors que je reparlais avec lui de ce film.

A t'il raison ?
Si pour je ne sais quelle raison, je devais refaire ma vie avec un autre homme, je pense pouvoir affirmer qu'en effet, je ne me laisserai pas faire et ne tolèrerai pas qu'un homme avec qui j'envisagerai de refaire ma vie puisse me manquer de respect, puisse m'isoler de ma famille, de mes amis, de mes activités... Encore moins qu'il puisse me frapper.
Oui, sans aucun doute, je ne resterai pas avec un homme de ce genre.


"Mais si moi je te tape, tu m'en retournes une et tu te barres, c'est évident !"

Et bien mon chéri, rien n'est moins sûr...
Si demain tu me retournais un coup de poing, je ne suis vraiment pas certaine que je te quitterai...

"Rho, ben quand même !?!?"

Après 13 ans ensemble, à vivre une relation respectueuse, sans coup, sans insulte, si demain tu me frappes, je ne pense pas partir parce que je serai surprise, parce que ça ne pourrait pas être toi, pas celui que je connais depuis si longtemps...

"Bon, admettons. Mais je te retape une seconde fois..."

(Je réfléchis un peu avant de répondre)
Et bien je sais pas. Comme déjà dis, depuis 13 ans que nous sommes ensemble, sans avoir jamais eu de geste de ce genre, je ne comprendrai pas... pourquoi ce changement ? pourrait il y a voir une pathologie qui expliquerait ton nouveau comportement ?
13 ans, ça laisse forcément des marques (sans vouloir faire de jeux de mots). Et puisque pendant ces 13 années notre relation m'a convenue, je resterai sans doute pour retrouver l'homme avec qui j'ai fondé une famille.


"Donc tu penses que tu pourrais devenir une femme battue ???"

Je pense que je pourrai en effet tenter de te trouver toutes les excuses possibles qui expliqueraient tes coups et donc rester avec toi...



Ce ne sont que des suppositions, et j'espère sincèrement ne jamais avoir à me poser la question, mais après ce film, mes idées ne sont plus très tranchées...


Sans vous raconter le film, on apprend qu'Alexandra a à peine 18 ans lorsqu'elle rencontre Marcelo (elle est en terminale). Très rapidement, elle va aller s'installer avec lui. On nous montrera son père, tentant de l’empêcher de partir. On verra le premier coup porté, puis Alexandra qui tentera de joindre son père, mais se ravisera.
Par fierté ? Par orgueil ? on ne sais pas trop finalement pourquoi, alors que son père décroche le téléphone, elle restera muette et raccrochera.


Et c'est aussi là que je m'interroge : à 18 ans, comment aurais-je pu réagir ? 
A cet âge, je pense que j'étais plutôt bien dans mes baskets.
Que je m'entendais bien avec mes parents.
Pour autant, j'aimais aussi un peu mettre du piment, gentiment tester les limites... Alors si j'avais rencontré un Marcelo, peut être que la vie de grande, de presque femme qu'il pouvait promettre m'aurait attirée. Peut être aurais-je voulu partir avec lui, par rébellion aussi envers mes parents : que j'aimais et qui me le rendaient bien, mais pour autant, desquels j'avais envie de me détacher...

Je pense sincèrement que si j'avais rencontré un homme un peu border line, me laissant envisager une vie sortant des sentiers battues, je me serais laisser convaincre, et sans doute aurais-je pu me mettre fortement en opposition avec mes parents.
Et dans ce cas, dans l'hypothèse où j'aurais quitté ma famille, si je m'étais retrouvé à me prendre des coups ? Je revois la fille que j'étais : fière, ne reconnaissant pas facilement ses erreurs. Je pense que j'aurais pu agir comme Alexandra : ne rien dire. Par fierté. Ou par honte. Pour ne pas avouer que mes parents avaient eu raison de ne pas vouloir que je parte vivre avec un Marcelo.

Ceci dit, j'imagine que mon père m'aurait retenue (de façon certainement beaucoup plus véhémente que le père d'Alexandra), qu'il m'aurait empêché de partir vivre avec un marginal, à plus forte raison l'année du bac.


Aujourd'hui, retournée par ce film, prenant enfin le temps de m'interroger, je vois les femmes battues bien différemment que je ne les voyais il y à seulement quelques jours.
Aujourd'hui je ne suis pas certaine qu'il y ait un stéréotype de femmes battues : je pense que ça peut toucher n'importe laquelle, une mauvaise rencontre dans un mauvais moment de sa vie.

De même qu'avant je pensais que si les femmes battues restaient avec leur bourreau, c'était parce qu'elles n'avaient pas envie de s'en sortir....
Alors qu'avec ce film, j'ai pris conscience du parcours du combattant que ces femmes doivent traverser pour tenter de mettre fin à leur enfer. Elles doivent trouver la force de résister chez elles tout en trouvant la force de se battre pour quitter leur bourreau, avec des organismes, des institutions bien souvent dépassés, incapables de les aider !



Derrière mon clavier, je m'interroge : avec les chiffres annoncés, statistiquement je connais des femmes battues. Pourtant, vraiment, je ne vois pas.

Je connais désormais le numéro de téléphone de SOS Femmes Battues
39 19.



En espérant ne jamais avoir à le composer.


Et vous ? avez vous vu le film ? qu'en avez vous pensé ? comment vous situez vous vis à vis des violences conjugales ?




vendredi 23 janvier 2015

Tout peut arriver !

Enfin surtout toi...

Nous voilà dans la dernière ligne droite. Ta naissance est estimée pour dans 4 semaines.
En tout cas, sur le dossier officiel du gynécologue. Parce qu'à en croire les échographies, tes mensurations de rêve pourraient indiquer une arrivée plus rapide...

4 semaines. 4 petites semaines. Ce laps de temps qui me paraissait si long au début, me parait bien court aujourd'hui.

Court parce qu'après avoir eu du mal à réaliser ce qui m'arrivait, que TU nous arrivais, j'ai l'impression que ces mois ont filé assez vite finalement.

Cette fin de grossesse m'est beaucoup plus fatigante que celle de ton frère : les douleurs, la difficulté à me déplacer... J'ai parfois hâte que tu arrives.
Mais en même temps, lorsque je sens tes mouvements en moi, les petites caresses que tu me fais à travers mon ventre, j'ai envie au contraire de prolonger ces moments privilégiés. Je savoure ces moments intimes, ces moments de tendresse que nous partageons parfois avec ton grand frère ou avec ton père.

Je sais qu'ils ne sont plus très nombreux, mais je sais aussi qu'une fois né, nous partagerons tellement d'autres choses.

A très bientôt mon tout petit.


lundi 5 janvier 2015

Le spot E-Fluent : Jamais 2 sans 3 !

Au début du mois de décembre, mon ventre et moi avons pris le train (tôt, très tôt) pour nous rendre à la capital.
Dans le train, je retrouve mon acolyte de blog aka Sophie et rencontre Isabelle pour de vrai !
J'y ai rejoint 350 autres blogueurs et blogueuses à l'occasion de la 3ème édition du spot des e-fluent mums and dads organisé par Paroles de Mamans.
Toujours un cadre magique, cette année c'est le palais Brongniart qui nous a ouvert ses portes. Joliment décoré, agréablement agencé, nous avons pu passer une journée de folie qui te laisse des paillettes dans les yeux (et aussi des cernes).

Comme à chaque édition, ce spot est l'occasion de rencontrer les têtes qui se cachent derrière un blog, l'occasion aussi de retrouver les copines !
Tu te doutes bien que les Blogueuses Mode De Chiottes étaient présentent (à l'exception de notre Lulu, trop loin sur son île et de Bérangère, coincée au boulot...) et on s'est adonnées aux photos avec Valérie, Harmony, Marianne, Marjolaine, Amélie, Emma, Cynthia et Isabelle .



Valérie du blog Allo Maman Dodo a eu la superbe idée de faire un montage de cette journée de folie :



L'arrivée de mon numérobis approchant, j'ai pas mal de questions, de besoins concernant les nouveauté de puériculture, et donc cette journée a aussi été l'occasion de rencontrer les marques et il y a des jolies choses.

Voici mes quelques coups de cœur :

- la coque Kiddy Evolution Pro2 :
Elle a un énorme avantage par rapport aux autres coques : pouvoir s'allonger !
C'est l'une des seules (si ce n'est la seule ?) à proposer cette possibilité. Ainsi, très simplement on peut allonger le bébé et rendre sa position beaucoup plus confortable !
De plus les couleurs proposées sont variées, flashys et super jolie.
Les notes au Crash test sont très bonnes, vous pouvez lire ici les résultats et les critiques.

Bref, j'adore (et j'ai craqué sur la couleur bleu Hawaï)



- La PESN (Petite Echarpe Sans Nœud) de JPMBB (Je porte mon bébé).
Pour le Lutin, j'ai adoré "l'Originale", très facile à mettre, confortable. Elle m'a convenu tout de suite et a également été adoptée par mon cher et tendre. Je la portais toute la journée (pratique pour cacher le ventre encore proéminent post accouchement) et y installais le lutin dès que nécessaire (c'est à dire souvent quoi).
La PESN présente l'avantage d'être sans nœud et donc d'installation simple et rapide. C'est une écharpe d'appoint (pour les sorties, balades etc... l'écharpe Originale ou la Basic restent à privilégier), que j'adopterais bien pour porter notre numérobis chez nous ou lors des courts trajets pour aller à l'école !

- La poussette de Thule.
Thule pour moi, c'est la marque phare des coffres de toit de voiture, celui qui nous accompagnait lors des vacances. J'avais vaguement entendu parlé des remorques pour vélos, mais jamais des poussettes !
Et bien elles arrivent en France et elles sont franchement bien !

Pour le Lutin, nous avions trouvez une poussette qui remplissait tous nos critères de l'époque : légère, peu encombrante une fois pliée, qui accompagne l'enfant jusqu'à ces 3 ans (je ne voulais pas devoir acheter une poussette par an voir plus...), donc avec un hamac assez grand, et cerise sur le gateau, qui offre la possibilité de mettre l'enfant assis soit face à nous, soit face à la route.

Aujourd'hui, nouvelle vie et nouvelle région aidant, nos critères ont évolué et nous aimerions une poussette tout terrain (donc idéalement 3 roues), pas trop lourde, avec un encombrement relativement fiable une fois pliée...
Et les poussettes de Thule, la Urban Glide et la Glide dark Shadow m'ont séduite !


Parce que toutes les bonnes et jolies choses ont une fin, il m'a fallu rentrer...
Et ça a été l'occasion de faire une très jolie rencontre avec Marine qui tient le blog de Twins avenue !

Voilà, ça a encore une fois été une très chouette journée, pleine de sourire, de paillettes, de photos.
En espérant remettre ça l'année prochaine !