mercredi 27 août 2014

Les nausées matinales : signe sympathique ?

C'est peut être le symptôme du premier trimestre de grossesse dont on parle le plus, avec la poitrine gonflée.

Il paraît que 85% des femmes enceintes souffriraient de nausées au cour de la grossesse, à différents degrés.

Malheureusement pour moi, je fais partie de celles qui ont eu un degré assez prononcé.

Quand surviennent elles ?

Bien qu'on les appelle "matinales", les nausées peuvent sévir tout au long de la journée, et peuvent être accompagnées de vomissements.

Je me souviens que pour mon fils, elles commençaient effectivement le matin (ce qui ma valu 2 mois de petit déjeuner au lit, tendrement préparé par l'heureux futur papa)(c'était d'ailleurs assez cool), mais pouvaient se manifester tout au long de la journée, de façon plus ou moins intense.

Cette fois-ci, j'étais assez tranquille jusqu'à 10-11h du matin. Passée cette heure, les nausées ne me lâchaient plus.

Qu'est ce qui les déclenche ?

Assez basiquement il y a les odeurs : d'aliments, de produits ménagers, de parfums...
L'odeur de ma poubelle (qui n'a pourtant jamais autant été nettoyée, désinfectée et changée) me faisait systématiquement vomir.
L'odeur de notre putain de cuve de fioul qui avait été mal remplie et qui empestait dans tout le sous sol et parfois la maison.
L'homme de la maison a donc été assigné a gérer TOUT ce qui avait trait au sous-sol. Lessives, accès au congelateur, rangement...
L'odeur de savons, qui m'avaient pourtant paru si agréable dans le magasin, m'a fait vomir plus d'une fois.

Il y a les changements de positions : si je m'allongeais après un repas (ou un simple encas), je ne pouvais me relever sans me précipiter aux toilettes.

La douche (voir le bain) : moi qui apprécie me laver avec une eau assez chaude, il m'était impossible de faire couler de l'eau sur mon ventre sans risquer de me faire courir, nue et toute mouillée, aux toilettes... je me suis résignée à l'eau juste tiède pour éviter cela.

Il y a aussi les associations surprenantes : Par exemple, la nouvelle paire de chaussures, achetée pour aller, entre autre, avec une jolie tunique. Je ne m'attendais pas à ce que l'odeur du cuire me répugne à ce point et encore moins que la simple vision de la-dite tunique me déclenche un besoin urgent de courir aux toilettes (une fois de plus).

Qu'est ce qui soulage ?

Souvent, manger permet rapidement de soulager les nausées et d'éviter les vomissements. L'astuce étant de ne pas trop attendre que la nausée soit forte. Parce que malgré tout, ça ne suffit pas toujours...

Les médicaments ou l'homéopathie n'ont eu aucun effet sur moi. Mais sachez que votre médecin peut vous proposer des solutions (qui peuvent marcher ou pas, donc)(un échec dans mon cas)

Me concernant, les nausées débutaient en fin de matinée mais ne me quittaient plus par la suite. Elles allaient en empirant jusqu'au soir, la seule façon de tenter de les calmer étant d'aller me coucher pour m'endormir...

Et de recommencer le lendemain matin.





J'en ai donc bavé ce premier trimestre. J'ai perdu 5kg.
Aujourd'hui encore, le premier trimestre fini, les nausées se font toujours sentir, mais sont beaucoup plus gérables.

Je n'ai pas trouvé de solution miracle pour contrer ce signe dit "sympathique". Mais vous ? des astuces ?


"9 mois : une merveilleuse aventure."
Extrait de Joséphine par Pénélope Baguieu.

jeudi 21 août 2014

Et puis je me suis réconciliée avec Juin

Le mois de Juin accueille le premier jour de l'été, la fête de la musique, il annonce les vacances, le retour des beaux jours...
Il a tout pour plaire.
A cela, ajoutez que mon amoureux et moi nous sommes pacsés en juin, vous obtenez ce qui pourrait être un excellent mois dans l'année.

Sauf que ce n'est pas le cas. Juin est pour moi un point noir.

Deux de mes fausses-couches sont tombées en Juin.
La dernière fois que je suis tombée enceinte, la date d'accouchement était estimée au 4 Juin 2014.

Alors je suis un peu fâchée avec lui.

Lorsque juin 2014 a pointé le bout de son nez, mon moral a baissé.
Lorsque le 3 est arrivé, mon cœur s'est serré.
Quand le 4 a commencé, j'étais vidée. Triste, habitée par des "et si", employant le conditionnel pour décrire ce qui aurait pu être le jour marquant le début d'une nouvelle vie à 4.

Lorsqu'il s'en est allé, il a laissé place au 5, qui, cette année, marquait mon rendez vous mensuel avec Dame Nature.
J'avais les seins douloureux, le ventre en déconfiture. Sans aucun doute, mes règles seraient là aujourd'hui.

Sauf que...

Je les ai attendu jusqu'à 23h59. Une minute plus tard, elles étaient officiellement en retard.

Quand tu prends un traitement qui te règle comme du papier à musique, ce retard, tu sais ce qu'il signifie.

Le gynécologue m'avait bien prévenue : au moindre retard, ne pas attendre. Faire confirmer, puis prendre le traitement pour optimiser la nidation et le bon déroulement...

Alors le 6, sans trop y croire, j'ai fait une prise de sang.



La réconciliation n'est pas arrivée immédiatement, elle a suivi un chemin jalonné de contrôles, d'échographies, de doutes, de peur aussi quand du sang (juste un peu) est arrivé.

Mais aujourd'hui, je peux vous le dire, Juin et moi sommes réconciliés. 
Juin 2014 m'aura apporté une bien jolie nouvelle.