mercredi 18 juin 2014

Le paradoxe

Au début...

Dès que j'ai su, je me suis limite mise à compter les mois, les semaines, les jours.

J'imaginais tout ce qu'on pourrait faire, ou au contraire ce qu'on ne serait pas obligé de faire.

J'étais empressée, excitée pire qu'une gosse attendant noël.

Et puis...

Je n'ai plus eu envie de sauter partout. Je retenais même mes larmes.

C'était dimanche.

On a accompagné le Lutin chez mes parents, avec sa valise, quelques jouets, son vélo et son doudou.
Paré pour partir une semaine en camping-car avec son Papou et sa Mamou.

Et c'est là que le paradoxe des-sentiments-quand-tu-es-maman m'a frappé.

J'aime mon fils comme un fou, comme un soldat, comme une star de cinéma (ça faisait longtemps que je ne t'avais pas mis une chanson en tête) (ha non en fait...)

Je l'aime, MAIS j'avoue que parfois, l'idée de passer du temps sans lui ne me déplait pas. Pouvoir reprendre le rythme "comme avant".
Parce que parfois, le rythme du quotidien (on peut même dire la course certains jours) semble fatiguant. Parfois, ses crises, ses oppositions m'épuisent et me donnent envie de me terrer dans un trou.
Parce que par moment, je préfère m'avachir dans le canapé alors que lui aimerait jouer à la bagarre avec moi.

A chacun de ces moments donc, je savoure l'idée que mon fils puisse partir en vacances avec ses grands-parents.

Mais quand vient l'instant tant attendu, quand ce souhait de tranquillité se concrétise, c'est toujours pareil : je ne suis plus du tout impatiente. Je n'ai plus du tout envie de passer des jours sans lui.

Il n'a pourtant qu'une hâte lui, que son père et moi partions vite, pour que ses vacances, sa liberté commencent.

C'est à peine si j'arrive à avoir mon bisou, mon gros câlin pour lui souhaiter de bien s'amuser, de bien profiter, d'écouter ses grands -parents.

Quand on remonte en voiture L'ours et moi, je ne retiens même pas mes larmes. Mon sale gosse qui m'a fait la misère 2h plus tôt me manque déjà.

J'ai tenté de me consoler en tentant de prévoir les sorties en amoureux qu'on pourrait se faire.

Et puis j'ai réalisé que la coupe du monde sévissait.

Alors j'ai repleuré de plus belle.




Et toi, comment ça se passe quand la prunelle de tes yeux qui t'exaspère parfois un peu part, t'es dans quel état ?

6 commentaires:

  1. oh ma pauvre meme si elle me saoule, me fatigue et tout quand elle part le week end j'ai mal mais le pire c'est quand elle part la semaine complete là je suis perdue, je vais dans sa chambre parfois je me pose un peu sur son lit et j'attends (ca fait glauque)

    RépondreSupprimer
  2. J'avoue ... je trouve les journées bien longues sans lui...
    !!!!

    RépondreSupprimer
  3. un peu comme toi mais je ne pleure pas... en même temps moi il ne part pas aussi longtemps, c'est l'hsitoire d'un dodo c'est tout...
    on est toutes pareilles nous les mamans je pense!

    RépondreSupprimer
  4. Ben moi il part jamais en fait !
    Mais je sais que je serai comme toi... Je veux mais je peux pas ! Voilà !

    RépondreSupprimer
  5. Bonjour :D Bon bah je fais un tour dans le coin :D Je t'ai trouvé via un groupe FB commun "le coin des blogueurs" catégorie blogue des Yvelines :P Donc me voici. Donc voilà une raison de ne plus pleurer :D

    RépondreSupprimer
  6. Profite de ce temps pour penser à toi, à ta vie de femme. Ressors ta jolie lingerie (ou achètes-en), concocte des dîners en tête à tête, vois tes amies... On se quitte pour mieux se retrouver non ? Et puis un enfant a besoin de savoir qu'il peut compter sur sa mère, mais qu'elle n'est pas tout pour lui.

    RépondreSupprimer

Pour remplir mon sac, c'est par ici !