vendredi 15 novembre 2013

#Bad Mother : Oublier l'essentiel à l'école


Si tu suis le blog de ma mère, tu dois constater une baisse de productivité.
Certes elle a un nouveau boulot qui lui prend du temps.
Certes elle a acheté une nouvelle maison dans laquelle faut faire des travaux (m'enfin c'est plus mon père qui s'y colle).
Certes son ordinateur est moins accessible (je le pique régulièrement pour regarder mes dessins animés préférés !).

Mais quand sa copine de chiotte, Emma de Rock'n Mom et Maud avec ses petits diables ont lancé l'idée de faire un rendez-vous blog intitulé les Bad Mother, je me suis dit qu'elle allait reprendre le clavier, parce que y'en a à dire.

Mais finalement non.

Et je ne sais pas si c'est vraiment par manque de temps qu'elle ne publie pas ou si c'est parce qu'elle s'estime meilleure mother qu'elle ne l'est réellement.

C'est donc la raison qui m'amène à prendre les commandes ici.
Moi, le Lutin, ou son Petitgrand, ou encore son 4 ans (avec autant de pseudos, y'a t'il un risque que je vire schizophrène ?) t'annonce et t'apporte la preuve que ma mère n'est pas la mère parfaite.

Depuis la rentrée, ma mère n'a pas beaucoup fait la sortie de l'école (ni même l'entrée d'ailleurs).

C'est le confort (retrouvé) d'avoir sa famille pas loin dit-elle.

Ce qui fait que lorsqu'elle est arrivée à l'école ce fameux jour, la maîtresse a marqué un temps avant de la reconnaître. L'ATSEM ne l'a pas reconnu du tout.

Une fois ma main dans la sienne, on va vers mon porte-manteau pour récupérer mes affaires. Ce soir j'ai entrainement de tennis.
Habituellement, mon père ou mes grands-parents me font d'abord prendre le goûter tranquillement avant de m'emmener au club où on peut me mettre en tenue.

Ma mère a préféré me changer à l'école. Et m'a donc déshabillé dans le couloir, devant tout le monde.

J'ai faim alors je me laisse faire pour éviter de perdre du temps et risquer de retarder le moment de mon pain au lait.

Une fois habillé, elle constate que mon pantalon de sport est un peu grand. Un peu. C'est du 6 ans, j'en ai 4...
Elle me demande de courir pour voir si il est vraiment si grand que ça.
Il l'est.

Tenir à 2 mains mon pantalon à la taille, ça va pas être pratique pour tenir en plus la raquette.

"Pas grave, me dit elle, j'ai ton short".

Mon short. Il fait à peine 10°C ce soir et elle veut que je mette mon short. Bien.

J'ai faim je te rappelle, donc je m'exécute.

Enfin, j'espère pouvoir prétendre à mon gouter.
J'attrape mon encas et commence à sortir de l'école.

Je l'entends m'appeler, mais je me retourne pas. Mes copains du tennis sont dehors, je les rejoins.
Ma mère me demande de porter au moins quelques affaire, mais je l'écoute pas. J'ai faim.
L'idée me traverse l'esprit de lui rappeler de prendre Doudou, mais depuis 4 ans, elle doit bien se souvenir que si il y a UN truc à ne pas oublier c'est lui.

Elle récupère mes vêtements, me dispute parce que je suis parti dehors sans l'attendre et sans mettre mon manteau (c'est quand même elle qui me fout en short. C'est cohérent ça : habillé version hiver en haut et été en bas ?), et on monte en voiture pour aller sur les cours.

Le soir, on rentre à la maison, enchainant le bain, le repas, l'histoire du soir.

J'ai bien remarqué que le doudou que j'ai dans mon lit, c'est pas mon doudou... j'ai bien entendu quand elle a murmuré à mon père "Je crois que j'ai oublié Doudou à l'école..."

Mais j'ai rien dit.
J'ai fait semblant de ne pas remarquer l'absence de MON doudou que mes parents ont tenté de remplacer par une multitude d'autres.

Le lendemain matin, quand mon père m'a installé dans la voiture, devine qui j'ai trouvé, traînant par terre ? qui avait passé la nuit seul, dans le froid ?




L'avantage du rendez vous  bad Mother, c'est que je ne suis pas la seule :
 - Chez Maud et ses (son) petit diable : Les enfants ne sont pas tous pareils et heureusement... quoique parfois, on aimerait que certains traits de caractères soient identiques...
- Chez Maman Louzou, les enfants ont le choix. Ou pas.
- Chez Sysy, le plus dur n'est peut être pas de faire les choix, mais de les faire comprendre et accepter aux enfants...
- Chez Confidences de Maman, tu pourras te rassurer : être maman, c'est souvent se sentir dépassée...
- Chez Big Mama, prends garde au Pshhhhhit
- Chez Chris, tu apprendras à manipuler tes enfants ;-)
- Chez Emma, on mange de tout. Un point c'est tout.
- Chez Mel, tu verras ce qui se passe si on ne répète pas 15 fois les choses !
- Chez Maman bons plans... (nan, va pas lire, tu découvrirais ma technique pour ne pas me lever la nuit...)



mercredi 6 novembre 2013

(Re)prendre le sport, puis souffrir.

Revenir vivre dans ma ville natale que j'avais quittée depuis 7 ans (quand même) m'a redonné un sacré coup de jeune.

Tout du moins la sensation (parce que les rides, les kilos et les vergetures me rappellent bien que je n'ai plus 20 ans)(bon, ok : 25).

Refouler les mêmes rues, repasser les soirées avec les amis d'avant,  renouer avec ceux délaissés le temps de ces 7 ans...(Revivre chez mes parents le temps qu'on fasse les travaux... : "mets tes chaussons". "A quelle heure tu rentres ?" "tu manges où ?")

Et un jour d'égarement, je me suis dit que tant qu'à renouer avec la Moi plus jeune, autant faire les choses jusqu'au bout : reprendre le sport.

C'est ainsi que le jour du forum des associations de mon village, je me suis arrêtée à tous les stands, tentée de me réinscrire à TOUT.
Malheureusement (ou heureusement), étant confrontée à la simultanéité de plusieurs cours, j'ai du faire des choix.

Et j'ai optée pour la danse moderne et le tennis.

La danse ne reprenant quand octobre et le tennis qu'en novembre (à l'époque nous étions en septembre) j'avais trouvé le timing plutôt bon :
- le mois de septembre pour me préparer mentalement à la reprise (ceci dit, après 5 ans d'inactivité sportive, on peut sans doute dire "prise" tout court...),
- celui d'octobre pour réhabituer en douceur et en assouplissement mon corps à un exercice soutenu pendant 1h d'affilé,
-  et donc enfin novembre pour me remettre à courir après une balle...

Sur le papier, tout semblait parfait.

Le mois de septembre étant passé relativement vite, je n'ai pas vu arriver octobre. Et j'ai donc complètement oublié la première séance de danse.

Les mauvaises langues pensant à une perte de motivation sont priées de se taire. (bien qu'elles n'aient pas complètement tort...)

les 2 semaines suivantes, mon boulot ne me permettait pas d'être disponible à l'heure, je n'y suis pas allée non plus.

Puis les vacances scolaires sont arrivées, marquant déjà la première coupure sportive.

C'est ainsi que ce mardi 4 novembre, commençaient les entrainements de tennis.

J'ai d'abord joué à "Où est ma raquette". (Ben figure toi qu'elle est comme Charlie : rouge et blanche)



Puis je suis allée la faire recorder.
Et en ai profité pour faire du shopping et m'acheter la tenue complète de la parfaite Serena Williams. A défaut de briller sur le terrain avec feu ma rapidité de déplacement et feu la précision de mes coups, je brillerai par ma tenue dernier cri.
Puis constater que non, définitivement non, on ne peut pas avoir la classe avec un jogging noir et un sweat à capuche...


Reprendre les entrainements de tennis m'a mise à la fois dans un état d'excitation et de crainte :
D'excitation parce que mon entraineur est le même qu'il y a 15 ans : celui sur qui on fantasmait. Un peu. (je t'aime mon amour)
De crainte parce qu'il y a 15 ans, j'avais 15 kg de moins. Quand même. Et bouger 15 kg de plus sur un court de tennis, ce n'est pas rien.

Hier soir, j'étais à l'heure.
Ma raquette dans une main, une balle dans l'autre, j'étais bien. Le sentiment que rien n'avait changé.

La première frappe de balle me signale que si, tout à changé.

Les 5 premières minutes d'échanges m'informent que ma balance doit déconner sévère et qu'en fait, j'ai pris 50 kg.

Aux 30 minutes, je suis tétanisée : mes cuisses hurlent de douleurs, mes fesses aussi. Mon pouce droit a une ampoule.

J'ai fini la séance lessivée, à bout de souffle, rouge écarlate. J'ai même eu du mal en conduisant pour débrayer.
Ce matin j'ai la même démarche qu'un robot.

Et ce soir, je reprends la danse.

Je ne suis pas sûre d'exécuter les mouvement avec grasse grâce.

 
Lil'Mum, la sportive du dimanche