mercredi 23 octobre 2013

Pas à pas

Plus jeune, je tirais des plans sur la comète.

J'avais tendance à très vite me projeter, loin, très loin.

Je ne sais pas pourquoi j'avais ce besoin de voir loin devant moi, en envisageant plusieurs éventualités, mais en gardant le cap de celle qui me convenait le mieux.


Aujourd'hui il m'arrive parfois de raisonner encore comme ça. Mais rapidement, je freine mon élan et jalonne mon parcours d'étapes, d'objectifs intermédiaires.
Peut être qu'en grandissant, je perds cet engouement, cet élan.
Peut être aussi est-ce ma façon de me protéger. De tomber de moins haut si par malheur je n'atteins pas ce que je voulais.


Récemment je suis tombée enceinte.
Inutile de me féliciter, ce lundi, j'ai subi une aspiration.

Lorsque j'ai envisagé pouvoir être enceinte, me dire que c'était peut être possible, sans traitement, j'ai eu du mal à y croire. Mettant d'abord mon retard de règle sur le compte d'une erreur de calendrier, me persuadant que je n'avais pas eu mes règles à la date pensée, mais une semaine après.

Et puis les symptômes se sont fait sentir. Un peu. Un peu plus.

La première fois que je suis tombée enceinte, à peine un jour de retard et j'avais repéré ma date d'accouchement, les dates des écho officielles, l'âge de mon bébé lors des prochaines vacances.

Malheureusement pour moi, tomber enceinte ne veut pas dire avoir un bébé 9 mois plus tard.

Alors cette fois là, je ne me suis pas projetée. Tout du moins pas loin.
D'abord attendre les résultats de la prise de sang.

Qui ont confirmé que j'étais enceinte de 3 semaines.

L'étape suivante était de s'assurer que le taux de Beta HCG augmentait correctement.

Trois jours plus tard, j'en avais la confirmation.

Puis l'étape d'une échographie précoce qui renseignerait l'emplacement de cette grossesse. La peur de refaire une grossesse extra utérine est présente. Très présente. J'ai cru mourir 10 fois en ressentant de vives douleurs du côté gauche, du côté de ma seule trompe rescapée...

Deux jours plus tard, mon gynécologue me rassurait en confirmant que cette fois-ci, le sac était bien situé.

Restait à attendre pour savoir si la grossesse était évolutive ou pas.

Deux semaines à attendre.

Deux semaines à me renfermer dans ma bulle d'angoisse, à passer dans celle du doute, puis celle de l'espoir.

Deux semaines à porter des sous vêtements noirs pour être sûr de ne pas voir des traces rouges en allant aux toilettes.

Deux semaines à sentir les symptômes s'intensifier.

A y croire un peu. Mais en se gardant bien de se projeter. Au cas où.

Le jour du RDV pour faire l'échographie de contrôle, j'y pense. Mais je me sens sereine. Au pire si on nous annonce une mauvaise nouvelle, le lendemain on signe pour acheter notre maison. Alors de beaux projets, on en aura quand même, avec ou sans ce numérobis.

Le sac désespérément vide, noir à l'écran (mais pourquoi on appelle ça un œuf clair sérieux ?), me fait malgré tout l'effet d'un coup de poignard. Je suffoque. Je pleure. Ce sentiment de perdre beaucoup, mais rien à la fois.

On est jeudi et le gynécologue me planifie une aspiration le lundi.

Trois jours à vivre avec tous les symptômes en sachant que c'est pour rien.

Trois jours aussi à penser, à subir les phrases toutes faites des personnels soignants, qui veulent certainement apaiser la douleur mais qui, me concernant, ne font rien d'autre que nourrir une exaspération grandissante.

Mais 3 jours surtout qui m'ont apaisée. Qui m'ont permis de relativiser, de retrouver un peu d'optimisme quant à la possibilité d'avoir un 2ème enfant :
- je suis tombée enceinte sans traitement. Quand je vois ce que mon ancien gynécologue envisageait...
- je suis tombée enceinte alors que mon ours et moi ne nous voyions que les Week End (nouvelle vie, déménagement, toussa toussa)(on sait être efficace dans la baise)
- mon nouveau gynécologue va pratiquer (ou me faire faire, je sais pas bien encore) des examens, analyses en tout genre pour tenter d'avoir une explication à toutes mes fausses couches et GEU.
- Et seulement en fonction des résultats, il proposera un traitement. Ou pas.
- Je suis déjà maman d'un lutin. Donc, même si le parcours semble un peu semé d'embuches, je SAIS, je PEUX faire grandir un bébé dans mon ventre.


Pas à pas, j'avance. Pas à pas, j'espère me rapprocher du jour ou nous serons 4.

Tirer des plans sur la comète, c'est peut être bien quand on veut décrocher la lune, mais avancer pas à pas, c'est aussi être plus dans son présent et moins dans l'expectative d'un futur incertain.

vendredi 11 octobre 2013

Mets tes chaussons !!

Lorsque le lutin était tout petit, je ne lui mettais pas de chaussures (ni de chaussons). 
Pour quoi faire d'ailleurs ? Pour faire joli ? Mouais... ben le joli que tu perds à la première sortie parce que ça tombe TOUJOURS des pieds des bébés, merci, mais non merci. D'autant plus quand tu vois le prix des chaussures.

Et puis j'ai découvert les chaussons souples en cuir, élastiqués à la cheville.
Tout jolis avec leurs multiples modèles, tout confortable avec leur souplesse qui ne comprime pas le pied fragile d'un bébé.

Je me suis attelée à trouver ça sur internet.
Et à l'époque, je n'avais pas l'impression d'avoir beaucoup beaucoup le choix quant aux fournisseurs : soit la marque connue de qualité, mais ultra chère, soit les imitations, les sous marques, pas chères mais pas au top qualitativement parlant.

Au début, Le Lutin ne marchant pas, j'ai opté pour la 2nde option.
Mais dès que Le Lutin s'est mis debout, puis à marcher, le manque de qualité c'est fait cruellement sentir.
Alors la mort dans l'âme, j'ai renoncé à ces petits chaussons que je trouvais quand même bien mignons.

Et je n'y ai plus trop repensé. D'autant plus que Le Lutin ayant franchi le cap des 4 ans cette été, je n'imaginais même pas qu'il puisse encore y avoir des chaussons comme ceux là à sa taille.

Mais au détour d'un mail, la marque Tichoups m'a contactée.
Et là, tu tombes de joie, tu tombes de bonheur : des chaussons trop jolis, des modèles fourrés (je t'ai dis que j'avais rallumé le chauffage ?), des modèles colorés, à la taille du graaaannnd pied du lutin... Et pas chers !!
Comme Tichoups a eu la gentillesse de m'en offrir une paire, enfin pas à moi, ils les font pas encore pour adultes (pourtant les fourrés me font rêver...), Le Lutin a pu choisir un modèle.

Des fusées, pour aller très loin loin dans le ciel. (c'est beau la naïveté des enfants quand même...).

Sitôt commandés, sitôt reçus.

Et c'est le top ! Joliment finis, le cuir bien souple et doux, semblent bien résistants (on a testé la flaque d'eau sur le pallier de la porte)("parce que c'est trop rigolo", dixit le salle gosse qui s'est plaint dans la foulée d'avoir le pied droit mouillé).

Je remercie Tichoups pour m'avoir fait redécouvrir ces chaussons en cuir souples et m'avoir fait réaliser qu'ils en existaient des grandes tailles !

Et pour participer au choix des futurs modèles et connaitre l'actualité de la marque, je vous invite à les suivre sur leur page Facebook !