lundi 12 août 2013

J'ai testé : survivre une journée sans mon téléphone.

Nabilla a déclaré que son téléphone, c'est un peu comme son string, elle l'a toujours sur elle.
Je suis comme elle (Sauf que pour ma part, ça serait plus comme mes shortys Petit Bateau).

Je le quitte rarement. Je l'ai même avec moi lorsque je vais aux toilettes (mais je ne le mets plus dans la poche arrière de mon pantalon, je sais tirer des leçons de mes expériences).

Je m'en sers pour tout (et n'importe quoi) : je fouine sur les réseaux sociaux, je survole les infos, lis les blogs, me laisse guider par le GPS, relève mes mails, joue... Et je téléphone. Aussi.

Mais depuis quelques temps, je vois la batterie diminuer très rapidement. Trop. Et comme mon modèle n'est pas réputé pour sa rapidité de chargement lorsqu'il est branché sur un ordi ou dans la voiture, depuis plusieurs soirs en rentrant, la première chose que je fais, ce n'est plus de me jeter sur mon-presque-4-ans pour lui faire des bisous, ni même allumer la télé parce que je risque de manquer la quotidienne de Secret Story. Mais rebrancher mon précieux.

Face à ma détresse, l'Ours me conseille de faire plusieurs cycles de charges complets : c'est à dire laisser s'éteindre le téléphone, épuisé par la décharge complète. Puis tenter de le rallumer (oui parfois, dans un dernier sursaut, le téléphone se rallume... mais ne te laisse pas le temps de rentrer le code pin et s'éteint de nouveau).

Et quand enfin, le téléphone ne se rallume plus, tu attends encore 2 h, et là seulement, tu peux le brancher.
Une fois ton précieux chargé à 100%, tu le laisses encore 2h.

Et après, tu peux l'allumer. Et recommencer ce manège pour 3 cycles de charge.

Suivant les conseils avisés de mon Ours, je me résigne à devoir passer un temps indéterminé (qui me parait bien long) sans mon téléphone.

Et c'est ainsi, que samedi soir constatant les 12 petits % restants, je profite pleinement de ses derniers instants précieux.
Je tweete, je like les photos sur IG, et surtout, surtout, je tente de remporter ma mission sur Candy Crush (le jeu le plus addictif que je connaisse).

Le téléphone s'éteindra sur le petit matin, le dimanche. Ma traversée du désert commencera donc ce dimanche matin à 6h37. (Si, quand tu es accro à ton portable, tu te sens seule, perdue sans repère sans lui).
A 2 reprises, il s'est allumé lorsque j'appuyais sur la touche, mais à 11 h, il est définitivement déchargé.
J'attends les 2h préconisées par l'Ours avant de le brancher.

Il est donc 13h. Et depuis 5h27, je suis sans mon précieux.

Je suis en manque : mes mails, mes twittos, mes IGers... mon blog... (non, pas Candy crush, j'ai fini la mission la veille au soir je te rappelle et dois donc attendre 24h avant de passer à la suivante)
Alors n'y tenant plus, je déloge le lutin qui regardait tranquillement un dessin animé. En bonne mère indigne que je suis, j'assène un "allez hop, ça suffit, tu as trop regardé de dessins animés, il fait beau, tu vas jouer dehors. Epicétou !" (même s'il ne regardait ledit dessin depuis seulement 5 min. Même si dehors il ne fait pas beau).

Mais ce n'est pas pareil. Plus long, moins instinctif, je suis perdue dans le fil de mes actus.

La journée passe péniblement (même si j'ai des cartons à faire et qu'on est en droit de supposer que je devrais avoir les mains occupées...).

En milieu d'aprem', on ira même au cinéma voir Moi Moche et Méchant 2, officiellement pour faire plaisir au Lutin, officieusement pour me permettre de passer plus vite le temps.

Enfin, en rentrant le soir, je vois que la batterie est chargée à 100%.

J'attends encore 2h avant de pouvoir récupérer mon précieux.

Il est 21h14 quand je peux enfin le rallumer ! Je serais restée 14h37 sans mon téléphone.

Tout y est, je file relever tous mes fils d'actu, envoyer des messages pour informer que je suis encore en vie. Accessoirement, réceptionner les sms (je n'en reçois pas souvent, mais tous ceux qui avaient quelque chose à m'écrire l'ont fait pendant ma phase de déconnection.)

Bilan :
- J'ai pris conscience de mon degré de dépendance à mon téléphone. Mais n'envisage pas de me sevrer.
- Je n'ai pas le sentiment que les performances de ma batterie aient été améliorées (mais étant donné le manque ressenti, j'ai passé beaucoup de temps dessus, pour compenser).

Dire que ça n'était qu'un cycle et qu'il m'en faut encore 2...



Lil'Mum, addicte qui ne se soigne pas.
 
 






10 commentaires:

  1. Je suis à peu près aussi accro que toi mais mon téléphone n'a pas encore de nom tiens ;)

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    1. Haha, je ne l'appelle pas mon précieux. C'est juste pour l'article en fait ;-)

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  2. J'ai ressenti le manque rien qu'en te lisant. Je devrais peut être tenter l'expérience mais je sais pas si je pourrais survivre. C'est une vraie drogue ces trucs la pire que la cigarette !!!

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    1. Je ne sais pas pour la cigarette, mais je sais que l'Ours me fait souvent la remarque : je suis tout le temps dessus !

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  3. Je cherchais un sac à main... et va savoir comment, j'ai atteri sur ton blog. Et depuis quasi 1h, je lis tes articles qui me font rire ! Bon, certains moins, alors je voud souhaite dr faire votre deuz rapidement !

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    1. Merci, et bienvenue dans mon univers !

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  4. C'est pas possible d'être aussi addict à un tel objet quand on y pense ! .. je compte me sevrer du téléphone (et d'internet surtout) durant mes vacances .... enfin je vais essayer hein ? ;)

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    1. Oui, c'est fou !
      Bon courage pour ton sevrage alors, tu nous diras ;-)

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  5. c'est vrai que le telephone est devenu un outils qui s'est rendu indispensable !
    Meme si je suis accro a mon tel la semaine, je m'oblige a le laisser dans son coin le week end pour avoir plus de temps pour autres choses :)

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    1. Ha mais justement, c'est le WE le pire ! parce que j'ai le temps !!

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