mercredi 17 avril 2013

On ne choisit pas ses voisins...

Quand tu envisages d'acheter un bien immobilier, il y a quelques paramètres que tu peux connaître au préalable : l'environnement, la proximité des commerces, des écoles... Et puis ceux que tu ne peux pas maîtriser. Tes voisins.
 
Lorsqu'on a emménagé, on s'est retrouvé encadré de 2 voisins. Enfin 2 familles. A gauche, les discrets (sauf quand ils disputent leurs gamins), ceux à qui ont dit bonjour cordialement, mais sans plus (ce sont d'ailleurs eux qui vendent aussi). Et puis ceux de droite, ceux avec qui on a vite sympathisé et qui sont des amis maintenant.
 
Il se trouve que ces amis ont acheté une maison vachement plus loin. A 100m en fait. On les voit donc presque aussi souvent, ça ne change pas grand chose finalement (je peux toujours compter sur mon mojito comme je te le disais ici).
 
Mais puisqu'ils ont acheté un autre bien, ils ont du vendre leur ancienne maison. Depuis janvier, le changement de propriétaires a été signé. Les nouveaux n'ont pas emménagé tout de suite puisqu'ils voulaient faire "quelques" aménagements pour mettre la maison à leur goût. Normal quoi.
 
Ils font eux mêmes les travaux, et comme ils travaillent la semaine, leur temps libre est le WE et donc c'est aussi leur moment pour venir faire leurs "quelques" aménagements.
 
Ce que nous n'avions pas compris, c'était que le terme "quelque" est assez relatif en fait. 
 
Pour moi, "quelques", c'est refaire un peu de déco.
Pour eux, c'est changer les sols (carrelage et lino, RDC et l'étage), dépapièter, poncer, enduire, repeindre, refaire intégralement la cuisine aménagée et équipée, refaire la salle de bain, refaire l'électricité...
 
On a pris conscience de notre mécompréhension au bout d'un mois.
 
Un long mois pendant lequel tous les WE étaient ponctués les coups de marteau, de burin, les bruits de marteau piqueur... 
 
Ils ont voulu commencer par changer le carrelage et le lino. Ce qui implique des coups de burin pour arracher l'un et un dissolvant puissant pour décoller l'autre.
 
Les coups de burin, on les a très bien entendu.
L'odeur nauséabonde de la colle ne nous a pas touché (par je ne sais quel miracle), mais a incommodé pendant 2 jours les autres voisins.
Ce n'était que le premier WE des travaux.
 
Le WE suivant, l'arrachage du carrelage à continuer, rythmé par les coups. Puis à suivi le chant de la scie électrique pour découper les nouveaux carreaux. Ça a duré pas moins de 4 WE.
 
Ils ont aussi voulu décoller les papiers-peints. Et boucher/ré-enduire les trous. Normal aussi de vouloir arriver dans une maison bien finie. Encore une fois, ces travaux (vas-y que je frotte les murs, que je gratte, que je tappe) ont duré encore un WE.
 
Ils se sont aussi attaqué à la cuisine, voulant la refaire intégralement.
 
De nouveau des coups de burins, des perceuses qui percent, des dévisseuses qui dévissent.
Sur le mur mitoyen avec nous. C'est à dire que les bruits sont multipliés par... 10 au moins.
 
On a su rester patient avec L'ours, comprenant que lorsqu'on emménage, on fait des travaux. C'est normal.
Ce qu'on a commencé à moins trouvé normal, ce sont les coups de marteaux donnés dès 8h du mat, un samedi.
 
Bon, je ne travaille pas, le WE est peut être un peu moins sacré pour moi. Mais pour l'Ours qui se tapait à une période pas moins de 2h de trajets aller et pareil au retour, c'était quand même appréciable de pouvoir être en WE. Mais depuis plus de 2 mois (10 WE précisément), on ne compte plus sur la tranquillité de ces 2 jours.
Pourtant dans notre copro, le règlement stipule que le dimanche est un jour pendant lequel on doit préserver la tranquillité de l'environnement : pas de tondeuse, ni de tronçonneuse... ni le combo marteau/burin/perçeuse/visseuse.
 
Je dois bien avouer que ces voisins commencent un peu à me plaire. Surtout qu'on en est à pas moins de 10 long WE de travaux. 
 
Alors quand hier, à 7h15 le premier coup de marteau a frappé le mur de ma tête de lit, j'ai un peu vu rouge...
7h15, un mercredi matin !!!
Certes, ce n'est pas le WE. Mais c'est le jour des enfants. Et puis merde quoi ! 7h15 !
 
Ce coup de marteau de trop (et surtout trop tôt) a sonné la fin de mon attitude courtoise et diplomatique.
 
 
 
 

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