jeudi 28 mars 2013

Dis moi comment tu parles, je te dirais comment je te comprends #3

Communiquer
Suis-je clair ?
 
 
Le vocabulaire du lutin s'étoffe de plus en plus, parfois même nous surprend. J'avais commencé à t'exposer dans cet article l'étendue des dégats de ses connaissances.
Mais il n'en demeure pas moins qu'un 3-ans-et-demi a un parler qui lui est propre...
 
Encore une fois, la prononciation de certains mots est compliquée :
Quand le Lutin est malade, il ne vomit pas. Il romit.
Et pour le soigner, il prends ses dicaments. (Oui, parce que médicaments se sont les miens. Logique)
Quand il est guéri et qu'il retrouve la pêche, il ne court pas jusque là. Mais rusque là.
Quand il a besoins de nous appeler son père et moi, il ne demande pas "papa et maman", mais "mapa". Plus simple.
 
A son âge, il comprend que les mots ont un sens. mais il est confronté parfois à des emplois qui le destabilisent. Entre autre avec les mots petits et grands.
Mon Lutin est un grand maintenant puisqu'il ne prend plus sa tétine, va aux toilettes... Et va à l'école ! Oui, sauf qu'à l'école, on lui dit que c'est un petit. Alors c'est confus : il est grand en dehors de l'école, mais dans l'enceinte de l'école il est petit ?
Il a du mal avec ce terme à ce positionner. D'autant plus qu'il est dans une classe mixte à double niveau, petits et moyens et que lors des ateliers, la maitresse demande aux petits de se regrouper. Mais pendant l'atelier, il ne faut pas faire de bêtise (renverser la peinture, coller les cheveux des copines, boire l'eau de rinçage des pinceaux...) car à leur âge, se sont des grands... Avouez qu'on y perd notre français.
 
Je suis sûre d'oublier encore des mots écorchés, ou des expressions...
 
 
 
 
 
 
 
 
 

samedi 16 mars 2013

Comment tu t'appelles ?

Pour faire suite à l'article d'hier (que tu as lu pensant que j'allais te parler de kama Sutra ? Avoue.), je vais aborder le choix du prénom.
 
Avant même d'être enceinte du Lutin, l'Ours et moi avions chacun une idée concernant le prénom pour une fille. Différente l'idée. Forcément.
 
L'ours avait catégoriquement refusé mon choix, pas même en second ou troisième prénom.
 
Celui auquel lui pensait ne me déplaisait pas, on cherchait des variantes qui nous plairaient vraiment.
 
Certains d'attendre une fille, nous n'avions même pas envisagé des prénoms de garçon. Pour quoi faire ?
 
Donc contents de notre choix pour notre puce à venir, on se pensait tranquille.
 
Sauf que, comme tu le sais, le Lutin est un garçon et non pas une fille.
 
Donc à 5 mois de grossesse, nous nous sommes retrouvés à éplucher les livres de prénoms. Ultra rébarbatif comme activité. Une succession de prénoms par ordre alphabétique, le caractère prêté pour chacun, les variantes possibles...
 
 
Pour simplifier la tâche, on a établi une liste de critères d'exclusion :
- pas de prénom porté dans la famille (Je précise que l'ours n'ayant pas moins d'une bonne quarantaine de cousins et cousines, que la plupart ont déjà plusieurs enfants, pas mal de prénoms sont déjà entrés dans le cercles familiale et sont donc d'office exclus de nos choix)
- pas le prénom des amis et enfants d'amis proches
- pas de prénom permettant des jeux de mots (par ex : Dominic, nique, nique, nique...)(et là j'ai vu l'étendu des dégâts concernant les jeux de mots de l'ours)
- pas le prénom des ex (c'est con, certains avaient des prénoms sympas) (je t'aime mon Ours)
- pas de prénoms de personnes connues
 
Nous restait peu de choix.
 
Nous avions décidé de ne pas discuter ni révéler nos idées à notre famille craignant d'être confronté à : "han, mais j'en connais un qui s'appelle comme ça et qu'est ce qu'il est pénible/bête/insupportable/tête à claque...". Le choix n'en aurait été que plus compliqué et plus restreint.
 
Aux fils des mois, nos listes se sont allongées. Ajoutant les prénoms lus, entendus, imaginés... 
 
 
Puis elles se sont allégées et enfin, la veille du terme, il nous restait 2 prénoms : le mien et le sien.
Le jour du terme, idem. Le lendemain du terme (le Lutin toujours au chaud dans mon ventre), itou. Ce même jour on nous a annoncé que j'accoucherai par césarienne.
Devant ma peine et mon désespoir, l'Ours a donc été bon prince et m'a dit qu'on l'appellerait par le prénom de ma liste.
 
3 ans et demi après, on regrette amèrement notre choix. Ce prénom ne lui va pas du tout. En plus il est moche et tout le monde l'a donné à ses rejetons...
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Nan, mais je déconne hein. On est ultra content du prénom qu'on lui a donné, qui lui va bien avec sa bouille espiègle et qui ira bien à l'adulte qu'il va devenir !
 
 
 
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vendredi 15 mars 2013

De l'importance du sexe

Chaque couple est différent. Et donc l'importance du sexe est différente d'un couple à l'autre. Voire même d'une personne à une autre. Si pour certains c'est primordial, pour d'autres c'est assez secondaire.
 
Pour ma part, je trouvais ça assez... secondaire. Monsieur Ours, lui pensait que c'était important.
 
Important parce que ça lui permettait de rendre l'avenir plus concret. Moi, du concret, j'en avais déjà. Je pouvais comprendre son point de vue, mais c'est vrai que pour moi, les papillons que je sentais dans mon ventre me suffisaient.
 
Ceci dit, j'étais curieuse. Même si j'avais besoin d'être rassurée sur d'autres éléments, le sexe permettrait de se projeter plus dans l'avenir.
 
Alors avant de pouvoir avoir la possibilité de connaître le sexe tous les 2, on a pas mal imaginé, rêvé, fantasmé ensemble. On s'est bien sûr projeté.
 
Et puis finallement, sans trop savoir pourquoi, on a envisagé l'une des 2 alternatives possibles.
 
Pendant 2 mois au moins, on était convaincu que la petite graine qui poussait en moi était une fille.
 
L'ours conservait un doute. Moi, à travers mon ventre je l'appelais déjà "ma puce", "ma chérie", "ma fille".
On avait envisagé 1 ou 2 prénom, mais malgré tout, on attendait la confirmation à l'échographie. Enfin surtout lui, parce que moi, je faisais confiance aveuglément à mon instinct : mon bébé était une fille, épissétou.
 
Lors de l'écho, mon inquiétude portait sur la santé de mon bébé.
Lorsque l'échographe, après s'être assurée que notre bébé allait bien, nous a demandé si nous avions des questions, l'ours et moi lui avons demandé le sexe, persuadés d'avoir confirmation que nous attendions une fille.
 
Alors quand elle a lancé : "ha ben il n'y a pas de doute... on voit bien le sexe et les bourses", je me suis dit qu'il fallait que je revois mon anatomie parce que pour moi les filles n'avaient pas de bourses... mais bon.
Et elle a lâché le fameux "C'est un garçon !".
 
Ahem.
 
J'ai rigolé. Elle était sérieuse. J'ai regardé Monsieur ours, étonné.
 
J'ai donc compris que mon 6ème sens était parti en congé avec mon instinct.
 
Et bien que rassurée d'avoir un bébé en pleine forme et bien portant, j'ai pendant quelques semaines eu du mal à dire mon fils, mon garçon.
 
Non pas que je ne voulais pas d'un garçon, mais après 2 mois à parler à ma fille à travers mon ventre, j'avais du mal à parler à mon fils quoi.
 
Et après un petit temps d'adaptation, j'ai pris plaisir à nous envisager avec un garçon, à penser sa chambre, à penser à son prénom...
 
Le sexe était secondaire pour moi, mais finalement je suis contente que ça soit devenu important.
 
Si deuxième il y a, je pense que nous aurons de nouveau la curiosité de savoir qui se cache dans mon ventre.
 
Et vous alors ? le sexe ? important ou pas ?
 

 
 
 
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