mardi 22 janvier 2013

La femme de mon voisin

Hou, en voilà un titre qui claque du slip !

Mais je ne sais pas comment l'intituler. Alors va pour un titre pourri.

Le voisin dont je parle, c'est lui. Mon point de vue le concernant est resté le même pendant longtemps : c'est un nombriliste. Tout tourne autour de lui, et si tu fais quelque chose comme lui, il le fait mieux que toi.

Comme je suis une personne civilisée et qui sait se tenir en société (et que ce voisin fait 2 têtes de plus que moi), je me retiens, les rares fois où je suis amenée à le voir, pour ne pas l'emplafonner.

Sauf qu'il est le papa d'une petite blondinette qui s'entend très bien avec mon Lutin. Et que nos minis aiment passer du temps ensemble.
Et sauf qu'il a beau m'être insupportable, il n'est pas le dernier pour proposer de t'aider quand t'es en galère de garderie (n'allez pas croire, ce n'est pas altruiste, ça lui permet juste de se faire mousser un peu et de pouvoir dire qu'il t'a vachement dépanné quand même ce jour où tu étais trop juste pour être à l'heure au centre).

Donc bref, on se fréquente.
Même que lui et sa femme nous ont invité dans leur nouvelle maison (que t'as vu comme elle est trop grande et que c'est trop mieux parce que bon, l'autre était un peu petite). Et je vais te dire, c'était pas une soirée inoubliable, mais je dois reconnaître qu'on a passé un bon moment.

Sa femme, elle n'est pas comme lui, mais comme c'est sa femme, je l'avais mise un peu dans le même panier.

Elle m'avait d'ailleurs envoyé un texto personnalisé pour la nouvelle année dans lequel elle faisait rimer 2013 avec année des fraises. C'était gentil.

Et puis je l'ai croisé un soir. Et comme c'est le début d'année, tu prends le temps de t'arrêter, de te faire la bise pour te souhaiter les voeux.
Et elle m'a reparlé du texto. Elle me l'a redit. Vraiment, de tout coeur, elle me souhaitais que 2013 soit l'année de la fraise. Elle qui d'habitude est très grande gueule, qui donne l'impression d'être (je sais pas trop comment dire) sans trop de profondeur, là elle était très concernée, très franche.

Et s'en est suivi des paroles que je n'aurais jamais cru entendre un jour sortir de sa bouche.
Elle et son con de mari ont 2 filles de plus de 5 ans d'écart. Elle me dit qu'en effet c'est un choix, qu'ils n'ont pas eu de soucis pour avoir leurs 2 filles.
Mais qu'elle imagine que ça doit être dur pour nous. Qu'elle pense à nous et que même si nous avons déjà un Lutin elle comprend qu'on ne vive pas trop bien le manque d'un 2ème enfant. Que d'avoir déjà un premier est certes une chance, mais n'est pas une raison pour ne pas reconnaitre que c'est une souffrance de multiplier les fausses couches ou autre.

Je n'en reviens pas. Elle dont je ne me trouve pas forcément proche, cette femme qui est marié à un con (mais qui ne l'est peut être pas tant que ça), elle est capable de comprendre (ou tout du moins d'imaginer) ce qu'on peut ressentir, alors que certaines personnes de ma famille*** n'en sont pas capables.
Alors qu'une personne de ma famille*** a même pensé drôle d'essayer de me dégoûter d'un 2ème, ou y va de son : "t'en a déjà un contente t'en".

Alors ma voisine (enfin ex-voisine), si tu me lis (mais je n'espère pas vu ce que j'écris sur ton mari), je te dis un grand merci pour tes propos. Merci de tes voeux de bonne année que tu m'as sincèrement souhaité. Et désolée de t'avoir peut être mal jugé.
Désolée de penser que ton mari est un con.


 ***Edit : Suite à des commentaires ici ou twitter ou autre, je tiens à préciser : Nos familles proches (parents, soeurs et leur familles) nous soutiennent et trouvent les bons mots. Là pour cet article, c'est plus à la famille "moins" proche à laquelle je fais réference.
Si la famille proche me lit (huhu, je sais que c'est le cas), sachez que je vous remercie d'être là, de partager nos moments de coup de mou, de trouver avec vos mots les façons de nous remonter le moral. Un gros merci et de tendres bisous.



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vendredi 18 janvier 2013

Dis-moi comment tu parles, je te dirai comment je te comprends #1

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Tu m'écoutes papa ?
 
Je me souviens du premier mot qu'il a prononcé. Non, ce n'était pas papapapa, ni mamamama.
C'était "Enco". Pour encore donc. La première fois qu'il l'a prononcé, c'était pour manifester son envie de continuer à manger son petit pot.
"Enco". Et il aquiescait de la tête pour appuyer son mot.
Si jeune et déjà il avait tout compris. Savoir dire Papa ou maman, ne le nourrirait pas. Il n'obtiendrait rien de plus que des parents gagas qui s'extasieraient devant lui sans rien faire de concret. Aucun intérêt donc.
En revanche, ce "Enco", c'était clairement exprimer un désir non assouvi. Et c'était aussi le mot qui asservirait au mieux ses parents.
Pas assez mangé ? "Enco".
Pas assez jeter doudou par terre ? "Enco" pour que nous lui ramassions. Et qu'il le rejette par terre. Pour la 20ème fois. 
Pas assez rigolé ? "Enco" et Monsieur Ours et moi repartions dans nos clowneries pour entendre l'éclat de rire de ce petit tyran.
Pas assez de chanson ? "Enco"...
 
Bref, ce simple mot, tu ne réalises pas tout ce qu'il implique avant que ton enfant ne le prononce. Et manque de pot pour nous, il l'a prononcé tôt. 
 
Heureusement, depuis, son langage a évolué. 
 
Bien sûr, à son âge, la prononciation peut encore s'améliorer.
Chez nous les choses ne sont pas "petites", mais pôtites.
Chez nous, on ne dit pas "parce que", mais pâque. Plus simple.
Chez nous, on ne regarde pas un "feu d'artifice", mais un feu dentifrice
Je passe sur le son "je" qui pendant longtemps a été "ze" : "Moi, ze veux zouer à un zeu". Le cheveux sur la langue semble battre en retraite.   
 
Bien sûr à son âge, la syntaxe n'est pas irréprochable.
Par exemple, chez nous, les choses ne sont pas "très, très loin", elles sont très loin, loin.
Mon 3 ans et demi ne demande pas "est-ce que tu peux m'aider ?", mais "est-ce que tu peux me t'aider" (logique puisque nous lui demandons ""Tu veux que je t'aide ?")
Dans le même esprit, il nous dis "Tu peux me t'assoir ?" pour l'assoir dans sa chaise à table ou dans la voiture. (puisque nous lui demandons "tu veux que je t'assois ?")
Chez nous, les choses ne sont pas "à l'envers", mais à l'enverte
Dans les histoires qu'il nous raconte, il arrive que ça soit pareil, mais en pas en même
 
Bien sûr, à son âge, il arrive que les mots ne soient pas toujours employés à bon escient.
Un jour où je me bats avec ma cire épilatoire, ma tête blonde me demande :
- Tu mets tes piles maman ?
- Heu non mon chéri, je m'épile.
- Haaaa, d'accord, j'avais pas compris.
(Pourtant, il sait à quoi ressemble des piles... Je me demande encore où pensait il que j'aurais pu les mettre ses foutues piles. Enfin bref.)
 
Ou une autre fois, avec son père, alors qu'il est l'heure d'aller au lit, le Lutin pianote. Son père lui explique que c'est l'heure d'aller se coucher.
- Oui, attends, je finis mon bout de musique
- Ton morceau de musique tu veux dire ?
- Oui, mon bout. (Il faudra d'ailleurs que je lui explique qu'une succession de notes tapée au hasard et sans harmonie, ne s'appelle pas forcément musique, mais tintamare)(marabout, marabout, marabout, bout,bout... Bout d'ficelle, Bout d'ficelle, Bout d'ficelle, celle, celle...)(je sais que tu aimes bien quand je te mets des chansons pourries en tête).
 
Bref, l'apprentissage de notre langue est une longue période, occasionnant des incompréhensions, et du coup, des frustration, mais occasionnant aussi tellement de fous rire !
 
Et vous, comment ils parlent vos minis ? leurs erreurs de syntaxes les plus marrantes ? allez racontez ! 
 
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mercredi 2 janvier 2013

Quoi vous souhaiter pour 2013 ?

Je pensais que mon premier post de l'année me permettrais de faire un article sur un truc qui me hérisse le poil, un truc spécifique au début d'année : le sms de bonne année !
Pas le personnalisé, pas celui qui t'es vraiment adressé, non. Celui qui est envoyé en masse, à tout le répertoire de l'expéditeur, celui qui ne contient que "Bonne année" (éventuellement 2013).
Ce sms qui révèle toute l'hypocrisie du souhait, celui qui te donne l'impression de n'être qu'un numéro (de téléphone en l'occurrence).
 
J'aurais pu en écrire des lignes pour dire tout  ce que je pense de ce sms et de son expéditeur... Mais cette année, je n'en ai pas reçu tant que ça.
Alors plutôt que de commencer l'année par un article façon énervée, je vais m'attacher à commencer sur des bases de zen attitude !
 
Ce qui m'amène à vous souhaiter une belle année 2013.
Une année qui vous apporte en quantité non négligeable des moments de joie, de bonheur. Des moments de tendresse et de complicité avec vos proches !
 
Je vous souhaite d'avancer, voire même de concrétiser vos projets.
 
Je vous souhaite d'être en harmonie avec vous même, avec votre moitié(e), avec les personnes qui vous sont chères.
 
Je vous souhaite d'être épanoui dans votre job, ou à la maison, ou pour tout autre activité ! 
 
Je vous souhaite de faire de 2013 une année magique !!
 
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