lundi 26 novembre 2012

On ne dirait pas hein, mais c'est aussi MON fils !!!

Pendant 9 mois (et même un peu plus), le Lutin a grandi en moi. Passant dans ce laps de temps d'à peine une cellule à 3.700kg (pour 52cm).
 
Ce qui laisse des traces. Forcément.
 
Je parle des kilos superflus (qui malgré mes cure de chocolats, de bonbons et de gâteaux, ne disparaissent pas... je ne comprends pas), je parle de ces cernes (que dis-je, ces valises) qui marquent le dessous de mes yeux, je parle de mes cheveux blancs que je dissimule sous des couleurs (avec des essais plus ou moins concluants).
Ha oui, et je parle aussi de mes vergetures, celles que j'ai repoussé tout au long de ma grossesse, mais qui sont apparues... le lendemain du terme. Sic.
 
Je ne vais pas revenir sur toutes ces choses trop bien pendant la grossesse comme les petits dej au lit apportés amoureusement pas Monsieur Ours et mon incapacité à accèder à moins de 2 m de la cuisine (et donc de cuisiner), ou encore ces moments câlins partagé à travers mon ventre...
 
Non, je ne vais pas revenir dessus car le propos de cet article est de me plaindre.
 
9 mois dans mon corps, 9 mois pendant lesquels j'ai naïvement cru que tu prendrais certains de mes traits. Oh, pas tous hein, je me doutais bien qu'étant 2 pour te concevoir, tu ressemblerais un peu aussi à ton papa.
 
Est ce parce que j'étais persuadé que tu étais une fille jusqu'au 5ème mois ? (Si tel est le cas, saches que ton papa aussi pensait come moi. Il n'y a donc aucune raison que tu aies choisi de lui ressembler plus à lui qu'à moi...).
 
T'as bien tenté de faire genre au début : on pouvait distinguer la forme de mon crâne, éventuellement du haut du visage... c'était discret comme ressemblance. Discret, mais présent. Ca a d'ailleurs suffit à me contenter.
 
Mais depuis quelques temps, le nombre de personnes qui évoquent ta ressemblance avec nous, tes parents, sont unanimes : "C'est fou ce qu'il ressemble à son papa !"
Ou encore : "c'est marrant, certains papas, on ne se demande même pas qui est leur enfant tellement c'est un copié/collé".
Mouais, c'est ça, c'est "marrant"...
 
Et puis parfois lorsque des copines me disent "Qu'est ce qu'il est beau ton fils" j'ai à peine le temps de ma la péter qu'elles enchaînent avec : "Qu'est ce qu'il ressemble à Monsieur Ours"...
Dans ces cas là, inutile de préciser que Monsieur Ours a vite fait de faire un raccourci : "Qu'est ce qu'il est beau Monsieur Ours". Mais bref, passons.
 
Alors pourquoi finalement, as-tu tout pris de ton père ? (le fait qu'il soit le plus beau n'excuse pas tout, j'ai un égo, n'oublie pas de le flatter...)
 
En fait, la question que je me pose, c'est pas forcément pourquoi as-tu tout pris de ton père, mais plus pourquoi n'as-tu rien pris de moi ?
Petite nuance mais qui a toute son importance. Parce que par exemple, les yeux. Ton père les a verts. Toi bleu. Il serait simple de dire que tu as mes yeux, mais même pas ! J'ai en effet les yeux clairs. Éventuellement bleus, ou gris, c'est selon la luminosité.
Mais en fait le bleu de tes yeux, c'est exactement celui de ta Mamou. Ma mère. Même ce que tu ne prends pas chez ton père, tu ne le prends pas chez moi !
 
Mon Lutin, j'ai envie de t'en vouloir parfois pour oser me faire un tel affront. Mais quand je vois ta bouille d'amour, la forme de tes yeux, de ton sourire, ton air espiègle, ton petit bout de nez... je me dis qu'en fait t'as peut être bien fait !
 
 Liens-pere-fils.jpg
 
 
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jeudi 22 novembre 2012

Spot e-fluent Mums, une grande première !

Avoir créé mon blog m'a permis de "vider mon sac" (sans dec' ?!?)

Mais ça m'a également permis de faire pas mal de jolies rencontres aussi bien sur le net que dans la vraie vie (IRL ça s'appelle quand t'es in).

D'après ce que je sais (ou tout du moins pense savoir), je suis lue par des personnes n'ayant pas de blog et dans ce cas échanger dans les commentaires ou par messages privés c'est très sympa, mais il est plus compliqué de franchir le cap et de se rencontrer...
Alors pour les personnes qui ont un blog, l'opportunité de mettre un visage sur un pseudo, sur un blog, a été possible à grande échelle grâce au magazine Paroles de Manans, qui organisait la première édition du Spot E-Fluent Mums ce mercredi 21 novembre.

200 blogueurs (4 hommes pour 196 femmes, on est vraiment obligé de mettre au masculin ? ) réunis dans un espace juste somptueux (décoré par Annie Hérault ) agencé de façon à accueillir 50 marques partenaires (Stokke, Pabobo, MagicBed...) et 8 conférences.

Autant te dire qu'avoir la possibilité de faire parti de cet évènement, c'était juste le pied.

Le pied pour plein de choses :
- Déjà avoir l'opportunité de rencontrer en vrai de vrai des personnes, blogueuses en l'occurence, avec qui j'ai créé des liens via mon blog, via twitter ou facebook. Et là, je n'ai pas été déçue ! C'est marrant d'arriver à échanger comme je le fais avec certaines derrière un clavier et de se retrouver de vive voix, limite de continuer une conversation tenue la veille.
- Participer à certaines conférences, toutes ne me concernaient pas, mais j'ai appris des choses, découvert d'autres... Très interessant.
- Rencontrer des partenaires, c'est à dire des marques autour de la petite enfance, avec lesquels on peut mettre en place des concours sur nos blogs, des articles dit sponsorisés... Mais ça a été pour moi l'occasion de rencontrer des hommes et des femmes avec lesquels on a bien rigolé, je pense entre autre à un concours de pliage de lit, le magicbed, ayant eu lieu entre Voilà Papa et Caro de Jules et Moa...
- Etre flattée/fière d'en être ! (Oui, tenir un blog, de mon point de vue, revêt forcément une dimension narcissique : avoir envie d'être lue, appréciée...)
- Et enfin, une raison en lien avec mon ancien boulot, retrouver des personnes avec qui j'ai eu l'occasion de travailler, de monter des projets... Je me suis plu à les revoir, les surprendre lorsqu'ils m'ont vu, réalisant que derrière Lil'Mum, se cachait une personne qu'ils connaissaient autrement...

C'était un bon moment, un excellent moment même, une journée qui est passée très vite, pendant laquelle je me suis amusée, j'ai été chouchoutée (merci le stand massage), j'ai été gatée !

Pour savoir la complexité que c'est d'organiser un tel évènement, je tire mon chapeau à l'équipe de Parole de Mamans qui a monté ce projet, ce Spot E-fluent Mums, permettant de nous faire passer des très bons moments.

Mon article pour la deuxième édition des E-fluent Mums, c'est ici !

Spot-E-fluent-mums-2012.jpg

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lundi 19 novembre 2012

Roule ma poule ! (ou pas)

Devenir parents, ça a été pour ma part prendre conscience qu'un petit être dépendait entièrement de moi (et de Monsieur Ours), et que désormais, ma vie s'articulerait autour de lui principalement : veiller à son bien être, à sa santé, à sa sécurité, l'accompagner dans la vie pour qu'il soit heureux.

Le fait d'être à 2 parents, c'est certainement plus facile. On peut s'appuyer l'un sur l'autre, échanger, se relayer... Quand je suis avec le Lutin, je ne ressens pas forcément le poids de cette responsabilité.
Bien sûr, je veille à ce qu'il aille bien, qu'il ne manque de rien, qu'il soit en sécurité... Mais ça n'est pas omniprésent dans ma tête.

Par contre, en voiture, cette pression, je la ressens puissance 1000.
Ça passe bien sûr par l'installation dans le siège auto, mais surtout par la conduite.

Dans mon boulot, je faisais pas mal de route, pas mal de conduite en région parisienne. Les risques d'accidents étaient là, mais je n'y pensais pas forcément. D'autant plus que bien souvent, dans les bouchons, le risque de blessures est plus faible je pense, c'est juste de la carrosserie (je parle pour les voitures, pas pour les 2 roues).
Ma conduite n'est pas "sportive", ou "rapide" et je ne pense pas non plus dangereuse.
Mais je sais que dans des bouchons, (genre place de de la porte maillot, ou place Charles de Gaulle à l'Arc de triomphe...)(les franciliens voient sans doute de quoi je parle) il faut "forcer", s'insérer...

Si ça a pu me stresser au début, je n'y prête plus attention maintenant.

Sauf quand je suis avec le Lutin.

Avec lui, ma conduite n'est pas la même.
Sur autoroute, ma vitesse reste inchangée (quoi ? on ne roule pas à 180 en France ? ha merde), mais je suis plus en alerte : les camions que je double, les voitures qui me doublent, celles qui me collent au train...

Sur route chargée (ce qui est assez fréquent par chez moi), la responsabilité de ce petit homme se fait beaucoup sentir. Je suis bien sûr vigilante à mon comportement vis à vis des autres, mais je suis en alerte sur ces "autres" : les 2 roues qui slaloment entre les voitures, les voitures qui slaloment elles aussi, qui se rabattent sous ton capot, ceux qui s'insèrent alors que tu es à leur hauteur...
Autant de comportements qui imposent de ne pas être distraite, de rester concentrée.

Je pense que ce stress (mais pas dans le mauvais sens du terme) vient de se sentiment que sur route, la sécurité de mon Lutin ne dépend pas que de moi ou de Monsieur Ours. Elle dépend aussi des autres.

Et vous, quelle(s) situation(s) vous fait (font) ressentir le poids de la responsabilité de vos minis ?



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vendredi 16 novembre 2012

Avoir des enfants, ou comment ne plus avoir de dignité en société.

Au début de l'année, on a essuyé (dans tous les sens du terme d'ailleurs) des accidents répétés dans le caleçon du Lutin.
Armé de patience, d'une ATSEM top (mais avec un peu le handicap d'une maîtresse pas trop aidante) on pensait avoir réussi à accompagner mon haut comme 3 ans à acquérir le contrôle de ses sphincters.
 
Devenir autonome, arriver à faire pipi et caca (puisque c'est de ça qu'il s'agit) aux toilettes, et seulement aux toilettes ça devient possible dès lors qu'on sait se retenir.
 
Mais le Lutin, il a tellement bien compris comment se retenir qu'il se retient trop. Du coup, on a connu la constipation !
Au lieu de laisser sortir, le Lutin "empêchait de sortir le caca" (ses propres mots).
 
1 jour, 2, puis 3... tu commences à t'inquiéter un peu quand même.
Et tu prends le temps de parler avec le Lutin, de lui expliquer, de lui faire comprendre qu'il faut que son caca sorte.
Et comme ça te soucie, tu lui en parles partout, dès que tu sens qu'il se retient.
 
T'en parles devant tes potes chez qui t'es invité, entre la charcuterie et la raclette (bon appétit) :
- "Mais si mon Lutin, là je vois que tu te retiens, viens, on va aux toilettes pour que tu fasses caca. il faut que le caca sorte. Tout le monde fait caca.
Ben ? Vous n'avez plus faim ?"
 
Mais nos potes étaient indulgents, compréhensifs (avec peu d'appétit) car leur presque 5 ans avait eu le même soucis.
 
T'en parles au restaurant, avec encore les même potes, plus les clients du restau :
- "Allez viens Lutin, faut que tu fasses caca, en plus tu dois en avoir beaucoup à sortir depuis le temps que tu n'as pas fait"
 
Ce jour là, je crois que le restau n'a pas vendu beaucoup de desserts et a ramené en cuisine pas mal d'assiettes encore pleines.
 
T'en parles aux toilettes du restau, lieu qui pourrait être intime mais qui l'est beaucoup moins puisque depuis 20 min que t'y es avec le Lutin, il y a du monde derrière la porte qui entend. Qui entend tout même, y compris le "plouf".
 
Tout à ton soulagement que le transit de ton petit semble revenir, tu réalises que tu arrives à avoir des conversations, en public qui plus est, que tu ne pensais jamais, jamais avoir.
 
Et quand on dit qu' "avant t'avais des principes, maintenant t'as des gosses", tu peux aussi dire qu'avant tu avais une dignité, tu savais te tenir en société, tu avais des discussions intéressantes... Mais ton fils a eu une constipation.
 

 
 
 
 
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