lundi 29 octobre 2012

La tétine à la poubelle

A la naissance du Lutin, Monsieur Ours et moi n'étions pas pour la tétine.
 
Mais très rapidement, elle s'est imposée à nous comme objet salvateur. Faut dire que le Lutin ne se calmait qu'en tétouillant. Et moi avec mes mamelons en sang, je voulais limiter et Monsieur Ours, à force de lui faire sucer son petit doigts, voulait retrouver la jouissance de sa main.
 
Donc au bout de 7 jours, la tétine est entrée chez nous.
Joie. Soulagement.
 
Alors elle n'est pas venue seule, bien sûr. Tous parents ayant utilisé cet objet savent qu'en fait c'est 10 tétines qui débarquent chez toi pour être sûr d'en avoir toujours une de rechange en cas de perte, de nettoyage, de vol (oui à la crèche, la vie est dure)...
Grâce à cet objet d'ailleurs, on a connu les joies des réveils (nombreux) la nuit, pour remettre cette foutue tétine qui ne voulait pas tenir dans la bouche d'un Lutin endormi mais qui se réveillait en hurlant sitôt celle-ci tombée à côté.
 
Bref.
 
Passent les mois. Les années en fait.
 
A 2 ans, le pédiatre me conseille d'arrêter, ça déforme le palais de mon Lutin. On est parvenu à diminuer la consommation (plus du tout la journée, juste pour le soir et la nuit) mais de guerre lasse, on n'a pas réussi à le sevrer complètement (addictif si jeune, c'est moche).
 
J'ai eu bon espoir lorsque la dernière tétine de la maison a commencé à rendre l'âme. Mais non, il a fallu en retrouver une autre, car ma tête blonde n'était pas encore prête.
 
La Der des Der, celle que nous avions encore ce matin, manifestait pas mal de signes de faiblesses, mais le Lutin faisait mine de les ignorer...
 
Et aujourd'hui, au détour d'une conversation anodine, je lui montre l'état de sa tétine.
 
Et ça a été comme une révélation. Il l'a regardé comme si il prenait conscience pour la première fois que sa tétine était très abîmée.
Il ma l'a prise des mains et m'a dit :"mais, elle est toute cassée ! je vais la jeter dedans la poubelle moi !".
Je lui ai expliqué que j'étais d'accord, mais qu'en faisant ça, il s'endormirait sans tétine ce soir et tous les autres soirs. Il était d'accord, m'a même dit qu'il était grand qu'il ne pleurerait pas en s'endormant.
 
Il a aussi regardé ses Doudous et m'a aussi annoncé qu'il allait les jeter.
 
Je me suis interposée et ai tenté de contre-argumenter à son "mais je suis grand, je veux plus tétine et plus doudou". Je ne sais plus comment je lui ai expliqué que la tétine était pour les plus petits mais que les doudous pouvaient rester vers lui plus longtemps, mais ça a fait mouche puisque seule la tétine est partie dans les ordures.(je pense à la cop's qui nous a offert le premier doudou et qui a du faire un arrêt cardiaque en lisant ça. Rassure toi, il est sain et sauf et blotti dans les bras du Lutin à l'heure où j'écris)
 
Une fois le dos tourné, je suis allée la récupérer, au cas où (moi qui suis pourtant pour faire confiance à mon Lutin et respecter ses choix...)(tu noteras que faire les poubelles c'est presqu'une 2nde nature chez moi...)
 
Et ce soir, le couché s'est passé sans aucun soucis, pas une demande.
 
J'aurais aimé te fournir une astuce imparable pour t'aider aussi dans la séparation d'avec la tétine, te donner LA méthode, mais il n'en est rien.
C'était juste le moment, SON moment et ça a semblé naturel pour ce bonhomme.
 
Je te laisse voir quand même l'état critique de l'objet en question (et oui, il la tétait encore, malgré tout)
 
Tetine-adieu.jpg
 
 
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dimanche 28 octobre 2012

Mon cerveau était au repos

Depuis 3 mois (et demi même) je ne bosse plus.
Je ne fais pas rien, mais intellectuellement, mon cerveau n'a pas trop l'occasion d'être en surchauffe.

La semaine dernière, il m'a quand même fallu reconnecter mes neurones.
Je veux profiter d'être au chômage (en vrai, on m'a expliqué que ce n'était pas le cas, que je ne faisais pas partie des chômeurs, mais des Stagiaires de L'Etat...Sombre magouille pour fausser les chiffres...), pour obtenir, par VAE, certains diplômes.

VAE, c'est Validations des Acquis par l'Expérience. Me concernant, vu le diplôme que je souhaite obtenir et vu mon expérience, il me suffit de rédiger un mémoire qui expliquerait en quoi mes expériences professionnelles m'ont permis d'acquérir les compétences et connaissances que demande le diplôme.

Facile.

Je dois aussi passer un oral devant un jury pour expliquer tout ça et répondre à certaines questions.

Facile aussi.

D'autant plus que pour m'aider à préparer tout ça (écrit + oral), l'organisme par lequel je passe organise 7 jours de cours pour expliquer quoi mettre dans le mémoire et pour refaire le point (une mise à niveau) sur des thèmes qui feront l'objet de questions à l'oral.

Cool. J'ai l'impression qu'on nous prends par la main pour nous accompagner au mieux dans cette démarche de VAE.

Enfin, c'est ce que je croyais jusqu'à lundi matin dernier.

Parce qu'en fait de remise à niveau, pour certaines choses c'est une mise à niveau tout court !
En 5 jours, on va aborder des matière qui sont enseignée en 350h dans la formation initiale... c'est donc un ultra concentré qu'on nous donne avec plein de termes qu'il faudra maitriser le jour J mais qui je ne connais absolument pas aujourd'hui.

Ces 5 jours ont été très intenses, super éprouvant intellectuellement... Mais top ! Très enrichissants aussi.

J'ai ainsi vu l'essentiel des cours, mais il va me falloir bien bosser chez moi pour maitriser tout ce qu'on me demande.

Parce que finallement, ma VAE, ça ne sera pas les doigts dans le nez. Mais alors pas du tout !
Moi qui pensais y aller les mains dans les poches (j'exagère un peu, mais tout juste...) !

J'ai pris pleinement conscience que mon cerveau, en l'espace de 3 moi (et demi) s'était bien ramolli. Ben mon coco, va falloir se remettre en état de fonctionnement optimum. Et fissa !


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vendredi 19 octobre 2012

Le bonheur, c'est simple comme des bottes rouges

La rentrée, l'automne, les jours plus courts, la pluie... et les flaques d'eau !
 
Ces flaques, plus ou moins grosses, plus ou moins profondes, mais qui attirent avec la même force Le Lutin.
Il s'y précipite, saute à pieds joints et admire tout ce qu'il a éclaboussé : son pantalon (souvent), son manteau (parfois), sa maman (toujours).
 
Oui, toujours ! Parce que quand on marche sur le bord du chemin en rentrant de l'école (ou en y allant), je lui tiens la main et suis donc à portée d'éclaboussure.
 
Je râle, il se marre.
Plus je râle, plus il se marre. Mais même quand je me marre, il se marre (oui Le Lutin se marre souvent) (j'utilise beaucoup le verbe se marrer hein..) (ben j'arrête).
 
Jusqu'à présent, Le Lutin portait ses chaussures classiques, de tous les jours, en cuir (ou simili), pas étanches du tout.
Nous sommes donc allés lui acheter de magnifiques bottes en plastiques (que je trouve très moches, mais très pratiques quand même pour conserver les pieds aux secs).
Elles sont rouges (comme Flash Mc Queen), un peu grandes donc le Lutin peut les mettre tout seul, et il a compris qu'il aurait le droit de les mettre pour aller dans les flaques (dès lors que je ne suis pas dans un rayon de moins de 3m).
 
Une fin d'après midi, la pluie ayant rempli tous les trous de la route, des trottoirs, je prends ses bottes pour aller chercher Le Lutin à l'école.
 
Dans l'encadrement de la porte de sa classe, il me voit et me fait un sourire. Quand son regard se pose sur les bottes, il jubile (mon fils est plus content de les voir que moi... l'ingratitude des gosses)
 
Il se précipite sur un banc pour enlever ses chaussures et enfiler ses bottes.
A peine le temps d'enfiler le manteau il est dehors, à côté de la première flaque.
 
D'habitude, il n'hésite pas il saute dedans. Là, il reste devant, n'ose pas y aller.
 
Je lui explique que ses bottes son faites pour, sont étanches et qu'il peut y aller... un quart de seconde d'hésitation, un regard espiègle dans ma direction et un immense sourire : il saute.
Et je suis à côté de lui.
Mon pantalon est donc trempé.
 
Le retour d'école a été trèèèès long (dingue le nombre de flaques qu'il peut y avoir entre l'école et chez moi).
 
Les pieds du Lutin sont restés au sec.
Mais pas sont pantalon, qui n'a pas résisté aux éclaboussures répétées.
 
Les bottes, c'est bien.
 
Mais les cuissardes pour enfants, ça existe ?
 
 

lundi 15 octobre 2012

Dis mon Lutin, comment se forment les éclairs ?


 
Ce week-end, je rentrais en voiture avec Le Lutin. Arrivés en région parisienne, le temps se couvre. Il se met à pleuvoir mais les rayons du soleil, déjà bien bas étant donné l'heure, inondent la voiture.
 
Et tout à coup, en face de nous, des éclairs zèbrent les nuages sombres.
 
(T'as vu comment le décort est bien planté hein ?)
 
A l'arrière, j'entends le Lutin m'interpeller :
" - Maman, tu sais pourquoi y'a des néclairs ? (Oui, chez nous on dit un Néclair, donc au pluriel, des Néclairs)
 
Ha ben mon Lutin, attends voir... j'essaie de trouver les mots... Bon, ben tu sais les éclairs se forment losque de l'air très chaud et de l'air plus froid se rencontrent et ben...
 
" - Non Maman, mais toi tu sais pas bien.
- Ha bon ?
- Moi je sais bien pourquoi y'a des Néclairs.
- Et pourquoi alors ?
- Hé ben là avec la pluie et le soleil, le nuaze (c'est pas facile à dire nuaGe) il doit faire un arc-en-ciel. Mais le nuaze il a pas envie. Alors le soleil il chauffe très fort fort pour que le nuaze il fait l'arc-en-ciel. Mais le nuaze il est pas content que le soleil chauffe très fort fort, alors il se fâche et il fait des néclairs !! Pfiou pfiou pfiou. "
 
Et toc
 
Alors maintenant, grâce au Lutin, tu sais vraiment pourquoi il y a des Néclairs.
Dis pas merci, c'est cadeau !
 
 
 
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lundi 8 octobre 2012

C'est un cancer, mais vous avez de la chance !

medibus.jpg

Cette phrase là, mon père l'entend régulièrement. Depuis 8 ans.
 
8 ans. C'est à la fois court et long.
 
8 ans bientôt jours pour jours que le diagnostic est tombé. Par hasard.
 
Il y a 8 ans, pour un contrôle, mon père fait des examens sanguins. Banal.
Il se trouve qu'il connait le biologiste du labo, que c'est un copain, et pour rire (l'humour des biologistes est encore impénétrable pour moi) ce copain lui dit qu'il va doser aussi les PSA (des marqueurs sanguins qui, si présents en quantité trop importante, peuvent indiquer une suspicion de cancer). Mon père, à l'époque, n'a que 49 ans, et lui répond "oh, tu m'emmerdes avec tes conneries, on fait ça qu'à partir de 55 ans".(oui, mon père est toujours très poli).
 
Le copain réalise quand même le dosage. Qui s'avère anormalement élevé. Vont s'ensuivre les examens qui vont confirmer le cancer.
 
Mais les spécialistes s'accordent sur une chose : mon père a de la chance. 
On lui a dosé par hasard ses marqueurs et si tel n'avait pas été le cas, il aurait certainement pris connaissance de son cancer trop tard.
Le stade du cancer n'est pas avancé, mon père est jeune (c'est relatif, hein, la jeunesse. Pour moi, du haut de mon âge, 49 ans je trouve ça vieux)(Papa, si tu me lis, je blague, t'es pas si vieux... pour un papa).
Donc un peu de chirurgie, de radiothérapie et d'hormonothérapie et hop, fini le cancer !
 
De la chance, on vous dit.
 
Bien que le traitement soit lourd, avec des effets secondaires contraignants, le cancer sera bientôt un mauvais souvenir.
 
Au bout de 2 ans, les traitements sont finis.
 
On souffle, on se dit qu'en effet, il a de la chance et la vie reprend son cours.
Il y a juste une surveillance des taux à faire régulièrement tous les 4-6 mois.
 
De la chance. 
 
Mais après un dosage, les résultats indiquent que les taux sont remontés.
Faiblement, mais remontés quand même.
 
Bon, ce n'est pas grave, peut être que l'hormonothérapie a été arrêtée trop tôt, il suffit de la reprendre et ça sera bon.
 
Sauf que non, ce n'est pas bon. Les taux ne baissent pas comme ils devraient, mais ne sont pas encore suffisamment élevés pour permettre de réaliser des examens plus approfondis pour connaitre l'origine de ce taux anormalement haut.
 
Donc là, c'est un peu compliqué moralement à gérer : mon père sait que le cancer n'est pas parti, que l'hormonothérapie ne permet pas de détruire les éventuelles métastases puisque les taux sanguins restent haut, mais on ne peut rien faire de plus pour le moment.
 
Il faut attendre qu'il soit plus malade pour tenter d'agir... vivre avec une épée de Damoclès au dessus de la tête en permanence. Attendre que les taux dépassent un seuil, ce qui indiquera qu'on pourra faire des examens pour déterminer d'où pourrait provenir cette quantité de PSA.
 
Mais encore, une fois, il a de la chance. Si les taux augmentent si faiblement, c'est que ce n'est pas trop grave. Certes, ça signifie que le cancer est encore là, mais pas en phase terminale.
 
De la chance oui. 
 
Finalement, il y a un peu plus d'un an, le seuil est dépassé. Ben limite, mon père, ça l'a soulagé. Ça confirmait qu'il était plus malade, mais pour lui, ça signifiait qu'on allait pouvoir agir.
Alors hop, examens avec IRM, scintigraphie, scanner... Et on trouve.
 
Une métastase. Une seule. Une chance !
 
Et pis encore un coup de pot, c'est une métastase osseuse, bien située puisqu'accessible par radiothérapie.  
 
La radiothérapie s'ensuit. les résultats sanguins confirmeront que la métastase est bien détruite.
Un p'tit coup d'hormonothérapie et le cancer sera définitivement guéri.
 
Pendant 1 an, il y a cru (nous aussi).
 
Mais un dimanche comme un autre, un coup de téléphone comme un autre et une voix. Sa voix. Pas comme d'habitude. Hésitante, tremblante. Je sens une mauvaise nouvelle qui concernerait l'un de mes grands parents.
 
Mais non. Sa voix cassée lâche une phrase. "Il y en a d'autres".
Comprendre d'autres métastases.
 
La chimiothérapie a commencé et va rythmer sa vie pendant 30 semaines.
 
Mais là, le cancérologue a eu la descence de ne pas lui dire qu'il avait de la chance.
 
Non, il a dit quelque chose de nouveau : c'est chronique. Comprendre : vous ne guérirez pas. 
On peut espérer une rémission, pas une guérison.
 
 
Je serais quand même tentée de dire que tu as de la chance mon Papounet : la chance de nous avoir à tes côtés, pour t'accompagner et te soutenir.
 
(Si, si, lecteur qui ne me connait pas, c'est trop de la chance que de m'avoir à son côté) ;-)
 
 
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mardi 2 octobre 2012

#DIY : Tutoriel pour bracelet Liberty tressé sur une chaîne

Dans un autre registre que le type Shamballa, j'aime beaucoup les bracelets en Liberty.
Il y en a des très jolis, tout simple avec un biais de liberty monté sur des fermoirs. J'en avais commandé des très sympas sur le site Phimalou d'ailleurs.
 
Aujourd'hui, je vais vous faire le tuto d'une variante de bracelet en liberty monté sur une chaîne.
 
Il vous faut un comme matériel :
- une chaine d'environ 20 cm (plus grande que la taille d'un bracelet classic, car le nattage du liberty racourcis un peu la chaine) avec des maillons assez large, et en biais. Je suis retournée chez mon cher fournisseur, j'ai nommé Cultura, pour avoir ce bracelet !
-un biais de liberty (pas forcément cousu) d'environ 70 cm (65 si vous serrez bien) que j'ai acheté sur internet sur le site Ma Petite Mercerie.
 
materiel 
 
Réalisation : 
 
Passez le biais dans le premier maillon en positionnant le milieu de la longueur du biais dans la chaine.
 
commencer.jpg
 
 repliez le biais comme indiqué sur la photo ci dessous.
 
continuer.jpg
 
A partir de là, on va natter le biais avec la chaine. Prenez le biais positionné  en haut et passez le par dessus l'autre morceau de biais. Puis glissez-le dans le 2ème maillon par le dessous et faites le ressortir.
 
Natte-1.jpg
 
Le biais sort sur la droite. Repliez le comme à l'étape du dessus pour reproduir le même noeud avec le maillon n°3 de la chaine.
 
Natte-2.jpg
 
 
Natte-3.jpg
 
 
Et continuez ainsi tout le long de la chaine.
 
fin.jpg
 
Pour finir, faite un simple noeud et couper le biais en trop.
 
arreter-bracelet.jpg
 
Alors c'est tout simple non ?
 
Bracelet liberty chaine
 
A vous !!
 
 
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