mercredi 19 septembre 2012

Tutoriel pour Bracelet Shamballa

 Ne plus travailler me permet d'avoir du temps, entre autre pour réaliser des choses de mes 10 doigts.
Pour le moment, je craque un peu pour les bracelets, surtout les Shamballas.
 
Mais je crois que je ne suis pas la seule et suite à certains commentaires, je me lance dans ce tuto pour étaler mon savoir faire que vous puissiez vous faire plaisir en réalisant simplement ce bracelet !
 
Matériel : 
Ce qu'il vous faut (matériel trouvé chez Cultura)
- 9 perles de 0,8 cm, 1 cm ou maxi 1,2cm (Si comme moi, vous choisissez des perles à strass, il y en a 2 sortes chez cultura : des chères à 3,65€ et des moins chères à 1€ et quelques... La meilleure qualité est indiscutablement celle des plus chères. Les autres, les strass sont collés sur une perle en plastic et dont risquent de se décoller avec le frottement des fils. Et puis le brillant est beaucoup moins joli) 
- 2 m de fil en coton imitation cuir de 0,1cm de diamètre (on peut utiliser aussi des cordons de soie ou des fils en nylon) 
- 2 petites perles entre 0.3 et 0.5 cm de diamètre
- une paire de ciseau.
- éventuellement une règle ou un mètre de couturière
 
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Coût : ça varie bien sur du nombre de perles et de la qualité de celles que vous prenez.
Temps : 30 min 
 
La technique :
La réalisation de ce bracelet utilise la technique des noeuds macramés ou noeuds plats.
 
Étape 1 :
Pour commencer, il faut couper un fil d'environ 40 cm (ou 2,5 fois le tour de votre poignet), et un autre fil de 1 m. (Il vous restera un fil de 60 cm qui vous servira pas la suite).
 
Étape 2 :
Répèrez le milieu du fil de 1m et le nouer (par le milieu) sur le fil de 40cm, à environ 10 cm de l'extrémité.
 
(le fil de 40 cm sera celui du milieu)
 
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Étape 3 :
Faîtes 12-13 noeuds plats (appelés macramé, j'ai tenté des photos, mais si ce n'est pas clair, sur internet vous trouverez les explications) (ou comptez les "bosses" sur le côté, il en faut 6-7 de chaque côté).
 
- Avec le fil de droite, faites une boucle qui passe sur le fil du milieu
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- Puis avec le fil de gauche, passez sur le fil de droite, sous le fil du milieu et ressortez de la boucle formée par le fil de droite.
 
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Serrez.
Puis recommencez en partant de l'autre côté. C'est à dire avec le fil qui est à gauche, reformez la boucle...
 
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Étape 4 :
Puis enfilez les perles. (n'oubliez pas de faire un petit noeud pas trop serré (on l'enlèvera par la suite) pour éviter que toutes les perles tombent... du vécu.
(Pourquoi toutes les enfiler ? je trouve ça plus pratique de les avoir sous la main plutôt que de devoir les enfiler une à une entre chaque noeud.)
 
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Étape 5 : 
Glissez le première perle contre les noeuds que vous venez de faire.
Et faîtes le même noeud plat.
 
 
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Votre perle est maintenue, entourée de part et d'autre par le fil.
 
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Faites un noeud plat ensuite.
 
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Étape 6 : 
Puis glissez la deuxième perle et refaites de même.
 
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L'enchaînement c'est : un noeud qui fixe une perle, un noeud plat, un noeud qui fixe une autre perle, un noeud plat...
 
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Une fois toutes les perles fixées, défaites le noeud pas trop serré qu'on a fait sur le fil de 40cm (qui empêchait les perles de tomber).
 
Étape 7 : 
Continuez le bracelet en faisant 12-13 noeuds plats (comme au début).
 
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Admirez le résultat, parce que quand même, c'est beau ce que vous faîtes !  
Admirez, mais pas trop longtemps, parce que ce n'est pas fini encore !
 
Étape 8 : 
Y'a beaucoup de fils, on va donc éclaircir tout ça :
Il faut arrêter le bracelet. On ne touche pas le fil de 40 cm.
Prenez les 2 fils qui ont servi à faire les noeuds et les nouer ensemble par un noeud simple sans se servir du fil du milieu (celui de 40cm). Ce n'est pas très beau, mais on fait en sorte que ça soit à l'intérieur du bracelet.
 
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Je fais en plus un noeud sur chacun des fils pour être sûre que ça ne se défera pas.
 
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Maintenant on peut couper les fils, au raz du dernier noeud.
 
Étape 9 : 
On va ensuite faire la fermeture du bracelet.
 
Soit vous prenez une chute des fils qu'on vient de couper (il faut une 30aine de cm minimum) soit vous prenez le fil de 60 cm qui nous reste du début.
 
Formez votre bracelet de façon à juxtaposer les 2 fils des extrémités.
 
On va faire les noeuds plats sur ses 2 fils et c'est ça qui fera le système de fermeture.
 
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Faites environ 8 noeuds (soit 4 "bosses" de chaque côtés). Serrez bien les noeuds car les fils se détendent un peu donc même si au début ça sera difficile de coulisser pour ouvrir ou fermer le bracelet, à l'usage ça va devenir plus souple.
 
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Puis de la même façon qu'on a arrêté le bracelet, on arrête le fermoir. (faîtes en sorte que les noeuds simples un peu inesthétiques, soient du même côté sur le bracelet et sur le fermoir).
 
Étape 10 : 
Une fois cette étape terminée, il ne vous reste plus qu'à mesurer l'ouverture du bracelet dont vous avez besoin pour le passer à votre poignet. (Lors de cette étape, essayez de mettre le fermoir au centre pour que ça soit plus joli).
 
Il vous reste 2 petites perles qui vont vous permettre de bien finir l'ensemble et surtout de bloquer les fils qui coulissent pour éviter qu'ils ne sortent !.
 
Enfiler chaque perle sur un fil et pour la maintenir, faite 1 ou 2 neouds bien serrés et couper.
 
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Voilà, votre bracelet tout beau  !
 
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Ce tuto est perfectible, donc n'hésitez pas à me faire part de vos remarques ou de vos questions si certains passages ne sont pas clairs.
Et surtout envoyez-moi les photos des bracelets que vous aurez réalisé !!!
 
A vos perles !!!
 
 
 

 
 
 
 
 
 
 
 

lundi 10 septembre 2012

Monsieur Alzheimer, je te hais

Tu as pourtant un joli prénom, Aloïs, mais juste tu as découvert une maladie de merde.
Une maladie neurodégénérative, dont le principal symptôme est la perte de mémoire.
 
Une maladie sournoise, qui s'installe tout doucement mais sûrement.
Elle destabilise au début, parce que la personne atteinte a juste quelques absences, des trous de mémoire, ou des confusions temporelles... rien de grave.
 
Rien de grave parce que ça commence tout doucement. Et puis que frnachement, se rendre dans la cuisine et oublier ce qu'on était venu chercher, ça arrive à tout le monde.
 
Mais à ces oublis, ces absences répètées se sont ajoutées les confusions
Un jour, mon Grand-père me fait un monologue de 30 min sur des personnes que je suis censée connaitre, avec lesquelles nous sommes partis en vacances quand j'étais jeune. "Comment ça tu ne t'en souviens pas ?" s'étonne t'il... Oui, mais non. Papi, tu me confonds avec ta fille, ma maman quoi. Je suis ta petite fille.
Là, malaise. Mon grand père constate que pendant 30min, voire 1h, il a été déconnecté au point de me confondre avec sa fille.
 
Et là c'est dur. Très dur pour mon Grand-père qui a conscience que sa tête, sa mémoire lui font parfois défaut, mais pas tout le temps. Alors du coup il va se renfermer sur lui même, trop honteux de vivre des moments gènants où il va perdre pied devant d'autres personnes.
Ne plus trop oser sortir de chez lui, de peur de croiser des voisins, des amis.
 
La maladie prend quotidiennement, mais sournoisement plus d'ampleur. Ce qui était dur à vivre pour lui le devient pour ses proches à commencer par ma Mamie. Elle voit son mari perdre ses capacités de jours en jours. Ca l'attriste, mais ça l'énerve aussi. Et puis ça commence à énerver un peu ses autres petits enfants, parfois ses filles (mes tantes donc). Parce que bon, Papi, il est bien gentils, mais il demande 15 fois les mêmes choses, il oublie les réponses, il radotte... bref, c'est relou.
 
Papi on l'aime bien, mais il devient pénible parce que quand il ne pose pas 15 fois les mêmes questions, il parle de son passé et on s'en moque un peu quoi. Franchement, qu'est ce qu'on s'en moque de savoir qu'il adorait jouer de la clarinette, ou qu'il a aimé vivre à Paris... c'était il y a bien longtemps, avant même de connaitre Mami. Et pis il nous raconte les mêmes choses à chaque fois. (Oui, parfois, on peut avoir des réactions cons, parfois on peut être exaspèrés. Même si on aime la personne) 
 
Oui, parce que le problème avec cette maladie, c'est qu'elle efface petit à petit les souvenir les plus récents. D'où sans cesse les mêmes questions. Puis les souvenirs un peu plus anciens s'en vont aussi, comme balayés. C'est pour ça que Papi parle de choses qui ont eu lieu il y a longtemps. Puis trèèès longtemps.
 
C'est comme ça qu'il demande des nouvelles de son frère et souhaite aller le voir bientôt. Sauf que son frère est mort depuis 6 ans. Alors annoncer la mort d'un proche à quelqu'un qui n'a plus la même notion du temps que toi, c'est ps évident. C'est pour ça que parfois, sur ce genre de questions, on se met à lui mentir et faire comme si la personne vit encore.
C'est comme ça aussi, qu'un jour (enfin c'était même la nuit après un réveil angoissé de ne pas savoir où il est) il demande à ma mamie si ils ont des enfants. Parce qu'il ne s'en souvient plus.
 
C'est dur cette maladie. Très dur. Parce que là, je ne vous ai parlé que de la perte de mémoire.
Mais il y a tous les à côtés.
 
Mon Grand-père était quelqu'un de très calme, très patient, très tolérant.
La maladie le rend agité (tu serais dans quel état si dans ta tête tu es persuadé d'être en 2012 et qu'on t'informe que tu es en 2050 ???), très irritable.
Il devient même violent, parce qu'il perd ses repères.
 
Depuis 18 mois, mon Papi est dans une institution (enfin une ça serait simple, en fait, il en a changé 3 fois). Il est pris en charge du mieux que le personnel peut. Mais il s'éteint petit à petit.
 
Il ne connait pas son arrière petit fils. Il avait des photo de cet enfant qu'il trouvait très beau, mais avec les autres résidents, ils se sont échagé les photos parce qu'ils ne reconnaissent pas ceux qu'elles représentent.
 
Il reconnait perfois des visages qui lui semble familier, moi, je sais qu'il ne me reconnais pas. Alors lorsque je vais le voir, j'applique l'astuce de ma soeur : lui lancer un "Bonjour mon Papi !". Tout de suite, ça lui donne un repère dans nos liens du sang.
Ses souvenirs sont flous, il se perd dans sa mémoire. Mais il a conscience parfois qu'il oublie des choses et qu'il passe à côté de sa famille. Lorsqu'il me voit, on se tient la main, comme pour maintenir, garder notre lien. Mais il me parle peu, il est trop triste pour ça et ouvrir la bouche trahit sa voix tremblante. Alors je lui parle, de moi, du Lutin. Il m'écoute. Mais son attention se relache très vite, il essaie pourtant de se concentrer pour se souvenir de ce que je lui dis mais cet effort le fatigue, alors j'écourte la visite.
Et je m'en vais en sachant que le temps de tourner le tête, mon Papi aura oublié ma visite.
 
Pour moi c'est dur. Mais pour ma Gand mère, qui voit le corps affaiblit de son mari, de son amour, mais qui ne retrouve pas son esprit, c'est terrible.
Pour ma Mère, sa fille la plus proche géographiquement parlant, c'est aussi une bataille au quotidien : les RDV médicaux, trouver les structures d'accueil, s'assurer qu'il est bien traité, faire les trajets pour son linge... Et surtout, ne plus voir son Papa comme le héro qu'il a été pour elle, mais comme un vieux Monsieur, perdu dans ce monde, dépendant, qui prétend la reconnaitre pour donner le change. 
 
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Le 20 septembre, c'est la journée mondiale contre le maladir d'Alzheimer. Pour plus d'infos, vous pouvez allez ici.
 
C'est mon pavé dans la mare de la mère Cane, parce que cette maladie de merde nous fait perdre trop tôt ceux qu'on aime.
 

 
 
 
 
 
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vendredi 7 septembre 2012

"Où sont les pères ?" Ma réponse

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Cette semaine était marquée par l'évènement tant attendu (ou pas) : la rentrée scolaire !!!

A cette occasion, beaucoup d'articles de blog sur comment la préparer, comment réagir, comment ça s'est passé.

Et puis il y avait aussi cet article. Je n'ai pas trouvé le questionnement que j'attendais sur "Où sont les pères ?", mais une succession de clichés visant à faire le procès des hommes qui sont accusés d'être trop absents dans le quotidien de la vie de famille. Mais je vous invite à le lire, peut être que votre ressenti sera différent du mien...

De façon générale (et je ne parle pas que du sujet abordé dans cet article) je pense qu'il vaut mieux souligner, valoriser et mettre en avant ce vers quoi on veut tendre, plutôt que de pointer du doigt ce qu'il faut changer, ce qui fait défaut. C'est à mon avis plus constructif et le message sera mieux écouté puisqu'en montrant ce qu'on veut, on accompagne dans le changement.

Pour en revenir au sujet de l'article, je le trouve assez injuste.
En travaillant quotidiennement avec des pédiatres, je me faisais justement la remarque que les salles d'attente sont de plus en plus occupées par des hommes (pas que, hein ! la parité n'est pas forcément respectée), les nouveaux nés sont plus bien souvent accompagnés de leurs 2 parents. S'il faut des chiffres, je dirais qu'il y a 1/3 à 2/5 de papas dans les salles d'attente.

En ce qui concerne les abords d'école que je fréquente assidûment depuis mardi, mais devant laquelle je passe tous les jours depuis 4 ans, je ne suis pas d'accord non plus. Je vois certe beaucoup de femmes, mais beaucoup d'hommes aussi. Le jours de la rentrée, autant d'hommes que de femmes accompagnaient leur progéniture. Et depuis, soirs comme matins, j'ai remarqué que 2 parents sur 5 étaient des papas, venant seuls ou en couple (mais très peu) et qu'aussi bien les mamans que les papas se préoccupaient de la journée passée, des activités réalisées... Que c'était un moment de plaisir quoi !
Sur le chemin du retour, j'ai souri en voyant que les groupes de parents qui s'arrêtaient pour discuter étaient formés majoritairement par des hommes !  Ces nouveaux compères (c'est le masculin de commère ? ;-)) qui se racontaient leurs vacances, les progrès de leurs enfants ou autres banalités.
Donc là non plus, je ne trouve pas que les pères se fassent absents (certe nous ne sommes qu'au 3ème jour d'école, mais l'année passée, je les voyais tout autant ces pères lorsque je passais aux heures de sortie ou d'entrée).

Enfin, concernant le quotidien au sein du foyer, je ne suis pas une souris, je ne sais pas comment ça se passe, si Monsieur passe 1 fois sur 2 l'aspirateur, ou étend la lessive, ou fait le repas...
Et j'ai envie de dire : et alors ?
Un couple doit il se baser sur un comptage de points ? sur une répartition égale ?
A chacun son couple, à chacun son fonctionnement. Si c'est madame qui fait plus souvent le repas parce que ça lui plait, si c'est elle qui va chercher les enfants le soir à l'école... pourquoi juger ? Si ce fonctionnement, ce quotidien est choisi et décidé à 2, où est le mal ?

Cette année, ayant arrêté de travailler, je pense que Monsieur Ours accompagnera rarement le Lutin et n'ira pas le chercher le soir parce qu'il travaille tard et que moi j'ai choisi de ne plus bosser (bon, un peu forcée par un licenciement éco, mais j'ai choisi de ne pas rechercher tout de suite) pour profiter de mon fils.

Monsieur Ours a pris un congé parental la première année de vie du Lutin. Il en est ravi, avoir été là pour son fils. Moi je n'ai pas voulu le prendre ce congé pour différentes raisons. Mais maintenant je suis heureuse de pouvoir le faire.

Les gens qui ne verront jamais Monsieur Ours à l'école vont-ils penser que c'est un père qui déserte ses responsabilités ? qui ne s'occupe pas de son enfant ? Peut être que certains le penseront oui, et pourtant c'est loin d'être le cas.
Si je vais faire plus de tâches ménagères que lui ? oui certainement, j'ai le temps pour ça. Je ne ferai pas que ça, non plus. Monsieur Ours sait que je ne suis pas une fée du logis, ni une cuisinière hors paire. Il sait que si pendant cette période où je ne travaille pas je fais plus de taches ménagères (et je ne suis pas sûr que ça soit le cas, on ne compte pas chez nous), il sait que lorsque je reprendrai une activité professionnelle, la répartition changera.

Autant le débat important sur l'égalité de salaires, sur la considération des pères et des mères dans le monde du travail (souvent une femme peut être victime de discriminations à l'embauche parce qu'en tant que maman, on craint qu'elle soit trop absente pour ses enfants, alors que c'est pas (ou tout du moins, mois souvent) le cas pour un homme), la parité. Autant celui sur le quotidien familliale, avec les jugements extérieurs, me semble un faux débat. A chaque famille de trouver son équilibre, sa répartition des tâches.
Si effectivement une femme fait tout à la maison alors que son mari ne participe à rien et ça ne lui convient pas, à elle de règler ça dans son couple, pas à la société.

Et vous ? comment ça se passe le quotidien ? comment avez vous trouvé l'équilibre ? (ou pas d'ailleurs ?)


Lil'Mum, mère au foyer et qui kiffe ! 
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lundi 3 septembre 2012

Une boîte de mouchoirs

Demain, c'est the D Day. La rentrée des classes. La première pour Le Lutin.
Il rentre en petite section de maternelle et une liste de fourniture nous a été donnée.

La directrice rencontrée en juin m'en avait parlé.
- Un change : pour réparer des petits accidents qui peuvent se produire ("mais qui ne doivent pas être trop fréquents non plus parce qu'avec 27 enfants par classe, on n'a pas le temps de s'occuper de ça tous les jours"). A la question "Il est propre ?", j'ai bien vu qu'en lui répondant que "oui, je le lavais tous les jours" n'était pas ce qu'elle attendait de moi. Propre dans le sens "maître de ses sphincters", il l'est... presque. Mais pas tout à fait.
Alors je vais mettre 2 changes et me dire que si il y a trop d'accidents et que l'école le refuse, c'est pas un soucis, je suis au chômage !

- Une blouse : parce que les parents râlent si il y a trop de feutres/ peintures/ farine sur leur vêtements le soir. Je suis de ces parents. Et j'ai acheté une blouse en taille 10 ans histoire que même le pantalon soit protégé.

- Un classeur : Pour ranger les oeuvres de nos têtes blondes et prendre plaisir à les regarder lors des vacances.

- Une ramette de papier A4 : Passée la surprise que l'école ne fournisse pas ça, je me suis dit que 500 feuilles (même recto verso) Pouvait permettre au Lutin de dessiner pendant... une semaine. (La créativité de mon fils est sans limite, son envie de créer, insatiable ). Je note d'en racheter d'ici peu.

- Des photos d'identités : Qui vont le suivre pendant au moins un an a priori. Comme tout parent je pense, j'ai envie que les images de mon fils le présentent sous son meilleurs jour.
Cette simple demande de photos fait l'objet d'une longue préparation : opération coupe de cheveux. Home made, donc je te laisse imaginer le stress ce matin "faut pas que je me loupe, faut pas que je me loupe !". Et je ne me suis pas trop loupée. J'ai l'avantage que le Lutin possède des cheveux souples. Très souples. Qui tolèrent largement des écarts de plus de 1 cm sans que ça se voit.
Puis choix de la tenue et repassage pour que ça présente bien. Je note que même si un vêtement est repassé avec le plus grand soin, une fois un manteau enfilé (puis enlevé pour la photo), un trajet en voiture saucissonné dans le siège auto, on ne voit même plus que tu t'es fait suer à brancher le fer... c'est donc inutile.

- Une boite de mouchoirs : Pour en avoir un peu partout de façon à ce que les enfants puissent être autonomes pour se moucher.

A tout celà, j'ai rajouté le cartable. Son premier. Le Lutin en a choisit un avec des fusées, sans marque ou effigie (j'ai échappé de justesse à Oui-Oui, Flash Mac Queen ou même HelloKity) (Oui HelloKitty, Mon Lutin aime bien les chats. Et alors ?)
Et en le voyant avec son cartable à la main, fier de marcher avec cet objet de grand, j'ai eu du mal à retenir ma petit larme.

Et j'ai repensé à la boîte de mouchoirs. En fait, ce n'est pas pour les enfants. Mais plutôt pour les parents qui, comme moi, verseront leurs larmes et tenteront de les dissimuler tant bien que mal.

Ma boîte de mouchoirs et moi vous souhaitons une belle rentrée des classes !

Lil'Mum, larmoyante
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samedi 1 septembre 2012

Ohé, Ohé, les parents abandonnéééééés !

Le Lutin vient de passer de nouveau une semaine chez mes parents.

Semaine qui s'est très bien passée, lors de laquelle il s'est bien amusé. Et qui touche à sa fin.

Mes parents doivent faire le trajet en voiture ce matin pour nous remonter notre petit homme.

Je rappelle que le Lutin est parti avec nous en vacances depuis 4 semaines, donc il n'a pas vu la maison et tous ses jouets depuis 4 semaines et ne nous a pas vu depuis 1 semaine.
Je pensais qu'il aurait envie de rentrer. De retrouver son chez lui. De nous retrouver.

Il n'en est rien.

Non, mon fils, mon indigne de fils ne veut pas monter dans la voiture pour rentrer.

Au mieux, il accepte de rentrer pour manger ce midi chez nous, mais a décidé que ce soir il retournerait dormir chez ses grands parents. Au délà de la distance (700km A/R) qui rend son désir innenvisageable, il y a nous, ses parents, qui avons envie de retrouver notre Lutin, de retrouver notre vie tous les 3.

Bon sang, mais il fait quoi en vrai chez ses grands parents pour ne pas vouloir rentrer chez lui ?
J'ai un début de réponse :
- il mange des pâtes presque tous les jours (mon fils, ce fin gastronome)
- il fait les courses dans un super marché, assis dans le caddy (alors que je n'y vais jamais puisque je passe par un drive)
- il a 3000m² de terrain à arroser avec plein d'arrosoirs, de tuyaux à rallonge, autant à tondre sur un mini tracteur (alors que nous, on a juste 60m²)
- il bricole les voitures trop rigolottes de son Papou : les 2CV, avec leur allure tout en rondeur, leurs tableaux de bord minimalistes, semblables à un jouet, leurs banquettes qui se sortent de l'habitacle, sont bien plus interessante que nos voitures plus actuelles.
- il dort dans un lit à côté de celui de ses grands parents (qui ont peur de le mettre à l'étage, dans une chambre au fond du couloir, parce qu'ils risquent de ne pas l'entendre/il risque de tomber dans les escaliers la nuit/ il risque de .... je sais pas quoi...)

Et vous ? comment se passent les semaines chez leurs grands parents ? (et surtout les retrouvailles ???)

(Ne me remercie pas si la lecture du titre t'a collé une chanson en tête, c'est avec plaisir)

Lil'Mum, maman délaissée


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