mardi 28 août 2012

Retour de vacances

Il y a le moment qui précède les vacances. Celui où tu es tellement excité en pensant à tous ces moments magiques qui t'attendent que t'es capable de faire les valises, regrouper la tente, la table, la bouffe les affaires de plages, la crème solaire en un temps record.

Et puis il a le moment qui suit les vacances. Celui où toutes les affaires déchargées trainent au milieu du salon, de la cuisine, de la salle de bain, de la chambre. Et comme tu n'as plus l'excitation d'avant vacances, qu'au contraire tu pleures tellement c'était trop bien, que c'est passé trop vite et que l'année prochaine est trop loin, ben les affaires vont trainer 1, 2, 3 semaines ou plus avant que tu ne t'en préoccupes...

Bref, je suis rentrée, j'ai passé des supers vacances, mais vous l'aurez compri, j'ai un peu de trucs à faire !

Et vous vos vacances ?

Prendre la fuite devant les gendarmes : j'y ai pensé.

gendarmerie-gyrophare.jpgParfois le Lutin s'endort bien, et parfois non. C'est à dire que parfois il est fatigué et tombe de sommeil et que parfois, pas moins fatigué, il est sur les nerfs et donc pénible et donc pas assez calme pour s'endormir.
 
Alors lorsque la veille de partir en vacances avec un voyage de 6h de route, Le Lutin était fin excité, on a fait un truc qu'on a jamais fait (Noter qu'il ne jamais dire jamais...) : on a voulu tester l'endormissement en voiture.
 
Il fallait faire le plein de gazoil donc j'ai nourri l'espoir fou que les 12km à parcourir seraient suffisant pour que Le Lutin s'endorme.
Sauf qu'il ne fait pas encore nuit, que le Lutin observe tout, commente tout, pose des questions sur tout. Rien que le bruit du clignotant me vaut un monologue de 10 min. Alors quand on est arrivé à la station service, avec toutes ces voitures, toutes ces lumières tous ces... je sais même plus quoi, le monologue a repris de plus belle.
 
Une fois la voiture remplie (et le compte vidé, mais là n'est pas le sujet), le Lutin toujours bien éveillé, je me suis dit que le trajet du retour ne suffirait pas à l'endormir. 
 
C'est donc naturellement que je me retrouve à rouler sans but, entendant ma tête blonde discuter. Si parfois je ne l'entends plus, je nourris l'espoir que ses yeux soient fermés. Mais non, il murmure.
(Je rappelle que le lendemain, il est prévu un long voyage en voiture, alors devoir me farcir des km sans raison, je commence à l'avoir mauvaise).
 
Et en haut d'une côte, dans un rond point, je vois une estafette bleu, avec des monsieurs tout aussi bleu qui semblent arrêter les voitures. Le Lutin trouve déjà passionnant la rampe de sécurité sur le bord de la route, alors un camion avec une lumière bleue, je pense que ça risque de bien le stimuler.
 
J'espère passer les mailles du filet et ne pas être arrêtée. Manque de pot, un gendarme me fait signe. Franchement, là non, c'est pas cool. L'espace d'un instant j'envisage de ne pas obtempérer parce que merde quoi, va falloir que je fasse combien de km moi ?
Et puis je risque quoi si je ne m'arrête pas ? 
 
 
Je ne sais pas, et je me dit que je n'ai pas envie de le savoir ce soir.
C'est donc en pestant que je me gare sur le côté. Je commence à chercher mes papiers, et machinalement, je jette un coup d'oeil dans le retro : IL DORT !!! Le Lutin s'est endormi en 2 min même pas !!!! Dingue.
 
Lorsque le monsieur en bleu est arrivé avec sa grosse voix, je lui ai répondu en murmurant. Ca l'a fait rire (mais pas trop fort) d'autant qu'il me dit que ce n'est pas moi qu'il voulait contrôler, mais la voiture derrière moi qui me collait de trop près.
 
Sans me retenir plus longtemps, il m'a fait repartir et m'a souhaité une bonne nuit.
 
Je tenterai la course poursuite une prochaine fois. Ou pas.
 
Lil'Mum, délinquante de la route
 
 
 
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lundi 27 août 2012

3 ans

3 ans déjàPendant nos 3 semaines de vacances, le Lutin en a profité pour franchir un pallier : atteindre les 3 ans.
Un chiffre clé je trouve. Fin du terrible two, âge d'entrer à l'école...


Le Lutin a vu le jour il y a 3 ans, mais à peine dans le ventre, il chamboulait notre vie.
La mienne en tout cas. Les 4 premiers mois de grossesse, il m'a fait sympathiser avec ma copine la bassine, que je croisais entre 3 et 6 fois par jour, et mon copain le coussin avec qui je passais beaucoup de temps au lit (Monsieur Ours était d'ailleurs un peu jaloux... ).


Je me souviens de la première écho officelle, alors que je ne sentais rien dans mon ventre : on a vu ce petit être s'agiter dans tous les sens, on s'est plu à croire que ce geste de la main était un coucou qui nous était destiné, que ce rictus était un sourire.
On était séduit.
Il y a eu ces moments calins à travers mon ventre pendant lesquels il se blotissait au creux de la main de son papa, on voyait ses déplacements à gauche, à droite, tiens la vessie est là...

Tous ces moments avant la naissance nous ont habitué à l'arrivé de ce petit être, à notre vie à 3.

Et puis il est né. Tellement petit, tellement craquant, tellement beau. Tellement lui. Quand je regarde les photos des premiers jours, des premiers mois, je me rends compte à quel point il n'a pas changé. Bien sur il a grandit, mais son regard, la profondeur et l'intensité avec laquelle il observe, il voit, est la même. Son sourire aussi, avec les petits creux de chaque côtés de la bouche, est toujours aussi large. Sa tonicité et sa vivacité qui m'épuisaient déjà à 4kg ne m'épuisant pas moins aujourd'hui, 10kg plus tard, bien au contraire !

Lorsqu'il est né, je me demandais (et me demande toujours) comment il sera plus grand, physiquement et intellectuellement. Et je constate que des traits physiques et des traits de caractère que j'observais il y a 3,2 ou 1 an, se maintiennent, s'affirment.

Je ne pourrais énumérer toutes ces choses que le Lutin a apprises, acquises en 3 ans tellement il y en a, mais j'ai toujours été émerveillée, admirative devant son apprentissage. J'adore le voir faire des nouvelles choses, essayer, parfois échouer, s'énerver et enfin y arriver.

Tous les parents sont en admiration devant leur progéniture, fondent de bonheur devant leur bouilles, mais lorsque le Lutin m'enlace de ses petits bras, glisse ses doigts dans mes cheveux et me fait un énorme bisou en me laissant une trace de chocolat sur la joue, je pense être la seule à ressentir cet immense bonheur indescriptible (si, si, laissez moi le croire).

Bon anniversaire mon Lutin, grandit doucement, mais surement, devient cet homme que tu étais bébé.


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