mardi 19 juin 2012

Mon aquarieum, c'est un peu comme Koh-Lanta...

... Il n'en restera qu'un !


Comme tu le sais (ou pas, mais dans ce cas, bouhhh, tu ne lis pas tous mes articles) depuis un peu plus d'une semaine nous avons des habitants supplémentaires.


Moins 1 (c'est l'édit du billet, suis un peu, bordel).


Ce premier aventurier avait tenu 2 jours dans le grand bain. Mauvais perdant, il a laissé un cadeau empoisonné en quittant l'aventure : la maladie des points blancs.


Maladie qui peut donc être mortelle si pas traitée, ou bénine si traitée. Forcément.


Après le départ précipité du candidat rouge pas si rouge, j'ai surveillé le comportement des 2 finalistes (oui, tu noteras qu'on s'emmerde pas 40 jours chez nous, l'épreuve des poteaux arrive vite).


Comme j'ai un peu googlisé maladie des points blancs poissons rouges, j'avais lu que le sel de guérande (5g/10l) permettait d'éviter ou d'améliorer les symptômes.
J'en ai donc mis.


Mais les finalistes ne semblait quand même pas au top de leur forme. Alors j'ai changé une partie de l'eau, nettoyer le filtre...


Et finallement, les point blancs sont arrivés. Un peu violement.


Donc jeudi, pour égayer un peu le jeu et donner une impression d'eau turquoise, j'ai versé un traitement à base de bleu de méthylène. A défaut d'être turquoise, l'eau était bleu nuit.
C'est joli aussi.


Mais comme les candidats n'avaient pas le feu, c'était un peu sombre.


Comme on est à Koh Lanta et non pas au Club Med, j'ai en plus retiré les plantes et le sable du fond.


Le sable, je l'ai fait bouillir (pour détruir les spores de cette putain de maladie). C'est donc tout naturellement que je me suis retrouvée à mettre 5 kg de sable dans ma cocotte pour les stériliser.


Les plantes, je les ai isolé, un peu nettoyé, et laissé dans un bac à part.


J'ai laissé les survivants dans l'eau bleu nuit 2 jours, le temps que ça s'estompe... et j'en ai remis une couche ! Bam ! (après avoir encore renouvellé 30l des 50l)


Et enfin, samedi, j'ai constaté une nette amélioration : ils nageaient mieux et plus vite, semblaient s'amuser. Donc j'ai remis le sable et une partie des plantes.


Tout semblait redevenir normal.


J'avais vaincu cette maladie ! Yeah !


Sauf que non, en fin de journée, le candidat rouge a retourné sa veste (comprendre son ventre). Lui qui semblait aller si bien 1h avant, il a échoué aux poteaux...


Le survivant cette année est le candidat jaune !




Poisson-survivant-koh-lanta.jpg




Alors cet article est écrit sur un ton un peu (beaucoup) léger, mais autant vous dire que ça m'a quand même bien tiré les larmes tout ça...
S'occuper de poissons, ce n'est vraiment pas de tout repos.

jeudi 14 juin 2012

Il me rend dingue !

On m'avait parlé de la faculté qu'ont les enfants entre 2 et 3 ans à rendre dingue les parents. Et surtout à les faire craquer d'amour fou l'instant d'après.
 
Mon Lutin, souvent parfois, peut me rendre dingue. Il peut me donner envie de le laisser à la crèche le soir (ou de le déposer rapido presto le matin, mais ça c'est Monsieur Ours qui s'en charge). Il peut me donner envie de m'enfermer dans ma chambre et me cacher sous la couette (mais ça ne serait absolument pas efficace, lui qui justement adore venir dans mon lit). Il peut me donner envie de remuer ciel et terre (enfin surtout remuer Papis et mamies) pour le confier une semaine et avoir la PAIX !
 
Mais à côté de ça, mon Lutin me fait fondre quand :
 
- J'entends sa voix. L'entendre nous dire le matin "On se lève ?" alors qu'il est trop tôt, mais que lui est déjà réveillé. Quand il lance un "on fait la bagarre ?" et qu'à peine tu vois son regard espiègle et son sourire coquin, que tu te reçois un coussin dans la tronche. Quand le soir il crie "Apéro !" (oui, mon fils aime nous mettre l'affiche). Quand le soir, avat de se coucher il murmure pour raconter sa journée. 
 
- On se pose dans le canapé au retour de la crèche et qu'on fait un calin, ses petites mains caressant les miennes.
 
- Je l'entends chanter (seul ou avec son papa) et qu'il dance en sautant partout ! 
 
- Il nous raconte des choses qui nous semblent dénuées de sens pour nous, pauvres adultes. Alors que pour lui c'est intense et qu'on voit la conviction dans son regard, dans l'intonation de sa voix.
 
- Il me sourit.
 
- Il me fait tendrement un bisou et juste après il me fait un poutou qui le fait exploser de rire.
 
- Son rire résonne dans la maison.
 
- Il me repousse pour faire tout seul.
 
Bref, mon Lutin me rend dingue, mais le plus souvent, c'est dingue d'amour. 
 
Lutin-d-amour.jpg 
 
 
 

lundi 11 juin 2012

Etats d'âmes

Maussade.jpg

Hier, j'étais d'humeur... maussade.

Ce n'est que le soir que j'ai compris.

Que je me souviens.
Depuis 4 ans, à cette même date, je suis pas bien. L'année dernière, je m'étais même effondrée en larmes après avoir déposé Le Lutin à la crèche.
Pareil, je n'avais pas compris, pas fait le lien. Je ne comprenais pas pourquoi je me sentais si mal : mais c'était le 10 juin.

Il s'est passé quoi le 10 juin 2008 ?
Rien. Rien d'extra-ordinaire. Juste une fausse couche.
Une simple fausse couche.

Tellement simple et banale cette fausse couche que j'y repense encore, une boule au ventre en me rappelant la première goûtte de sang le 3 juin, l'appelle à la gynéco qui me répond que "bon, ben faut attendre, je peux rien faire pour vous, si vous voulez, faites une échographie", l'échographie qui permet de voir que pour le moment tout va bien, les battements de son coeur, l'attente pendant 1 semaine et ce sang toujours présent.
Puis finalement, ce 10 juin. Plus de sang, les urgences, l'échographie, l'interne qui n'est pas sûr, qui ne voit pas d'activité cardiaque et que me demande de revenir dans 1 semaine pour controler.
Et puis cette douleur au ventre, ces toilettes dans lesquelles je sens mon embryon me quitter.

C'est certainement très banale une fausse couche. Pour les professionnels de santé. Mais pour les couples qui le vivent, c'est une épreuve. Physique et morale.

Avant cette fausse couche, Monsieur Ours et moi avons eu largement le temps de nous projetter, de nous imaginer parents, de donner un surnom, Petit Citron, à ce petit bout de vie qui était dans mon ventre.

Ca a été très dure pour nous 2. faire le deuil de cette grossesse et de notre bébé fantasmé. Faire le deuil de notre futur statut de parents.
Craindre qu'on ne sera jamais parent, que ça ne marchera pas.

Bien sûre que parent, nous le sommes devenu. On a un magnifique Lutin, plein de vie et de joie, qui nous remplit de bonheur.

Mais on a aussi un petit citron auquel on pense encore.

Depuis, on a joué de malchance.
Il y aura bientôt 1 an, sera le triste anniversaire de ma 2ème fausse couche. En novembre, celui de ma 3ème. En janvier, celui de ma grossesse extra utérine. Triste énumération.

Mais au moins j'ai désormais un gynéco qui m'écoute et me comprend. Qui ne considère pas que les fausses couches soient anodines.

Je sais qu'il y a tout un tas d'autres évènements qui peuvent paraitre "plus" graves aux yeux de certains. Mais parce qu'il y a pire, on peut se permettre de ne pas ou peu considérer la fausse couche ?

Je sais que je suis lu par au moins un professionnel de santé. Ne prends pas mal cet article, je ne pense pas que tu sois de ceux que je fustige ;-*

 

 C'était mon pavé dans la mare de la Mère Cane


samedi 9 juin 2012

C'est l'histoire d'un poisson rouge, pas si rouge...

Jeudi soir, Le Lutin et moi sommes passés devant une petite fête foraine. Il a contourné le manège pour arriver vers le jeu de pêche.
Il avait le choix entre attraper des canards, des crapauds ou des boules.
Sauf que lui, il avait repéré les poissons. Les vrais.
Ceux que tu peux gagner en fonction du nombre de canards/crapauds/boules attrapés. C'est à dire en fonction du prix que les parents payent quoi. Plus tu payes cher, plus ton gamin peut attraper de canards/crapauds/boules, plus il peut repartir avec un beau (tout est relatif) jouet.
 
Alors au début, avec son filet, Mon Lutin a bien tenté d'attraper le poisson de l'aquarium. Parce que bon, c'est quand même plus marrant quoi.
 
Finalement, il a accepté de jouer le jeu, d'attraper les boules en plastique ("plein plein plein" comme il dit) et nous voilà reparti avec un petit poisson presque rouge dans son tout petit aquarium de transport.
 
Pas étanche l'aquarium d'ailleurs. On a du perdre au moins la moitié de l'eau dans la voiture. Le stress du trajet : laisser suffisamment d'eau pour que notre compagnon ne meurt pas tout de suite.
 
Retour à la maison, à 19h30, avec notre nouvel habitant, sans nourriture pour lui, ni même une chambre correct... Et les magasins étant fermés (enfin, surtout la flemme de ressortir à cette heure, courir dans une animalerie), on décide d'attendre le lendemain.
 
J'ai un peu stressé à l'idée que notre nouveau poisson meurt de faim/d'ennui/de stress (ben quoi, je n'y connais rien en poisson moi) avant que nous ne puissions lui trouver un vrai aquarium.
 
Mais le lendemain matin, il n'était pas le ventre en l'air, bon signe. Il avait survécu à sa première nuit chez nous.
 
La journée, j'y est pensé, hâte de le retrouver et d'aller à l'animalerie.
 
17h. Le Lutin sous le bras, Monsieur Ours derrière le caddy, on est devant le rayon (enfin moi, parce que Le Lutin et Monsieur ours sont partis voir les lapins/chats/chiots/poussin...), perdus devant tout le choix des aquariums, plantes, décorations, produits.
 
Une gentille dame nous a renseigné sur nos premiers pas avec un poisson rouge, les achats indispensables, taille de l'aquarium... on a même profité de l'occaz' pour prendre 2 copains à notre nouvel habitant. Ben tiens, plus ils sont de fous, plus ils vont rire !
 
Alors je te passe l'installation, le remplissage, le lavage du sable, le transfert en douceur dans le graaaaaannnd aquarium pour les 3 nageurs.
 
Pour le Lutin c'est super : il a des nouveaux potes à qui il dit "bonjour, vous avez bien dormi ?" "vous avez faim ?" "bonne nuit"...
 
J'aurais bien aimé souffler, me dire qu'ils vont vivre heureux, faire les fous, toussa toussa...
 
Mais en fait non, je me fais un sang d'encre pour le poisson rouge pas si rouge : il nage pas trop, on dirait que sa nageoire est un peu bloquée... il est beaucoup moins vif que les 2 autres (le rouge très rouge et le rouge qui est jaune en fait).
 
On me dit qu'un aquarium apporte appaisement et serenité... ben moi, là je flippe en me levant le matin de trouver mon rouge pas si rouge le ventre en l'air !
 
 
Poissons-rouges.jpg
 
 
***Edit du 10/06/12*** : le poisson rouge pas si rouge, est parti ce matin. Autant le Lutin n'a pas spécialement réagit, autant moi, j'étais a 2 doigts de verser ma larme. Maintenant, je flippe pour les 2 autres, même si pour le moment, ils semblent bien en forme !
 

mardi 5 juin 2012

Je suis perméable

J'en ai déjà parlé, ce n'est pas un secret, Monsieur Ours et moi voudrions agrandir notre famille.


Ce n'est pas un secret non plus que Dame Nature y met de la mauvaise volonté.


Donc suite à quelques fausses couches inexpliquées et surtout suite à une grossesse extra-utérine qui m'a couté une trompe (paix à son âme), mon gynéco m'a prescrit une hystéro-salpingographie.


Déjà, rien que le nom à coucher dehors fait peur.
Et si, comme moi, tu es suffisament couillonne curieuse pour regarder sur internet tu prends peur, cries "au secours" et décide de partir en courant à l'approche du RDV.
Ou pas.


Parce que derrière ce nom imprononçable, se cache un examen dont le but est, entre autre, de vérifier la perméabilité des trompes de ton utérus (les trompes de fallopes ça s'appelle si tu veux faire ta craneuse en société).


Alors cet examen, j'y suis allée.
La peur au ventre quand même, mais je voulais savoir si au moins, MA trompe rescapée serait capable de faire le lien entre mon ovule et le spermatozoïde de Monsieur Ours. Parce que quand tu joues un peu de malchance, au bout d'un moment, tu veux comprendre ce qui se passe dans ton corps. Pourquoi là où certaines performent, toi, tu échoues.


Je faisais pas la maline dans la salle d'attente : peur du résultat, peur d'avoir très mal.


Le coup de massue a été le moment où j'ai reconnu le médecin qui allait me faire l'examen : c'était lui qui avait confirmé la GEU et qui m'avait envoyé au bloc.
J'ai fondu en larmes.
C'est bête, hein, mais ça m'a fait remonter beaucoup de mauvais souvenirs de ce vendredi 27 janvier 2012.
Je lui ai expliqué, à lui ainsi qu'à la manipulatrice, mes larmes. Et il n'a pas jugé, pas sorti des paroles toutes faites. Il m'a écouté, trouvé les mots pour m'expliquer l'examen, sans chercher à me rassurer ni à m'alarmer. Juste expliqué.


La préparation a été un peu longue, mais on m'a détaillé les acts qu'on allait me faire, les sensations que je rensentirai certainement.


Alors je vais pas te mentir, j'ai eu mal.
Le spéculum, l'injection du produit de contraste... Mais je sais que les gestes ont été réalisés pour que j'ai le moins mal.


Sur l'écran, j'ai vu le liquide se répartir dans l'utérus.


Et là, j'ai flipper : je ne voyais pas ma trompe se dessiner. Ha non ! c'est pas vrai que ce médecin me porte la poisse...


Non, il ne me porte pas la poisse. Juste il prend le temps pour ne pas injecter trop fort. On voit bien la cavité et il va pousser l'injection pour que le produit se répartisse dans ma trompe.
J'ai juste un peu beaucoup mal quand il finit de mettre tout le liquide de contraste.
Mais je vois un petit filament qui se dessine dans mes entraille : le produit circule, ma trompe est perméable !


Ben j'en ai repleuré du coup.


Le médecin et la manipulatrice ont été adorable, m'ont confirmé que tout allait bien à ce niveau là.


Ils m'ont même dit "A bientôt". Devant mon air étonné (non je ne veux pas passer mon temps dans votre centre de radio pour chercher la petite bête), la manipulatrice m'a dit avec un sourire : "ben oui, pour le suivi échographique de votre grossesse !"


Puisse t'elle dire vrai !