dimanche 6 mai 2012

Le tavail, c'est la santé. Et les sous.

J'ai un boulot qui me plait.


Enfin, sur le papier, il me plait.
La façon dont je travaille aussi me plait. Et les interlocuteurs avec lesquels je travaille apprécient aussi ma façon de faire et reconnaissent mes qualités et mes compétences.


Bref, je suis assez épanouie au boulot !






Enfin ça, c'était jusqu'à jeudi soir.


Mon boulot, vu par ma société était satisfaisant.


Désormais, il est insuffisant, insatisfaisant. On ne me reproche pas la qualité, mais la rentabilité.
Ce maitre mot qui guide beaucoup de choix dans le dégraissage des effectifs.


J'ai conscience de ne pas être aussi rentable financièrement que certains de mes collègues.
Par contre, je suis l'une des rares à faire passer la qualité et le sérieux avant tout.


J'ai abordé mon travail en y mettant beaucoup de moi. En me mettant à la place de mon interlocuteur et en essayant de répondre au mieux aux questions, aux besoins.


Il semblerait que j'ai une échéance de 3 mois.
3 mois pendants lesquels je vais devoir mettre de côtés certaines valeurs pour penser en prioité à la rentabilité.


Sans quoi je risque de perdre ma place.


Il y a peu, j'aurais certainement tourné les talons à ma société, refusant de m'assoir sur mes principes et préfèrant exercer mon travail en adéquation avec ma vision des choses.


Aujourd'hui, j'ai un Lutin. Un logement aussi. Des frais fixes quoi.
Et puis il n'y a pas tant de postes que ça, on ne m'attend pas à bras ouverts ailleurs.


Ce soir je suis stressée. Je ne veux pas risquer de perdre mon job. Mais je ne sais pas si je pourrai faire ce qu'on attend aujourd'hui de moi.

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