mardi 29 mai 2012

Une fenêtre ouverte

2012-03-18-10.34.46.jpg



Le Lutin devenant grand, on a adapté sa chambre en conséquence.

Exit le lit de bébé, exit la table à langer. On a instalé un lit de grand (très grand d'ailleurs le lit) et une table de nuit pour ranger tous ses livres.

Sa chambre n'est pas très grande. L'emplacement du radiateur et de la fenêtre ne laissent pas beaucoup de liberté pour organiser les meubles.
C'est donc par élimination que sa table de nuit s'est retrouvée sous la fenêtre.

Oui, on sait que c'est dangeureux. Non, on ne veut pas se débarasser du Lutin.

Conscient des risques, on ne laisse jamais la fenêtre ouverte si le Lutin joue dans sa chambre ou à l'étage sans notre surveillance.

Et y'a jamais eu de soucis. Jusqu'à vendredi soir.

Ce vendredi, Le Lutin veut s'endormir dans notre lit. Pas de soucis, je l'y installe, lui explique que quand il dormira, je le remettrais dans son lit.

Il est cuit, la journée a été intense, il dort presque quand je quitte la pièce. Pas de doute, je vais être tranquille pour regarder Secret Story (quoi, t'es pas au courant ? ben siiiiii ! ça a recommencé !)

En passant devant sa chambre, je trouve qu'il fait chaud et que, puisque le Lutin n'est pas là, autant aérer et rafraichir sa pièce. Donc j'ouvre en grand les volets et la fenêtre et redescend immédiatement m'enquérir des nouveaux secrets de la saison.

Au bout d'un quart d'heure, j'ai l'impression que le volet grince, faut que je remonte les fixer.

Et sur le pallier, je vois les portes de ma chambre et de celle du Lutin ouvertes : je les avais fermé en descendant. Coup de panique. Je fonce dans le chambre de Lutin.

Il est là.
Debout. Sur sa table de nuit. Penché dehors.

OK. On reste calme.

Il m'a entendu monter et se retourne vers moi, un grand sourire au lèvres et m'explique qu'il veut fermer les volets parce qu'il fait nuit. Bien.

Il est descendu de son perchoir. J'ai refermé les volets.

Et je lui ai expliqué que c'était trèèèès dangeureux ce qu'il a fait.
Lorsqu'il veut brancher / débrancher un apareil electrique, il nous demande. Ben là, pour les fenêtres et volets, c'est pareil. Il doit nous demander et jamais le faire lui même !

Je pense qu'il a compris.

Nous aussi.


 

lundi 21 mai 2012

Mon père, c'est une star !

Ce soir, 22h30, je monte voir le Lutin qui ne dort toujours pas. Normal.


Pas fou, il se doute que c'est l'heure de dormir, alors il joue en silence dans sa chambre. Enfin, tout relatif le silence, hein. Aussi discret que peut l'être un Lutin de presque 3 ans.


Je l'invite à se recoucher, parce que là, vraiment, c'est très tard et que maman voudrait passser sa soirée tranquille, bordel !qu'il faut se reposer pour être en forme demain.


Il veut voir son papa.


"ha ben mon Lutin, Papa est à sa répet' de musique, mais il viendra te voir en rentrant, quand tu dormiras.
- Il est à sa répèt' ?
- Oui.
- Avec sa guitare ?
- Oui.
- Et tous ses "Crucs" ?
- Oui, tous ses trucs.
- Il répète avec Led Z'plin ?
- Heu non, il ne répète pas avec Led Zeppelin, mais il est tellement talentueux ton papa, que Led Zeppelin serait trop content de jouer avec lui si ce groupe existait toujours.
- Oh ben oui hein !"


Et voilà comment bercer d'illusion un si jeune esprit. En attendant, il est monté dans son lit en faisant du Air Guitar et en chantant "Can't Stop partying" de Lil'Wayne. Normal aussi.

mercredi 16 mai 2012

Tais toi et bosse !

J'avais évoquer un petit coup de stress niveau professionnel ici.


Je voulais vous remercier de tous vos messages (sur le blog, sur facebook ou ailleurs), ça me touche énormément. Et puis de voir que je ne suis pas la seule, c'est égoïste, mais ça rassure : je ne suis pas une tare, une incapable.


Cette période de doute m'a permis de me poser beauuuuuucoup de questions, plus ou moins existencielles.


Bon, je n'ai pas trouver de réponse à toutes ces questions, mais ça m'a permis d'essayer de relativiser, de prendre du recul aussi (un peu).


D'ici peu, je vais être convoquée pour voir mes supérieurs.


Sur le coup, j'ai bien flippée. Mais très vite j'ai compris que je n'étais pas la seule concernée.
En fait, tous mes collègues vont passer sur le grill !
Haha !


Et ben d'un coup d'un seul, ça enlève un sacré poids !


Enfin "enlève un sacré poids", c'est relatif parce que du coup, je stresse moins, et j'ai retrouvé l'appétit ! Gros, l'appétit hein...


Mais je m'égare.


Je disais donc que je suis convoquée. Je sais déjà pourquoi (même si je ne devrais pas, mais j'ai des collègues qui font bien fonctionner radio moquette, la radio des potins de la boite).


Et là, ça me fait moins rire. Mon boulot (qui me plait tel qu'il est) va changer. Mes interlocuteurs aussi du coup. Avoir travaillé, échangé, monté des projets avec plein de gens différents m'avait permis d'avoir une relation de confiance et même un attachement avec certains (Non Monnsieur Ours, rien de plus que professionnel ;-)). Et là, je vais devoir arrêter avec certains et refiler tout ça à quelqu'un d'autre... J'ai un peu les boules.


De toute façon, je ne suis pas en position de force pour exprimer mon mécontentement, les décisions se prennent plus haut, nous, nous devons nous contenter de les suivre.


Alors on va suivre.

mardi 8 mai 2012

L'attente

 Parfois j'écris des choses, des ébauches d'articles, que je ne publie pas pour diverses raisons : pas interessant, trop engagé, mal écrit, trop personnel.
Celui-ci en fait partie : écrit il y a un mois (le 10 avril pour être précise).
Pourquoi le ressortir maintenant ? Bah tout d'abord parce que je viens de retomber dessus. Mais aussi parce qu'il y a des changements, que je ne maitrise pas, qui sont en train de tout chambouler le semblant d'organisation que j'essaie d'avoir pour un certain projet :


10 avril 2012


Il y a des choses qu'on attend avec impatience.
Les vacances, Noël (les cadeaux !!!), ou tout simplement la fin de la journée de travail. On sait que ça va arriver.
Alors l'attente peut parfois sembler longue (tu les vois les minutes qui semblent ne plus défiler sur l'horloge au dessus de la porte, au boulot...) mais la certitude de l'évènement, l'échéance qu'on peut mesurer rendent supportable cette attente.


Tandis que pour d'autres choses, d'autres évènements on est sûr de rien. On les attend. On les espère.
Parfois on se rassure comme on peut en se disant que bon, on l'a mérité, ça va venir. On ne sait pas quand, mais ça va venir.




Sauf que non, ça ne vient pas.


Cette attente, on la vit plus ou moins bien. On met parfois notre vie entre parenthèse en pensant "si jamais", ou "au cas où". Alors on ne vit plus.


Aussi excitant que puisse être l'attente, il n'en demeure pas moins que sans échéance, ça peut devenir dur moralement. Fini les traces d'excitation.


Si je parle de notre désir d'agrandir la famille ? Oui, bien sur que oui. Mais pas seulement.


Il y a un autre projet aussi.






Je suis arrivée en région parisienne il y a 6 ans. Parait que Red Bull donne des AAAAiiiiiiiilles !, ben l'amour aussi.


Y'a 6 ans, je rejoingnais Monsieur Ours. Le temps d'un stage pour moi. On s'est dit qu'on quitterait Paris lorsque j'aurais trouvé un boulot après mon stage.


Finallement j'ai eu un CDD qui était super interessant (enfin sur le papier, parce qu'en vrai, ça s'est plutôt mal passé... ). Sur le coup, on a pensé qu'un CDD ne nous engageait pas trop longtemps, on partirait après.


Sauf qu'après, ben y'a eu un CDI, puis une évolution de poste... Bref, l'étape région parisienne s'est prolongée.


Nous qui ne voulions pas avoir d'enfant ici, on s'est finallement dit que on pourrait... mais on rentrerait chez nous avant sa scolarité. Si tu suis, sa scolarité c'est très bientôt.




Cet autre projet évoqué plus haut, c'est de quitter la région parisienne. Enfin, ça c'était au début, parce que maintenant, 6 ans après mon arrivée, ce que je veux c'est rentrer chez moi. Vers mes proches, ma famille, mes amis.


Projet que j'ai voulu lier à ma prochaine grossesse.


Pourquoi lier ces 2 étapes ? Parce que je suis en CDI ce qui m'assure donc un congé mat' rémunéré et protègé. Si je change de boulot maintenant, j'ai envie de pouvoir m'y investir pleinement. Et mon désir de numérobis pourrait prendre le pas sur ma vis professionnelle.


Et puis aussi parce que je pourrais profiter d'un congé parental pour déménager.


  Ce qui risque de changer ?
Je l'ai évoqué ici
C'est que si je ne me bouge pas un peu plus au boulot (j'ai quand même pas l'impression de me tourner les pouces non plus, hein), je risque de ne plus être du tout en CDI...


Le point positif, c'est qu'il pourrait être envisagé de rentrer plus vite dans notre contrée natale. Bon, pas du tout aussi serreinement que je pourrais l'espèrer. Mais en tentant de positiver, ça pourrait être une compensation.


Le point négatif, c'est que dans ces conditions, est il envisageable d'agrandir la famille ?


Si les astres / Cigognes / Dieux (oui avec un x, je ne suis pas sûre de votre existence, mais sait on jamais...) m'entendent : tardez pas trop à me confier une vie dans mon ventre, parce qu'après ça va être plus compliqué...
Si la Française des Jeux passe par là, je veux bien les numéros gagnants (et dans ce cas, promis, je me mets à jouer).


Mais sinon, je vais être plus terre à terre et retourner vaillament bosser demain.

dimanche 6 mai 2012

Le tavail, c'est la santé. Et les sous.

J'ai un boulot qui me plait.


Enfin, sur le papier, il me plait.
La façon dont je travaille aussi me plait. Et les interlocuteurs avec lesquels je travaille apprécient aussi ma façon de faire et reconnaissent mes qualités et mes compétences.


Bref, je suis assez épanouie au boulot !






Enfin ça, c'était jusqu'à jeudi soir.


Mon boulot, vu par ma société était satisfaisant.


Désormais, il est insuffisant, insatisfaisant. On ne me reproche pas la qualité, mais la rentabilité.
Ce maitre mot qui guide beaucoup de choix dans le dégraissage des effectifs.


J'ai conscience de ne pas être aussi rentable financièrement que certains de mes collègues.
Par contre, je suis l'une des rares à faire passer la qualité et le sérieux avant tout.


J'ai abordé mon travail en y mettant beaucoup de moi. En me mettant à la place de mon interlocuteur et en essayant de répondre au mieux aux questions, aux besoins.


Il semblerait que j'ai une échéance de 3 mois.
3 mois pendants lesquels je vais devoir mettre de côtés certaines valeurs pour penser en prioité à la rentabilité.


Sans quoi je risque de perdre ma place.


Il y a peu, j'aurais certainement tourné les talons à ma société, refusant de m'assoir sur mes principes et préfèrant exercer mon travail en adéquation avec ma vision des choses.


Aujourd'hui, j'ai un Lutin. Un logement aussi. Des frais fixes quoi.
Et puis il n'y a pas tant de postes que ça, on ne m'attend pas à bras ouverts ailleurs.


Ce soir je suis stressée. Je ne veux pas risquer de perdre mon job. Mais je ne sais pas si je pourrai faire ce qu'on attend aujourd'hui de moi.

mardi 1 mai 2012

J'ai testé La serre aux papillons

En ce premier mai, Monsieur Ours et moi n'avons pas bossé et on a passé la journée tous les 3 avec le Lutin.


On a donc voulu faire une activité sympa, passer un bon moment en famille.
Et du coup on a choisi d'aller à la serre aux papillons pas loin de chez nous.
Il fait beau, on fait une activité enfermée. Normal.
C'est pas comme si on avait de la pluie non-stop depuis 3 semaines.


Bref, après avoir vérifié que c'était bien ouvert, on s'y est rendu.


Déjà, un peu déçue : La Serre aux Papillons se trouve au sein d'une jardinerie. Je sais pas, mais j'ai plus eu l'impression d'aller faire des courses qu'une activité sympa.


Bref, on y va en passant par l'animalerie : ni les poussins, ni les oiseaux ou les poissons ne retiendront l'attention du Lutin. Bon, ben allons directement voir les papillons !


On s'affranchit du droit d'entrée (7€ par adulte, gratuit pour les moins de 3 ans, 5€ pour les enfants).






Au guichet on nous prévient qu'il fait 30°C dans la serre. Chaud. Surtout que, malgré le retour du soleil, les températures extérieures ne sont pas estivales et on est un peu couvert.


Pas grave, 30°C, ça doit pas être si chaud.


On rentre.


Ha ben si, 30°C, c'est chaud. C'est même étouffant. Il fait chaud et humide. On est dans une serre je rappelle.


On avance un peu : énormement de plantes, beaucoup d'orchidées et pas mal de monde aussi. Mais on n'est pas les uns sur les autres, ça va.
Et puis je les remarque. Les papillons.


Il y en a des énormes ! ils sont beaux. Je m'attendais à en voir plus, mais visiblement, pour Le Lutin, c'est déjà amplement suffisant.


Mon bonhomme est courageux, mais pas téméraire.
Les papillons lui font... peur. Oui, oui, oui. Pratique quand t'es là. Il n'y a que ça.


On essaie quand même de l'interesser pour que nous, nous puissions en profiter (7€ je rappelle. Par personne). Surtout que la température est devenue supportable grace à la diffusion de brume.


Alors il trouve son bonheur auprès des poissons, puis d'une fourmie (paix à son âme).


Mais ça ne dure qu'un temps. On a pu voir quand même des jolis spécimens, l'espace où sont entreposées les chrysalides.


Petit bilan de cette sortie :
- peut être un peu chère
- il y fait effectivement très chaud, pensez à ne pas y aller trop vêtus, et préfèrez un jour où le ciel est couvert (le soleil tapera moins et chauffera moins la serre).
- c'est l'occasion de voir de très beaux papillons, pas forcément d'en apprendre plus (à moins que nous n'ayons pas repèré les visites guidées)
- Si vous n'êtes pas accompagnés d'un Lutin ayant peur des papillons, y'a moyen de passer un bon moment !




 2012-05-01-16.14.30_Hagrid_Peri.jpg