samedi 24 mars 2012

Mon allaitement, mon expérience : J3

allaitement  
 
La nuit a été longue, mon Lutin a beaucoup pleuré.
 
J'ai essayé de le mettre souvent au sein, mais là c'est de plus en plus douloureux.
 
Je suis fatiguée Le Lutin aussi. Il a une haleine qui sent un peu, ce qui est surprenant pour un bébé.
 
J'ai qu'une hâte, c'est que monsieur Ours arrive. Mais lui aussi est fatigué, il n'arrivera que vers 9h (depuis qu'il est 5h je suis debout à essayer d'apaiser mon bébé, donc 9h du mat' ça me parait trèèèèès loin !)
 
En plus d'être fatiguée, je me sens triste, seule, je doute de moi, de mes capacités à être une bonne maman. Y'a qu'à voir comment le Lutin pleure... du coup moi aussi je pleure. Ca doit être ça qu'on appelle le babyblues...
 
J'étais installée dans le fauteuil à donner encore le sein, lorsqu'une puéricultrice que je n'avais encore jamais vu frappe à la porte (c'est la seule qui l'a fait jusqu'à présent). Elle vient pour m'accompagner au bain du Lutin, mais en me voyant allaiter, elle me dit que c'est pas à la minute, ça peut attendre.
 
Elle me regarde un instant et doucement me dit : "Si je peux me permettre, essayer de caler vos bras sur les accoudoirs pour que votre bébé soit plus à la hauteur de votre poitrine".
 
"Si je peux me permettre"... Sa douceur dans la voix, son regard. Je fond en larme. Elle s'approche et s'excuse, elle ne voulait pas me blesser, encore moins me faire pleurer. C'est pas ça. Au contraire, on me prête attention. On me conseille sans m'aboyer dessus ou m'empoigner ma poitrine.
 
Elle semble comprendre. Elle me propose qu'on discute ensemble lors du bain et de venir après pour m'aider à trouver des positions.
 
Monsieur Ours arrive (enfin), je lui raconte, peut être enfin quelqu'un d'humain dans cette clinique.
On va au bain. A la nurserie, il ne reste qu'une maman, du coup l'auxiliaire, Isabelle, est vers nous et on échange beaucoup. Je vide mon sac sur tout ce qui ne m'a pas plus, sur ce qui me pèse. Ca tourne essentiellement autour de l'allaitement.
 
Elle prend le temps de nous écouter.
Elle va venir avec nous dans la chambre pour nous montrer plusieurs positions et comment aider le Lutin à bien mettre le sein dans sa bouche pour qu'il tête efficacement.
Elle l'a pesé et trouve qu'en effet il à perdu un peu plus de poids que la plupart des bébés allaités (donc beaucoup plus qu'un bébé au biberon).
 
Assise bien calée contre un dossier, un coussin d'allaitement sur mes jambes repliées en tailleur, je me sens plus à l'aise. Isabelle me donne une astuce pour que le Lutin ouvre grand la bouche : je le porte contre moi, estomac contre estomac, sa tête alignée dans le prolongement de sa colonne vertébrale, bien au niveau de mon sein. Je lui chatouille le dessus de sa lèvre supérieure (entre sa lèvre et son nez) avec mon téton de façon à lui faire ouvrir la bouche en grand et dès la bouche ouvert, je "glisse" le mamelon de façon à ce que sa lèvre inférieure recouvre la partie foncée de mon mamelon et forme un ourlet, ou une gouttière. Si la lèvre inférieure est bien positionnée, la langue peut exercer une succion efficace pour téter.
 
Ce n'est pas évident au début, mais la technique rentre petit à petit.
 
J'ai toujours très mal avec des crevasses, mais Isabelle me conseille de laisser sortir un goutte de lait après la tétée et de bien l'appliquer sur les crevasses : les anticorps contenus dans cette goutte aideront à la cicatrisation.
 
Au cours de cette journée, j'appellerai Isabelle à chaque tétées. accompagnée de ses conseils, j'ai l'impression que ça va mieux, même si Le Lutin pleure encore beaucoup.
 
Je suis plus confiante. Je suis accompagnée. Ca va le faire !
 
     

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