vendredi 30 mars 2012

Mon allaitement, mon expérience : J4

allaitement
La nuit a été compliquée. Le Lutin a beaucoup pleuré et malgré les mises au sein régulières, il semble affamé.

J'ai de plus en plus mal aux crevasses, je n'arrive même plus à proposer le sein droit tellement il me fait souffrir... d'ailleurs il est en sang.

La technique de la goutte de lait ne suffit pas. Ni le Lansinoh.

J'en peux plus.

Je vais arrêter, c'est trop dur.

L'infirmière de nuit m'apporte des médicaments : l'un pour le fer, l'autre "pour" la montée de lait.
Ha, Isabelle a du faire part de mes difficultés, du coup j'ai le droit à un coup de pouce !

Je prends mes médicaments. A peine avalés, l'infirmière de jour passe prendre ma tension et voit les capsules des médicaments que je viens de prendre.

Temps mort.

"Mais vous ne souhaitez plus allaiter ?"
Re-temps mort:
"Ben... là comme ça je sais  pas trop... mais si. Enfin je crois..."
Ah.
Comment-ça "ha"?
Elle m'explique que le nouveau comprimé que je viens de prendre "pour" la montée de lait est en fait contre.
OK.

Erreur de langage : en me disant "pour" c'était en fait "pour éviter la montée de lait"
Je galère depuis le début, et on me donne un médicament CONTRE la montée de lait ? Nan mais là c'est trop !

Cette infirmière me rassure. On va bien sur arrêter de prendre ce cachet, et elle m'explique que l'allaitement sera un pu plus long à mettre en place, mais j'y arriverai. Elle a déjà vu des mamans qui au début ne souhaitant pas allaiter ont pris ce médicament mais qui sont revenues sur leur décision. Elle ont pu sans soucis nourrir leur bébés...

Mais moi depuis le début, je veux l'allaiter !!! comment a t'on pu se tromper ?

Je suis à 2 doigts de la crise de nerf je crois...

Monsieur Ours arrive.
ENFIN, j'ai envie de dire... C'est égoïste je sais, il a besoin de se reposer aussi. Mais putain je n'en peux plus !!! J'ai marché toute la nuit pour essayer d'apaiser mon bébé, je supporte plus le tee-shirt sur ma poitrine tellement j'ai mal, je me sens mauvaise mère de ne pas arriver à nourrir mon bébé... Et le coup de massue du comprimé.

On va jamais y arriver, c'est pas possible.
L'univers (ouais, rien que ça) se ligue contre nous.

Isabelle vient nous chercher pour donner le bain au Lutin.
A nous voir elle comprends qu'il y a un truc qui cloche. On lui explique.
Elle nous confirme ce qu'a dit l'infirmière de jour : ça n'empêchera pas l'allaitement.

Je suis contente qu'elle soit encore là aujourd'hui, J'ai l'impression que c'est la seule personne ici qui nous soutient.

On pèse Le Lutin. Son poids est encore plus bas qu'hier... ça devient pas bon.
Il y a en effet un soucis avec l'allaitement qui ne suffit clairement pas à bien nourrir mon bébé.

Isabelle est toujours aussi diplomate, et toujours encline à nous aider dans l'allaitement :
- Peut être que le frein de langue l'empêche de bien téter, il faudra que le pédiatre le coupe.
- Mon fils est faible, a perdu trop de poids : on va le complémenter.

Isabelle nous explique comment procéder : à chaque tété, je donne le sein au Lutin, puis son papa prend le relais en lui donnant un complément pendant que moi je tire mon lait.
Pour le complément on peut soit lui donner un soluté de réhydratation, soit du lait maternisé. Etant donné l'état de mon Lutin, Isabelle nous conseille plutôt le lait maternisé, le SRO permettrait de le réhydrater, mais pas de lui apporter suffisamment d'énergie.

OK, on tente comme ça : sein, lait artificiel en nourette, tire-lait.

A la tétée suivante, le Lutin reste 15 min au sein. Il s'endort très souvent malgré nos stimulations. Monsieur Ours prend le relais : on a la nourette (le petit biberon tout prêt qu'on trouve qu'en maternité). Isabelle nous conseille de ne pas lui donner avec la tétine (ça serait trop "facile" pour mon bébé de boire comme ça et du coup il risquerait de ne plus vouloir faire l'effort de téter), alors on le fait avec une seringue.
Pendant ce temps je suis branchée à mon tire lait double pompe (c'est à dire que mes 2 seins sont stimulés en même temps).

Lutin faut que je t'aime tu sais, parce que là je ressemble bien à une vache : branchée à ma machine, le regard vide tellement je suis fatiguée. J'ai mis un linge sur ma dignité

Bon, je pense que c'est mort pour l'allaitement : au bout de 20 min, rien, RIEN de RIEN BORDEL n'est sorti de mes seins !
J'en peux plus, ça me saoule, je pleure (encore. Ouais je sais je pisserai moins au lit).

Et puis Mon Lutin a bu 30ml à la pipette et il semble serein comme je ne crois pas l'avoir déjà vu !
Ok le message est clair, mon lait ne suffit pas, ne sort même pas de mes seins. La solution est simple, on passe au bib'. J'abandonne, là.

Mon Ours essaie de me rassurer, de me remonter le moral.
Isabelle arrive et m'explique que le but du tire lait dans mon cas, c'est de stimuler ma lactation, pas de sortir des litres de lait. C'est même normal de ne rien recueillir : avec le TL, la stimulation est mécanique alors qu'avec le bébé, il y a tout l'affect qui entre en jeu et qui fait que le lait sort plus facilement.
Elle reste longtemps vers nous, à discuter, à échanger.

Finalement elle me convainc : je vais continuer.

Mais je veux des bouts de seins. J'ai trop mal.
Isabelle n'est pas pour : ça risque d'altérer le ressenti du Lutin qui pourrait avoir plus de mal à bien positionner sa bouche.

Bon ben j'arrête alors. C'est pas possible sans bout de sein.

Isabelle m'en apporte finalement un (elle a bien compris que là il faut transgresser certaines façons de faire).

Ça se passe mieux : Lutin au sein, je l'ai entendu déglutir !!!! Youhou !!!
Et puis j'ai tiré 5ml (OK, je ne vais pas refaire les stocks du lactarium tout de suite, mais putain ! pour moi c'est une sacrée victoire !)

On est confiant (oui je sais, on l'a déjà été plusieurs fois ces derniers jours, mais aller quoi ! Faut être optimiste hein !)
Et puis Le Lutin semble mieux : en une journée, j'ai l'impression qu'il s'est un peu rempli.

mercredi 28 mars 2012

L'inscription à l'école (2/2)

Après m'être faite rappeler à l'ordre, je me suis dit qu'il fallait bien y aller tout de même...
 
Et puis bon, je suis une grande fille, je vais pas me laisser impressionner.
 

Armée de mon sac à main, m'étant assurée 15 fois que j'avais bien le livret de famille, le justif' de domicile et le carnet de santé, j'ai franchi les porte de la mairie.
 
"Les inscriptions à l'école ? Non Madame, c'est pas ici, c'est à l'annexe. Il faut lire les panneaux".
 
Je pense reconnaitre la voix de ma donneuse de leçon.
 
Alors, hop, je lis les panneaux... qui sont par-terre pour cause de travaux sur la voierie.
Haha, c'te bonne blague. Limite j'ai envie de retourner voir Madame je-sais-tout et de lui demander comment me rendre au service scolarité dont les locaux sont indiqués en direction du ciel (trop high tech la ville, ils ont déjà investi l'espace en y installant des locaux !).
 
Finallement je ne crois pas qu'un voyage dans l'espace soit d'actualité, alors je me dirige vers un bâtiment qui semble être le bon.
 
Et là, alors que je me fais petite craignant qu'on me refasse la leçon sur mon manque de civisme, rapport au fait que je n'ai pas fait la préinscription pour le Lutin il y a un an (suis un peu, j'en ai parlé !) on m'accueille avec le sourire !
 
La personne qui me reçoit est toute aimable, on reprend tout le dossier ensemble, elle m'explique les démarches qui vont suivre pour valider l'inscription en mai. Et surtout elle m'informe sur le fonctionnement des services : la cantine, le centre pour le péri-scolaire et pour les vacances...
 
Hé oui, l'entrée à l'école, ce n'est pas QUE l'école. C'est tout ce qui va avec.
Et chose surprenante, tout semble simple. Pas besoins de trouver une nounou pour le soir après l'école, le centre est là pour ça (matin, soir et vacances). Une seule carte à badger pour payer automatiquement cantine et centre.
La seule contrainte sera de penser à remettre des unités sur cette carte, mais il y a des bornes dans des endroits stratégiques de la ville (sauf dans l'école, va comprendre. Mais c'est le seul bémol).
 
Je ressorts de là avec le sentiment du devoir accompli (oui, ce n'est qu'une inscription, qu'il faudra confirmer en plus, mais j'apprécie de ne plus avoir à me préoccuper de ça).
 
Prochaine étape, la rencontre avec la directrice de la l'école.
(On a essayé de la rencontrer dimanche, mais Le Lutin a eu beau regarder entre les petites fleurs dessinées sur la fenêtre, on ne l'a pas vu. Il était déçu, lui qui voulait rentrer dans l'école...)
 
Et vous alors ? Inscrits ou pas encore ?

Entrer à l école

samedi 24 mars 2012

L'inscription à l'école (1/2)

Le Lutin est né en 2009, en août pour être précis et même le 13 pour être encore plus précis.
 
Le mois et la date ne changent rien : Mon Lutin né en 2009 sera scolarisé à la rentrée 2012. C'est à dire la prochaine rentrée. Hormis le coup de vieux que ça donne, c'est aussi de nouvelles inquiétudes.

 
J'ai l'impression qu'on vient à peine de trouver notre rythme de croisière avec la crèche (celui qui pense "il est temps" est prié de s'abstenir de tout commentaire, même si il n'a pas tort), alors envisager tout chambouler en septembre, ben... pfff... comment dire...? Ca me plait moyen.
 
Mais bon, on va franchir le cap haut la main et arriver à nous organiser Monsieur Ours et moi. Oui, juste nous 2. Parce que Le Lutin semble impatient d'y aller, lui, à l'école.
 
Cette future rentrée, on en parle entre voisines. Entre celles qui ont déjà fait la préinscription (c'est à dire depuis plus d'un an), celles qui ont fait l'inscription et celle qui te dit que bon, sa gamine elle l'a inscrite en Aout l'année de sa rentrée "Alors-t'es-large", je pense qu'il y a un juste milieu.
 
En fait je pense surtout à la discussion avec une de mes voisines qui me dit que bon, OK, c'est le public. Mais c'est la région parisienne. Et toutes les places sont comptées dans le coin. Il peut y avoir des cas où l'enfant ne peut être rattaché à l'école dont il dépend parce que ses parents insouciants et irresponsables ont trop tardé à l'inscrire (légende urbaine ou triste réalité, je ne sais pas).
 
Alors la semaine passée, je prends le temps de contacter la mairie (et je fais même mieux je contacte directement le bon service ! Qui a dit que l'administration était compliquée), afin de m'informer sur les justificatifs et documents à fournir pour l'inscription.
 
- "Bonjour, je voudrais inscrire mon fils à l'école maternelle, qu'est ce que je dois présenter comme documents ?
- Pour la préinscription ?
- Heu... ben je sais pas si je dois le préinscrire ou pas...
- C'est pour la rentrée 2013 ?
Je souris de son erreur, et la corrige :
-" Pour la rentrée 2012 oui.
- QUOI ?!? 2012 ?!? Mais il est né quand votre enfant ?
- Ben en 2009...
- Mais il aurait fallu le préinscrire il y a 1 an !!! Et puis là les inscriptions sont bientôt terminées.
- Je ne savais pas qu'il fallait l'inscrire si tôt et encore moins le préinscrire. Si j'avais emménagé cet été je n'aurais fait les démarches qu'en Août.
- Mais madame c'est irrespectueux ce genre de comportement, vous manquez totalement de sens civique. Les préinscriptions sont importantes pour estimer les ouvertures ou fermeture des classes."
 
Donc voilà comment je me suis faite recevoir par téléphone.
 
Après m'avoir passée la soufflante (l'impression d'être une gamine écervelée), j'ai quand même su quoi apporter pour l'inscription (livret de famille, carnet de santé de l'enfant et justificatif de domicile).
 
Mais j'avais encore moins envie d'y aller...


Entrer à l école

Jardinier en culotte courte




Avec le printemps on a vu s'ouvrir les fleurs.  
 
Moins que l'année passée, une partie n'avait pas appréciée le retour des jours très froids alors qu'elles avaient commencé à pousser.
 
Mais là, les beaux jours semblent être de retour, la chaleur (tout est relatif) aussi.

 
Le Lutin qui a vu les jardiniers de la crèche s'affairer hier, a voulu mettre en pratique ce qu'il a observé : l'arrosage des fleurs.
 
A la crèche, les fleurs sont regroupées, donc c'est plus facile.
 
Chez nous, elles sont disséminées un peu partout dans le jardin (qui n'est pas très grand, je l'accorde). La tâche est donc plus ardue. Surtout que pour une fleur, un arrosoir :
 
jardinage
 
 
On a arrêté, la nuit tombait. Mais demain, on s'y remet parce qu'on a du pain sur la planche !
 
(Les 200L d'eau de pluie récupérés vont vite disparaitre je crois)

Mon allaitement, mon expérience : J3

allaitement  
 
La nuit a été longue, mon Lutin a beaucoup pleuré.
 
J'ai essayé de le mettre souvent au sein, mais là c'est de plus en plus douloureux.
 
Je suis fatiguée Le Lutin aussi. Il a une haleine qui sent un peu, ce qui est surprenant pour un bébé.
 
J'ai qu'une hâte, c'est que monsieur Ours arrive. Mais lui aussi est fatigué, il n'arrivera que vers 9h (depuis qu'il est 5h je suis debout à essayer d'apaiser mon bébé, donc 9h du mat' ça me parait trèèèèès loin !)
 
En plus d'être fatiguée, je me sens triste, seule, je doute de moi, de mes capacités à être une bonne maman. Y'a qu'à voir comment le Lutin pleure... du coup moi aussi je pleure. Ca doit être ça qu'on appelle le babyblues...
 
J'étais installée dans le fauteuil à donner encore le sein, lorsqu'une puéricultrice que je n'avais encore jamais vu frappe à la porte (c'est la seule qui l'a fait jusqu'à présent). Elle vient pour m'accompagner au bain du Lutin, mais en me voyant allaiter, elle me dit que c'est pas à la minute, ça peut attendre.
 
Elle me regarde un instant et doucement me dit : "Si je peux me permettre, essayer de caler vos bras sur les accoudoirs pour que votre bébé soit plus à la hauteur de votre poitrine".
 
"Si je peux me permettre"... Sa douceur dans la voix, son regard. Je fond en larme. Elle s'approche et s'excuse, elle ne voulait pas me blesser, encore moins me faire pleurer. C'est pas ça. Au contraire, on me prête attention. On me conseille sans m'aboyer dessus ou m'empoigner ma poitrine.
 
Elle semble comprendre. Elle me propose qu'on discute ensemble lors du bain et de venir après pour m'aider à trouver des positions.
 
Monsieur Ours arrive (enfin), je lui raconte, peut être enfin quelqu'un d'humain dans cette clinique.
On va au bain. A la nurserie, il ne reste qu'une maman, du coup l'auxiliaire, Isabelle, est vers nous et on échange beaucoup. Je vide mon sac sur tout ce qui ne m'a pas plus, sur ce qui me pèse. Ca tourne essentiellement autour de l'allaitement.
 
Elle prend le temps de nous écouter.
Elle va venir avec nous dans la chambre pour nous montrer plusieurs positions et comment aider le Lutin à bien mettre le sein dans sa bouche pour qu'il tête efficacement.
Elle l'a pesé et trouve qu'en effet il à perdu un peu plus de poids que la plupart des bébés allaités (donc beaucoup plus qu'un bébé au biberon).
 
Assise bien calée contre un dossier, un coussin d'allaitement sur mes jambes repliées en tailleur, je me sens plus à l'aise. Isabelle me donne une astuce pour que le Lutin ouvre grand la bouche : je le porte contre moi, estomac contre estomac, sa tête alignée dans le prolongement de sa colonne vertébrale, bien au niveau de mon sein. Je lui chatouille le dessus de sa lèvre supérieure (entre sa lèvre et son nez) avec mon téton de façon à lui faire ouvrir la bouche en grand et dès la bouche ouvert, je "glisse" le mamelon de façon à ce que sa lèvre inférieure recouvre la partie foncée de mon mamelon et forme un ourlet, ou une gouttière. Si la lèvre inférieure est bien positionnée, la langue peut exercer une succion efficace pour téter.
 
Ce n'est pas évident au début, mais la technique rentre petit à petit.
 
J'ai toujours très mal avec des crevasses, mais Isabelle me conseille de laisser sortir un goutte de lait après la tétée et de bien l'appliquer sur les crevasses : les anticorps contenus dans cette goutte aideront à la cicatrisation.
 
Au cours de cette journée, j'appellerai Isabelle à chaque tétées. accompagnée de ses conseils, j'ai l'impression que ça va mieux, même si Le Lutin pleure encore beaucoup.
 
Je suis plus confiante. Je suis accompagnée. Ca va le faire !
 
     

samedi 17 mars 2012

Mon allaitement, mon expérience : J2

allaitement 
 
Puis le jour est arrivé, annoncé par la valse des infirmière venues prendre tantôt ma tension, tantôt ma température...
 
Monsieur Ours nous a rejoint tôt, impatient qu'il était de retrouver sa petite famille.
 
Une auxiliaire bourrue vient nous demander de la suivre pour donner son premier bain au Lutin. Monsieur Ours s'y rend seul, je ne peux toujours pas me lever et une infirmière va venir m'aider pour ma toilette.
 
Je ne suis pas encore très vaillante physiquement, mais j'ai l'esprit bien plus clair que la veille et mes pensées sont focalisées sur l'allaitement : je n'ai pas trop de souvenir d'hier, et je pense (enfin je suis sûre même) ne pas avoir appliqué les conseils glanés dans les livres, les sites et la bouches des amies pour mettre toutes les chances de mon côté.
 
L'infirmière qui vient pour mes soins est adorable et je lui demande conseil. Elle me propose de demander à une auxiliaire de venir car elle n'est pas compétente. Quand elle sort de la chambre, je vois rentrer mon Ours avec notre Lutin. Le bain ne s'est pas très bien passé selon Mon cher et tendre, l'auxiliaire, dépourvue de douceur a fait pleurer le Lutin tout du long.
 
Nous attendons la personne qui m'aidera pour l'allaitement pendant plus d'une heure. Le Lutin s'est endormi. Finalement la porte s'ouvre et la bourrue entre. Elle vient pour la mise au sein. Peut importe que mon bébé dorme, elle me demande de le réveiller parce que bon, elle n'a pas que ça à faire et que si c'est pas maintenant, ça ne sera pas avant 2h.
 
De toute façon, ça voix forte a suffit à tirer des cris au Lutin.
 
Elle me le met dans les bras et me dit : "ben aller on va commencer par le mettre sur le sein droit".
Elle m'empoigne ma poitrine sans ménagement d'une main, et de l'autre elle plaque la tête du Lutin qui n'ouvre pas la bouche et semble se débattre...
 
Je ne suis pas d'accord, j'ai l'impression qu'on violente mon fils. Elle me dit que ça lui permet de trouver plus facilement le sein... Je suis perdue, j'en ai les larmes aux yeux. Et puis d'entendre le Lutin hurler m'est insupportable. Finalement, cette brute décrète que mon bébé est trop énervé et qu'on n'arrivera à rien. Il faut que je le calme et on verra après.
 "Mais pauv' conne, si il est trop énervé c'est parce que tu l'as malmené !!!!". C'est ce que j'ai envie de lui hurler, mais je n'y arrive pas et puis là, je veux juste qu'elle parte. Loin. Elle a fait pleurer mon bébé au bain, elle recommence là, je ne veux plus la voir.
 
L'ours et moi sommes au bord des larmes tellement on a été choqué. On câline notre petit homme, on essaie de le rassurer.
 
Finalement, je le mets au sein toute seule tant bien que mal, ne sachant toujours pas si il tête bien, ni si il est bien positionné.
 
Le Lutin est toujours au sein et la même auxiliaire revient, avec la pédiatre cette fois. Elle me demande de tout arrêter, qu'il faut faire la visite.
Je lui explique aussi calmement que je peux que je viens tout juste de mettre mon bébé au sein et que je préfèrerais qu'elle revienne plus tard. Mais la brute s'approche de moi et à ce moment, Lutin lâche mon sein. Donc elle en profite pour le prendre de mes bras et l'emmener sur la table à langer. Mes larmes montent une nouvelle fois et une nouvelle fois je n'ose rien dire.
 
La pédiatre constate que le frein de langue de mon bébé est trop développé et que ça peut l'empêcher de bien tèter. Elle en parlera à un autre pédiatre pour voir si il faudra couper ce frein de langue.
Il fait très chaud aussi et cette pédiatre veut que je donne un peu de soluté de réhydratation au Lutin car elle veut éviter la déshydratation. Ok, mais je veux l'allaiter, et peut être qu'il faudrait d'abord m'aider. Mais une vrai aide pour l'allaiter plutôt que de lui donner ça... La pédiatre n'écoute à peine et me fera tout de même apporter le SRO.
 
Ne sachant trop quoi faire, craignant désormais que le Lutin tête mal en raison de son frein de langue, on lui donne un peu de ce liquide tout en essayant de lui présenter le sein régulièrement.
J'ai l'impression qu'il tête et qu'il avale.
 
Mais je commence à avoir déjà mal aux seins... La position ne doit pas être bonne, mais je n'ai plus envie de demander conseil à qui que ce soit... ma belle sœur vient demain, elle saura m'aider.
 
La deuxième nuit arrive. Mon bébé n'ira pas en nurserie, je veux rester vers lui, être sure que lui va bien.
Mon ours part vers 1h du matin.
 
Je me sens mal dans cette clinique. Je ne me sens pas en confiance (enfin en ce qui concerne l'allaitement).
 
Vivement demain matin que Monsieur Ours revienne.
 
 
 
 
 
 

lundi 12 mars 2012

Budget coiffeur : incomprésible !

Je ne saurais plus dire depuis quand je fais des essais plus ou moins réussis me teins les cheveux.
 
J'ai commencé chez moi, sans technique, juste j'essayais de recouvrir harmonieusement toute la chevelure (comprendre que pour que toute la chevelure soit recouverte, je débordais sur le cou, le front, les oreilles...)
 

Les résultats étaient hasardeux, parfois réussis et parfois... moins.
 
Et puis j'ai gagné ma vie, donc j'ai alloué un budget coiffeur : l'occasion de me chouchouter et d'avoir des couleurs plus... enfin mieux quoi.
 
Le problème avec les couleurs, c'est l'effet racine qui revient très, trop rapidement.
 
Alors malgré ma carte de fidélité et toute la sympathie que j'ai pour ma coloriste et ma coiffeuse, j'ai voulu tenter de retrouver ma couleur naturelle (c'est à dire pas rouge, pas blond, pas auburn, toujours pas rouge) afin de ne pas courir refaire mes racines toutes les 4 semaines.
 
Après quelques essais pour (re)connaitre le ton de mon brun (oui parce que figure toi que quand tu joues avec la pigmentation de tes cheveux depuis... pfiou au moins... enfin longtemps quoi, tu ne sais plus à quoi tu ressembles), me voilà avec une couleur qui semble raccord avec mes racines !
 
Libre !!! je suis libre de ne plus aller aussi souvent voir ma coloriste (ma coiffeuse je la vois encore).
 
Enfin, je croyais l'être.
 
Il s'est écoulé 3 mois depuis ma dernière coloration. Mes cheveux ont donc bien poussé. De 4,5cm précisément.
Comment je le sais ?
Et bien j'ai mesuré.
Mon repère ? La partie blanche de certains de mes cheveux.
 
J'ai retrouvé ma couleur naturelle pour mes cheveux encore pigmentés... le problèmes c'est que certains (trop à mon goût) ne le sont plus, pigmentés.
 
Si ces blancs étaient disséminés, je pourrais vivre avec (note le conditionnel). Mais là ils sont regroupés, et donc beaucoup plus visibles.
 
Alors non, pour le moment je ne me sens pas d'assumer mes cheveux blancs.
Alors oui, je vais continuer de remplir ma carte de fidélité.
 
J'espère que ma coloriste ne m'en voudra pas de ma si longue absence.

samedi 10 mars 2012

Mon allaitement, mon expérience : Le grand jour

allaitement 

Nous y voilà, le jour de notre rencontre est arrivé.

Le lutin est né par césarienne nous avons été séparés 10 min après sa naissance. Quand j'ai pu les rejoindre, Lui et Monsieur Ours (3h après la naissance), je vomissais trippes et boyaux dès que j'essayais de me redresser. Ce qui n'est pas très pratique pour allaiter, il faut bien l'avouer.

La première mise au sein est arrivée. 4h après sa naissance. Au moins.

Ca reste très flou dans ma tête. Je me souviens que nous avons appelé pour qu'on nous aide pour cette première mise au sein. Mais je ne sais plus comment celà s'est passé.
Je ne sais plus si il y a eu d'autres tétés le reste de la journée.

La suivante qui me revient était la nuit. Comme je me sentais nauséeuse et encore dans les vap', Monsieur Ours et moi avont décidé de laisser Le Lutin à la nurserie : je craignais de ne pas me réveiller si il pleurait.

Une auxilliaire me l'a amené dans son berceau vers 4h, en me disant qu'il n'avait pas pleuré de la nuit mais qu'il serait bien de l'allaiter. Puis elle est partie, me laissant dans mon lit, le berceau à un mètre et Le Lutin dedans... Avec ma césarienne fraiche de 12h, ça m'a semblé étrange, mais j'ai pensé que c'était normal, que je devais pouvoir me débrouiller seule. Alors en me contersionnant, j'ai réussi à rapprocher le berceau et prendre mon tout petit dans mes bras.

Je l'ai mis au sein, sans savoir si la position était la bonne ou pas, ni combien de temps il devait tèter... Au final, je l'ai garder un temps qui m'a semblé très long. Une infirmière est venue me proposer de me caler pour que je puisse m'allonger avec Le Lutin contre moi.

Ce petit être qui hier était en moi est maintenant lové contre moi. Je sens son petit corps se soulever à chaque respiration et ces mouvements me bercent. Je me suis rendormie.




lundi 5 mars 2012

Mon allaitement, mon expérience : J-1

allaitement

La veille de l'accouchement je savais que je voulais essayer d'allaiter, sans me mettre la pression, juste essayer. Si ça ne marchait pas, si je n'y arrivais pas, tant pis. Dans ma vision des choses, avoir un bébé c'était déjà tellement de questions, d'inquiétudes... que je n'allais pas me mettre la rate au cour bouillon pour l'allaitement.
 
Certes, c'est ce qu'il y a de mieux pour mon bébé blablabla. Mais bon, on a inventé les laits en poudre et je trouve ça pratique...
 
Je m'étais un peu renseignée, en feuilletant les livres, en me promenant sur les sites et surtout auprès d'une de mes belle-soeur, marraine chez Solidarilait.
 
J'étais vaguement au courant des positions, mais je ne m'étais pas entrainée avec un poupon.
 
J'avais entendu parlé des crevasse et avais donc investi dans une crème lansinoh. On m'avait déconseillé les bouts de seins car ça risquait de perturber les sensation de mon bébé.
 
J'avais les coussinets d'allaitement.
 
J'avais les soutiens-gorges top glamours, et des tee-shirts adaptés pour l'allaitement.
 
J'avais bon moral, le lendemain nous rencontrerions notre bébé, au chaud depuis 9 mois et 3 jours (si si, 3 jours de plus, ça compte !).

J'étais donc on ne peut plus préparée ! (ou pas) 
 
 
 
 
 
 
 

dimanche 4 mars 2012

Mon allaitement, mon expérience : avant même d'être enceinte

Monsieur Ours a abordé le sujet de l'allaitement.
Ca lui semblait une chose naturelle. Pas la seule option, juste la plus évidente.
 
Quand on évoquait les moments de partages entre un bébé et ses parents, jamais Monsieur Ours n'a pas craint que l'allaitement le prive des soit-disant seuls moments intéressants avec un bébé, à savoir : LE REPAS.
 
Non il n'a pas eu peur de ça.
 
Parce que pour lui le rôle du papa ne se limite pas à donner le biberon. Non. Un papa peut aussi bercer son bébé, lui donner le bain en transformant la salle de bain en piscine, le promener se pavaner devant les mamans admiratives , changer la couche. Même il proposait  l'option de tirer mon lait pour qu'il se lève la nuit et que je puisse dormir (je vous ai dit qu'il était parfait ? ).  
 
Alors pour lui l'allaitement ne l'empêcherait pas de créer des liens avec son bébé.
 
Lorsque Le Lutin s'est enfin logé dans mon ventre et qu'avoir un enfant devenait de plus en plus concret au fur et à mesure que mon ventre s'arrondissait et que mes seins s'alourdissaient, on en a reparlé.
 
Son point de vue était le même. Le mien plus flou, plus vague. Peut être finalement que mes seins pouvaient être autre chose que des attributs sensuels.
 
Et puis je sentais mon bébé bouger en moi, ses caresses de l'intérieur me donnaient parfois envie qu'il reste plus longtemps dans mon ventre. Alors j'ai pensé que l'allaiter me permettrait de prolonger ces moments de tendresse, de fusion.
 
Finallement, pourquoi pas au moins essayer ? Pour combien de temps je ne sais pas. Mais juste essayer. Sans se prendre la tête.
 
Alors quand le Lutin est né, j'ai voulu le mettre au sein.
 
(Pas tout de suite puisqu'il est né par césarienne, mais ça, c'est une autre histoire !)
 
Et mon allaitement a commencé.
 

samedi 3 mars 2012

Mon allaitement, mon expérience

  allaitement

 C'est peut être le plus naturel... mais pas le plus facile !

Je parle de l'allaitement.
Certe Lutin est né il y a 2 ans et demi maintenant (whouaaa pitain déjà ?!?), mais je me souviens de ces moments intenses, remplis de complicité, d'amour et de calins.

J'ai allaité Le Lutin jusqu'à ses 5 mois (les 2 derniers ayant été en mixte).

Ca n'a pas été évident au début, mais j'ai été accompagnée par Monsieur Ours qui m'a grandement aidée, soutenue.

Lorsque je parle de l'allaitement avec des amies, je me rends compte que plusieurs n'ont pas allaité ou ont arrêté très rapidement car épuisées, sans conseil et attirées par ce qu'il leur semblait plus facile : le lait artificiel.
Des mois ou des années après, Certaines ont un sentiment d'inachevé, d'être passées à côté de quelquechose. Qu'on leur a volé leur allaitement car mal conseillées.

J'avais envie de parler de mon expérience parce que plusieurs fois lorsque j'ai évoqué ma façon de faire ou mes solutions, je me suis entendue répondre :"ha mais si j'avais su...".

C'est sans prétention que je parle de ce sujet, je ne pense pas avoir fait "tout comme il faut", j'ai peut être commis des erreurs dans mes choix (sans doute même), mais j'ai fait ce qu'il me semblait le mieux sur le moment.

Je pense établir des billets étapes par étapes comme les souvenir me viennent (dont le premier jour de vie ce soir).

N'hésitez pas à apporter vos contributions, à me corriger.