lundi 27 février 2012

Terrible Two, Here we are !

2 ans, l'âge terrible. L'âge du "non", du "moi tout seul".
 
En toute humilité, on se disait avec Monsieur Ours qu'on gérait trop bien, parce que franchement, le Lutin c'est quand même un ange, il est trop cool. Parfois des petites colères, des petites oppositions tout au plus. Bref un amour.
 

On aurait du fermer notre gueule se taire. Parce que là, le terrible two, on le sent bien passer.
 
Certes, les vacances en famille n'ont pas aidé, mais quand même.
 
Dernier exemple en date et surtout en public : hier matin pour se rendre à la crèche.
 
Le matin, Monsieur Ours ou moi sommes soit pressés soit cool. Mais toujours en même temps.
Et en l'occurence hier, on était pressé tout les 2.
 
Monsieur Ours a réussi par un tour de passe passe dont il a le secret, à énerver le Lutin, faire mine de m'aider et tout laisser en plan pretextant que "oh putain mais il est tard faut vraiment que j'y aille je te laisse bisous je t'aime et bon courage".
 
 CLAC a fait la porte derrière lui. Enfin j'imagine parce qu'avec les hurlements du Lutin, j'entendais pas tout.
 
Bref, me voilà pas tout à fait habillée, moitié maquillée avec un troll hurleur dans le bain.
Le début de la crise a commencé d'ailleurs quand on a voulu sortir le Lutin. Une bagarre mouillée, un corps à corps savonneux ont donc suivi. (c'est le moment de la fuite du lache de monsieur Ours)
 
J'extirpe enfin le monstre de la baignoire. Mais rien n'est gagné, loin de là.
 
Après un rude combat d'1 quart d'heure (note que quand t'es en retard, 15 minutes, c'est juste EEEEENNNNOOORRMMMEEE), le monstre porte enfin un tee-shirt manche longue et un pantalon. Pas de chaussette (ni chaussure) , pas de manteau, pas de bonnet, pas de pull... et pas de couche (et il en a encore besoin).
 
J'arrive à rien de plus. Qu'à celà ne tienne : il n'a pas gelé cette nuit, donc j'estime que la fraiche tenue du monstre suffit.
 
J'attrape mon manteau (ben oui, moi je vais pas me peler les miches hein), mon sac, mas sacoche, les affaires du Lutin et le Lutin, toujours hurlant. Et je sors.
 
Bien sur une fois dehors, je me rend compte que j'ai oublié mes clefs de bagnole. Damned. Tant pis je pose tout par terre y compris le Lutin hurlant pieds nus. 5 secondes plus tard, je récupère tout et lève les yeux : 2 voisines à leur fenêtre, qui me lancent un "bon courage" plein de compassion. Merci chères voisines de ne pas me juger.
 
N'empêche que la voiture est garée loin et que des têtes aux fenêtres, j'en ai vu et des moins compatissantes. Même qu'une a osé secouer la tête. Dommage que mes yeux revolver n'étaient pas chargés, j'aurais tiré la première.
 
Les hurlements n'ont cessé qu'à la crèche. On a pris le temps de reprendre notre souffle de faire un gros calin.
 
Et tout peut reprendre plus sereinement : Lui sa journée à la crèche, moi... ben moi je peux annuler mon rdv, je n'y serai jamais à l'heure.

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