mardi 28 février 2012

La montagne, ça vous gagne.

Lundi 20 Février
 
80°C de fièvre le 1er jour des vacances.
 
Si si, c'est possible : 40 pour Monsieur Ours et 40 pour le Lutin.
 
Alors pour l'ouverture des pistes à 9h, on repassera. Mais pas aujourd'hui.
 
Aujourd'hui, c'est pharmacie ! Et je ne suis pas la seule à m'y rendre. Toute la station doit s'y être donné rendez-vous.
 
Après avoir attendu des heures et crains que tous ces gens devant moi ne dévalisent le stock, j'ai été rassurée et suis ressortie charger comme un mulet.
 
 
 
les malades
 
Les vacances commencent bien.
 

lundi 27 février 2012

Les voyages forment la jeunesse et le langage

Dimanche 19 février

Pour finir, Monsieur Ours s'est penché sur mon organisation des valises.
Il a peut être bien fait d'ailleurs.
Parce que pour profiter des vacances à la montagne, certes les M&M's c'est pas mal, mais les vêtements chauds et adaptés, c'est mieux.

Et aussi les chaines.

Ces putains de chaines qu'il faut mettre quand il neige et quand il y a 30 cm au sol (oui, sinon me direz vous on en aurait pas besoin )

Déjà, la difficulté commence par trouver la place pour pouvoir les mettre sans être en plein milieu de la route.

Ensuite, je sais pas, le fabricant  doit prendre un malin plaisir avant des les ranger dans la boite. Il doit y avoir une technique particuliaire pour que toutes ces chaines s'emmêlent de plus en plus au fur et à mesure que tu essaies de les déplier. C'est un casse tête digne de prof Layton et ses énigmes à 100 picarats.
J'aime bien ce genre de jeux, mais avachie dans mon fauteuil. J'y suis plus à l'aise pour résoudre les énigmes que dans le froid, la goutte au nez et mains gélées.

Et là, j'avoue que beaucoup de jolis mots sont sortis de ma bouche. C'est quand j'ai entendu le petite voix du Lutin répèter "pétain" que je me suis rendue compte que le hayon était resté ouvert et que 2 oreilles ne perdaient pas une miettes de mes belles paroles.


2 ans et demi à rectifier un "merde" en "mince", un "putain" en "flute"... et tous ces efforts anéantis par 30 cm de neige et un designer de chaines sadique.


Terrible Two, Here we are !

2 ans, l'âge terrible. L'âge du "non", du "moi tout seul".
 
En toute humilité, on se disait avec Monsieur Ours qu'on gérait trop bien, parce que franchement, le Lutin c'est quand même un ange, il est trop cool. Parfois des petites colères, des petites oppositions tout au plus. Bref un amour.
 

On aurait du fermer notre gueule se taire. Parce que là, le terrible two, on le sent bien passer.
 
Certes, les vacances en famille n'ont pas aidé, mais quand même.
 
Dernier exemple en date et surtout en public : hier matin pour se rendre à la crèche.
 
Le matin, Monsieur Ours ou moi sommes soit pressés soit cool. Mais toujours en même temps.
Et en l'occurence hier, on était pressé tout les 2.
 
Monsieur Ours a réussi par un tour de passe passe dont il a le secret, à énerver le Lutin, faire mine de m'aider et tout laisser en plan pretextant que "oh putain mais il est tard faut vraiment que j'y aille je te laisse bisous je t'aime et bon courage".
 
 CLAC a fait la porte derrière lui. Enfin j'imagine parce qu'avec les hurlements du Lutin, j'entendais pas tout.
 
Bref, me voilà pas tout à fait habillée, moitié maquillée avec un troll hurleur dans le bain.
Le début de la crise a commencé d'ailleurs quand on a voulu sortir le Lutin. Une bagarre mouillée, un corps à corps savonneux ont donc suivi. (c'est le moment de la fuite du lache de monsieur Ours)
 
J'extirpe enfin le monstre de la baignoire. Mais rien n'est gagné, loin de là.
 
Après un rude combat d'1 quart d'heure (note que quand t'es en retard, 15 minutes, c'est juste EEEEENNNNOOORRMMMEEE), le monstre porte enfin un tee-shirt manche longue et un pantalon. Pas de chaussette (ni chaussure) , pas de manteau, pas de bonnet, pas de pull... et pas de couche (et il en a encore besoin).
 
J'arrive à rien de plus. Qu'à celà ne tienne : il n'a pas gelé cette nuit, donc j'estime que la fraiche tenue du monstre suffit.
 
J'attrape mon manteau (ben oui, moi je vais pas me peler les miches hein), mon sac, mas sacoche, les affaires du Lutin et le Lutin, toujours hurlant. Et je sors.
 
Bien sur une fois dehors, je me rend compte que j'ai oublié mes clefs de bagnole. Damned. Tant pis je pose tout par terre y compris le Lutin hurlant pieds nus. 5 secondes plus tard, je récupère tout et lève les yeux : 2 voisines à leur fenêtre, qui me lancent un "bon courage" plein de compassion. Merci chères voisines de ne pas me juger.
 
N'empêche que la voiture est garée loin et que des têtes aux fenêtres, j'en ai vu et des moins compatissantes. Même qu'une a osé secouer la tête. Dommage que mes yeux revolver n'étaient pas chargés, j'aurais tiré la première.
 
Les hurlements n'ont cessé qu'à la crèche. On a pris le temps de reprendre notre souffle de faire un gros calin.
 
Et tout peut reprendre plus sereinement : Lui sa journée à la crèche, moi... ben moi je peux annuler mon rdv, je n'y serai jamais à l'heure.

Les voyages forment la jeunesse... et le langage !

Dimanche 19 février

Pour finir, Monsieur Ours s'est penché sur mon organisation des valises.
Il a peut être bien fait d'ailleurs.
Parce que pour profiter des vacances à la montagne, certes les M&M's c'est pas mal, mais les vêtements chauds et adaptés, c'est mieux.

Et aussi les chaines.

Ces putains de chaines qu'il faut mettre quand il neige et quand il y a 30 cm au sol (oui, sinon me direz vous on en aurait pas besoin )

Déjà, la difficulté commence par trouver la place pour pouvoir les mettre sans être en plein milieu de la route.

Ensuite, je sais pas, le fabricant  doit prendre un malin plaisir avant des les ranger dans la boite. Il doit y avoir une technique particuliaire pour que toutes ces chaines s'emmêlent de plus en plus au fur et à mesure que tu essaies de les déplier. C'est un casse tête digne de prof Layton et ses énigmes à 100 picarats.
J'aime bien ce genre de jeux, mais avachie dans mon fauteuil. J'y suis plus à l'aise pour résoudre les énigmes que dans le froid, la goutte au nez et mains gélées.

Et là, j'avoue que beaucoup de jolis mots sont sortis de ma bouche. C'est quand j'ai entendu le petite voix du Lutin répèter "pétain" que je me suis rendue compte que le hayon était resté ouvert et que 2 oreilles ne perdaient pas une miettes de mes belles paroles.


2 ans et demi à rectifier un "merde" en "mince", un "putain" en "flute"... et tous ces efforts anéantis par 30 cm de neige et un designer de chaines sadique.


mercredi 15 février 2012

Moi, c'est pareil

Ce début d'année a été marqué par un faux départ.

Faux départ d'une bulle d'amour qui s'est mal logée et qu'on m'a retirée en urgence alors que tout mon corps pleurait des larmes et du sang.

Bref, l'autre soir alors qu'il faisait -10°C je passe en voiture à côté d'un voisin. On n'a pas d'affinité particulière puisque c'est un abruti mais il caille. Alors je m'arrête, lui propose de le ramener et il monte dans ma citrouille.

Lui : "Ca va ?"
Moi : " mouais".
Lui : " oui j'ai appris pour toi"

Hou, lui qui aime avoir l'attention sur sa petite minable personne, serait il capable d'un peu de compassion ?

 Lui : "nous c'est pareil. On a un début d'année stressant"

Dans ma tête je me dis que merde, c'est dur, je l'apprécie pas plus que ça, mais bon. Que sa femme soit passée par le même stade que moi, ça m'attriste.

Pas longtemps ceci dit :

Lui de continuer : "on doit signer demain un compromis de vente pour une nouvelle maison, mais tu sais, tant que ce n'est pas signé, on n'est sur de rien alors on est stressé, on dort pas".

Heeuuuu ?!?!

Ai-je été déconnectée pendant un temps indéterminé qui expliquerait que j'ai perdu le fil de la conversation et qu'on en soit venu à parler de son projet immobilier ?

Non, c'est juste que mon connard de voisin veut qu'on parle de lui. Seulement de lui .

Parce que oui, c'est tout à fait pareil que moi. Entre ma grossesse qui ne pouvait pas continuer et qui a faillit me tuer et la signature de ta maison, c'est du pareil au même.

Je ne sais pas pourquoi je ne l'ai pas jeté en dehors de ma citrouille (enfin si, parce qu'on était arrivé). J'ai eu envie de l'accrocher à ses volets telles les pancartes "à vendre". J'ai surtout pleurer (encore une fois).

Très cher abruti de voisin, sache qu'il est possible que je ne te salue plus pendant un certain temps, que je ne te propose plus de te ramener (surtout si il fait -15°C), et surtout, surtout que je ne te proposerai pas mon aide pour ton déménagement.

Ne vous méprenez pas. Je peux comprendre que l'achat d'un bien immobilier puisse être stressant, que c'est des incertitudes, un énorme engagement. Dans son cas, il déménage avec sa famille pour avoir plus d'espace. C'est donc plutôt une chouette aventure, un beau projet qui se construit, qu'il construit avec sa famille.

Moi, ma petite bulle d'amour à explosée, explosant avec elle les projets, explosant notre cœur surtout.

Alors non, définitivement non, ce n'est pas pareil.

Moi, c'est pareil.

Ce début d'année a été marqué par un faux départ.

Faux départ d'une bulle d'amour qui s'est mal logée et qu'on m'a retirée en urgence alors que tout mon corps pleurait des larmes et du sang.

Bref, l'autre soir alors qu'il faisait -10°C je passe en voiture à côté d'un voisin. On n'a pas d'affinité particulière puisque c'est un abruti mais il caille. Alors je m'arrête, lui propose de le ramener et il monte dans ma citrouille.

Lui : "Ca va ?"
Moi : " mouais".
Lui : " oui j'ai appris pour toi"

Hou, lui qui aime avoir l'attention sur sa petite minable personne, serait il capable d'un peu de compassion ?

 Lui : "nous c'est pareil. On a un début d'année stressant"

Dans ma tête je me dis que merde, c'est dur, je l'apprécie pas plus que ça, mais bon. Que sa femme soit passée par le même stade que moi, ça m'attriste.

Pas longtemps ceci dit :

Lui de continuer : "on doit signer demain un compromis de vente pour une nouvelle maison, mais tu sais, tant que ce n'est pas signé, on n'est sur de rien alors on est stressé, on dort pas".

Heeuuuu ?!?!

Ai-je été déconnectée pendant un temps indéterminé qui expliquerait que j'ai perdu le fil de la conversation et qu'on en soit venu à parler de son projet immobilier ?

Non, c'est juste que mon connard de voisin veut qu'on parle de lui. Seulement de lui .

Parce que oui, c'est tout à fait pareil que moi. Entre ma grossesse qui ne pouvait pas continuer et qui a faillit me tuer et la signature de ta maison, c'est du pareil au même.

Je ne sais pas pourquoi je ne l'ai pas jeté en dehors de ma citrouille (enfin si, parce qu'on était arrivé). J'ai eu envie de l'accrocher à ses volets telles les pancartes "à vendre". J'ai surtout pleurer (encore une fois).

Très cher abruti de voisin, sache qu'il est possible que je ne te salue plus pendant un certain temps, que je ne te propose plus de te ramener (surtout si il fait -15°C), et surtout, surtout que je ne te proposerai pas mon aide pour ton déménagement.

Ne vous méprenez pas. Je peux comprendre que l'achat d'un bien immobilier puisse être stressant, que c'est des incertitudes, un énorme engagement. Dans son cas, il déménage avec sa famille pour avoir plus d'espace. C'est donc plutôt une chouette aventure, un beau projet qui se construit, qu'il construit avec sa famille.

Moi, ma petite bulle d'amour à explosée, explosant avec elle les projets, explosant notre cœur surtout.

Alors non, définitivement non, ce n'est pas pareil.